NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le désormais traditionnel Observatoire du foncier agricole wallon (il a été créé en 2017) est paru mi-décembre. Morceaux choisis.
1. Le cap des 40 000 euros l'hectare a été franchi
L'analyse annuelle parue en 2025, portant sur les statistiques de 2024, confirme une hausse du prix des terres agricoles en Wallonie. Le prix moyen d'un hectare a ainsi grimpé de près de 39 000 euros en 2023 à 41 128 euros, douze mois plus tard. Depuis 2017, les prix ont connu une augmentation annuelle moyenne de 6,1 % inflation comprise mais de 2,7 % hors inflation. "Moins marquée que ce qu'on pourrait croire", relève Yves Lange, directeur du Comptoir Foncier. Non sans noter que les terres libres de bail à ferme sont toujours plus chères (43 339 euros) que celles qui ne le sont pas (37 525 euros), soit un écart de l'ordre de 15 %.
En 2017, l'écart était de 23 %. "La question de l'occupation est moins mise en évidence dans la dernière édition de l'Observatoire que dans les précédentes mais elle reste d'actualité, ajoute-t-il. On y voit d'ailleurs que quand les agriculteurs vendent, ils le font à un prix 50 % supérieur à celui pratiqué par un non-agriculteur. C'est que, souvent, un agriculteur vend une terre libre et un non-agriculteur une terre louée."
2. Importants écarts selon la localisation et la superficie
L'Observatoire pointe d'importants écarts entre les localisations agricoles. Ainsi, l'hectare vaut-il près de 70 000 euros dans la région limoneuse namuroise, dans le nord de la province (soit 70 % de plus que la moyenne régionale) mais reste autour de 13 400 euros en Haute Ardenne liégeoise, dans les cantons de l'Est (67 % de moins).
La région la moins chère est et reste la Haute Ardenne, quasiment quatre fois moins chère que la région limoneuse.
Les trois régions agricoles les plus chères sur le podium 2024 sont la région limoneuse, la région sablo-limoneuse/Campine hennuyère et le Condroz (soit dit en passant, l'ordre strictement inverse du trio 2023). La moins chère est et reste la Haute Ardenne, quasiment quatre fois moins chère que la région limoneuse.
Les prix varient, par ailleurs, fortement selon la superficie des biens vendus. Mais a contrario de ce qui se fait sur le marché des terrains à bâtir, les plus petits lots (moins d'un hectare) ont été achetés autour de 35 300 euros/hectare, alors que pour les superficies de plus de vingt hectares, plus recherchées, il passe à près de 62 600 euros.
3. Une toute petite niche : 1,2 % de la superficie totale
La superficie totale des ventes de biens immobiliers agricoles non bâtis s'est élevée en 2024 à 10 380 hectares. Ce qui représente 1,2 % de la superficie totale. Ce n'est pas grand-chose mais c'est plus qu'en 2023 (1,1 %), 2022 (1,0 %) et 2021 (0,98 %). Il faut dire que la superficie totale s'amenuise : de 2,424 ha entre 2023 et 2024 (- 0,3 % à 846,682 ha).
4. Les impacts sur le marché entre agriculteurs et non agriculteurs
Le mouvement avait été franchement amorcé en 2023 mais s'est amplifié en 2024 qui a vu les vendeurs être majoritairement des non-agriculteurs (70 %) et les acheteurs principalement des agriculteurs (67 %). "Le sujet est délicat, indique Renaud Grégoire, porte-parole de Fednot qui participe, avec ses données, à la réalisation de cet Observatoire. Mais les chiffres sont là : ceux qui achètent sont liés à l'agriculteur. Cela signifie que le nombre de propriétaires lié au monde agricole augmente." Non sans convenir que "ces chiffres ne valent que pour les mouvements de propriété, à savoir pour 1,2 % du territoire agricole wallon. Mais le constat est important".
Pour l'heure, la proportion de propriétaires non liés à l'agriculture reste majoritaire, aussi bien en nombre (95 %, soit près de 340 000 propriétaires), qu'en superficie (58 %). Sachant qu'un quart de la superficie aux mains de non-agriculteurs l'est dans celles de pouvoirs publics ou apparentés (Régions, villes et communes, CPAS, fabriques d'église).

La propriété en question
Citoyens. À la lecture de l'Observatoire du foncier agricole, le mouvement citoyen Terre-en-Vue s'est dit inquiet face à la hausse des prix. Si les agriculteurs sont les premiers acquéreurs (67 % des ventes) et qu'ils achètent plus cher (42 500 euros contre 37 400 pour un non-agriculteur), "c'est sans préciser s'il s'agit d'une agriculture de firme ou d'agriculteurs autonomes". "Que ce soit l'un ou l'autre, il ne faut pas oublier que s'ils achètent les terres au dernier prix, c'est parce qu'ils doivent mettre ce prix pour obtenir les terres dont ils dépendent", insiste l'organisation. "C'est la seule loi du marché qui règne", dit-elle, encourageant la Wallonie à "se doter d'outils pour encadrer le prix des terres" (droit de préemption, révision par rapport à des barèmes établis…) alors que "40 % des terres [sont] susceptibles de changer de main dans les dix prochaines années, vu la pyramide des âges dans le secteur", pointe-t-elle.
Le prix des terres agricoles devient impayable pour les agriculteurs en WalloniePropriétaires. "Le vrai enjeu du foncier agricole wallon n'est pas la propriété mais l'accès sécurisé à la terre", rétorque en quelque sorte NTF qui regroupe des propriétaires terriens. "Contrairement au discours alarmiste régulièrement relayé, la propriété foncière agricole est avant tout une propriété productive, détenue majoritairement par ceux qui travaillent la terre et elle évolue chaque année davantage dans ce sens […]. Les agriculteurs, en nombre restreint, détiennent presque autant de terres qu'un nombre vingt fois supérieur de propriétaires non agriculteurs. Ils détiennent en moyenne 19,7 ha contre 1,12 ha pour les particuliers non agriculteurs."
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


5 month_ago
92



























.jpg)






French (CA)