Tolkien et le syndrome Bilbo : « Je suis vieux, Gandalf. Je ne le parais pas, mais je commence à le sentir au plus profond de mon être. Bien conservé! Grogna-t-il. Mais je me sens tout maigre, détiré en quelque sorte, si vous voyez ce que je veux dire: Comme du beurre qu’on a gratté sur une trop grande tartine. Ça ne parait pas normal. J’ai besoin d’un changement, de quelque chose, quoi. » A la vérité on en est tous là : nous vivons trop, nous vieillissons trop, et nos vies s’étendent comme le règne de la quantité en perdant en qualité et en densité. En plus nous vieillissons sans enfants ou sans petits-enfants et cela se répand partout. C’est le pouvoir de l’anneau-Etat-science-machine : allonger une vie sans objet. Michel Serres : « l’espérance de vie qu’ils ont gagnée, ils la perdent à devenir cons (NDLR, en regardant la télé…). »
Tolkien et le syndrome Bilbo : « Je suis vieux, Gandalf. Je ne le parais pas, mais je commence à le sentir au plus profond de mon être. Bien conservé! Grogna-t-il. Mais je me sens tout maigre, détiré en quelque sorte, si vous voyez ce que je veux dire: Comme du beurre qu’on a gratté sur une trop grande tartine. Ça ne parait pas normal. J’ai besoin d’un changement, de quelque chose, quoi. »
Le seigneur des Anneaux, Livre I, chapitre 1.
Premier livre sur Tolkien, le second est différent).
Ici redécouvrir Carrel avec l’admirable Derzou Ouzala :
Tolkien et le syndrome Bilbo : « Je suis vieux, Gandalf. Je ne le parais pas, mais je commence à le sentir au plus profond de mon être. Bien conservé! Grogna-t-il. Mais je me sens tout maigre, détiré en quelque sorte, si vous voyez ce que je veux dire: Comme du beurre qu’on a gratté sur une trop grande tartine. Ça ne parait pas normal. J’ai besoin d’un changement, de quelque chose, quoi. » A la vérité on en est tous là : nous vivons trop, nous vieillissons trop, et nos vies s’étendent comme le règne de la quantité en perdant en qualité et en densité. En plus nous vieillissons sans enfants ou sans petits-enfants et cela se répand partout. C’est le pouvoir de l’anneau-Etat-science-machine : allonger une vie sans objet. Michel Serres : « l’espérance de vie qu’ils ont gagnée, ils la perdent à devenir cons (NDLR, en regardant la télé…). »