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Le Cybercab quitte enfin les présentations futuristes pour transporter de vrais passagers dans les rues d’Austin.
Depuis début septembre, le Cybercab de Tesla transporte ses premiers passagers dans certaines zones d’Austin, au Texas. La voiture électrique dorée, conçue uniquement pour la conduite autonome, ne possède ni volant ni pédales. Deux sièges, un grand écran central et des portes en élytre : bienvenue dans le taxi où le conducteur n’est même plus prévu au catalogue.
🇺🇸 Tesla’s fully driverless ‘Cybercab’ hits the streets in Austin, Texas
Electric vehicle-maker Tesla rolls out its fully self-driving taxi, a gold car named “Cybercab,” which the Elon Musk-owned company hopes will compete with Uber and Waymo in the driverless market. pic.twitter.com/VkBZwse27A
— AFP News Agency (@AFP) September 9, 2026
Un taxi auquel il manque juste… le taxi
Présenté pour la première fois en octobre 2024, le Cybercab avait jusque-là surtout vécu dans les démonstrations et les promesses d’Elon Musk. Cette fois, il roule avec de vrais clients.
Les utilisateurs du service Robotaxi peuvent commander une course depuis l’application Tesla et, dans les zones concernées d’Austin, se voir attribuer un Cybercab. Tesla précise toutefois que ce modèle reste pour l’instant disponible sur un périmètre limité de la capitale texane.
Le constructeur exploite également son service autonome avec des Model Y dans plusieurs villes américaines. Le Cybercab représente une étape supplémentaire : contrairement aux Tesla classiques transformées en robotaxis, celui-ci a été pensé dès l’origine pour ne jamais recevoir de conducteur.
Des caméras, de l’intelligence artificielle et beaucoup de confiance
Tesla conserve ici sa philosophie habituelle : faire reposer la conduite autonome principalement sur des caméras et ses logiciels d’intelligence artificielle. Un choix différent de concurrents comme Waymo, qui utilisent notamment des lasers et des radars pour observer leur environnement.
Le pari est immense. Dans un Cybercab, le passager ne dispose tout simplement d’aucun volant à saisir si la voiture décide que cette petite rue sombre semblait finalement être une excellente idée.
Ce détail n’a pas totalement échappé aux autorités américaines. Après le lancement à Austin, la NHTSA, l’agence fédérale chargée de la sécurité routière, a indiqué examiner le déploiement du véhicule et sa conformité avec les règles fédérales.
En résumé, Tesla estime que sa voiture sans commandes humaines respecte les normes. L’administration américaine aimerait visiblement regarder sous le capot avant d’applaudir.
Elon Musk veut s’attaquer à Uber et Waymo
Derrière le véhicule doré se cache surtout l’un des paris industriels les plus importants d’Elon Musk.
Tesla ne veut plus seulement vendre des voitures. L’objectif est de bâtir un immense réseau de taxis autonomes capable de concurrencer Waymo sur la technologie et les plateformes comme Uber sur le transport de passagers.
Le constructeur envisage même de vendre des Cybercabs à des professionnels souhaitant exploiter leurs propres flottes. Tesla fabriquerait les voitures, fournirait la technologie et l’application, tandis que des opérateurs pourraient financer et gérer les véhicules.
Une sorte d’artisan taxi nouvelle génération : vous possédez la voiture, mais elle part travailler toute seule.
Le futur est arrivé, mais seulement dans quelques rues
Pour Tesla, le passage du prototype au service commercial constitue une étape importante. Pour autant, le Cybercab est encore très loin d’avoir remplacé les taxis américains. Le lancement reste limité géographiquement et Waymo possède plusieurs années d’avance dans l’exploitation quotidienne de véhicules autonomes.
Reste que les habitants d’Austin peuvent désormais monter dans une voiture sans volant, regarder l’écran et attendre qu’un ordinateur les conduise à destination.
Autrefois, il fallait un permis, des heures de conduite et un chauffeur. En 2026, Tesla propose huit caméras, beaucoup de logiciel et personne sur le siège avant à qui demander : « Vous êtes sûr que c’est par là ? »


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