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Pour le compte de la 14e journée du championnat, l’UBB a étrillé le Racing 92 à Chaban-Delmas samedi soir (62-20).
15-13. C’était le score à la pause de ce UBB-Racing 92. 40 minutes plus tard ? 62-20 pour les champions d’Europe - qui ont totalement laminé les Franciliens dans le second acte - , portés par les entrées de leurs intenables coéquipiers Louis Bielle-Biarrey et Nicolas Depoortère ! Quelle démonstration. Une véritable humiliation.
Bordeaux-Bègles accroché dans le premier acte
Pourtant, rien ne laissait pressentir un cavalier seul de cette envergure en seconde période. Même si Penaud (7e) et Jalibert (29e) avaient, déjà, mis les Unionistes sur de bons rails dès l’entame de match, la révolte francilienne s’était matérialisée par le biais du puissant Hughes (36e) juste avant la mi-temps. Au retour des vestiaires, d’ailleurs, c’est même les Ciel et Blanc qui étaient venus refroidir les ardeurs girondines, en se montrant, à leur tour, extrêmement efficaces grâce à leur arrière James (43e).
Mais, il ne fallait pas titiller, voire même vexer, le champion d’Europe, qui plus est devant son public. (Très) mauvaise idée. Et le Racing en a payé les frais. Durement. 52e minute : tournant du match. Les internationaux du XV de France, Depoortère et Bielle-Biarrey, entrent en jeu - bien chaperonnés également par celle du Sud-Africain Du Preez, pour ses premières minutes sous le maillot girondin. Le reste n’a été qu’un détail pour les Bordelais, tout simplement en état de grâce jusqu’au coup de sifflet final.
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Le Racing, une seconde période en enfer
Cazeaux (55e), Penaud de nouveau (57e), Woki (61e), Depoortère par deux fois (64e, 69e), puis son compère Bielle-Biarrey, également auteur d’un doublé (73e, 78e), sont venus déposer les sept autres essais de leur équipe, alors intouchable. Le tout ponctué par un Jalibert des grands soirs, décisif sur la majorité des réalisations des siens avec 15 points au compteur.
En face ? Le néant. Un naufrage d’une rare violence. Un cinglant 47-0 encaissé par les hommes de Patrice Collazo en seconde période, plus qu’à l’agonie. Le Racing ne répondait plus, complètement impuissant, encaissant essai sur essai. Les Ciel et Blanc avaient (déjà) regagné les vestiaires, concassés par la frénésie adverse. Un match à deux visages donc, mais le score est lourd. Très lourd. Et symptomatique des «versions» de ces deux équipes cette saison.
L’UBB, championne d’Europe en titre, peine à enchaîner les prestations de très haute voltige à l’image de ce samedi soir, notamment en déplacement, et les Franciliens affichent de belles choses, notamment dans le jeu, mais semblent toujours aussi fragiles à l’extérieur. Le cauchemar francilien de Chaban-Delmas laissera des traces... En attendant, le Racing stagne à la dixième place du classement (33 points), tandis que l’UBB revient à hauteur du Stade Français Paris, quatrième (38 points), en trombe.


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