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Invité politique de "La Matinale" du lundi 22 décembre, Matthieu Valet, député européen et porte-parole du Rassemblement national, est revenu sur les tensions entre l’Europe et la Russie.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Première question qui concerne directement l'Europe, vous qui êtes eurodéputé, Vladimir Poutine se dit prêt à discuter avec Emmanuel Macron. Est-ce que vous y voyez une opportunité d'avancer ?
Depuis le début, on dit qu'il faut un accord de paix sans que, évidemment, l'Ukraine soit la grande perdante puisque c'est celle qui est l'agressée dans ce conflit qui dure depuis plus de trois ans dans l'Union européenne sur l'espace européen. Sauf que nous le disons, la ligne rouge, c'est que l'Ukraine ne peut pas adhérer ni à l'Union européenne ni à l'OTAN. En revanche, c'est bien qu'il y ait des discussions qui démarrent pour entamer ce processus de paix indispensable au retour de la paix dans ce pays qui est l'Ukraine et surtout sur notre continent européen.
Alors le Parlement européen a prouvé définitivement il y a quelques jours, vous l'avez suivi, la sortie du gaz russe, ça va se passer à l'automne 2027. Votre parti était contre. Thierry Mariani, eurodéputé à vos côtés, a même dénoncé ce choix. Pourquoi être contre ?
D'abord il faut qu'on ait une indépendance énergétique et nous, ce pour quoi on se bat, c'est qu'on sorte des règles du marché européen de l'électricité parce que le gaz comme l'électricité sont importants on a une indépendance française et il faut que le gouvernement aujourd'hui fasse prévaloir pour nos entreprises comme pour nos particuliers dont les prix d'électricité, vous le savez, vont augmenter au 1er janvier, puissent défendre les particuliers et les entreprises sur un prix français comme le fait par exemple la Pologne, comme le fait l'Espagne, comme le font des pays qui aujourd'hui appliquent leurs propres règles parce qu'ils veulent défendre le pouvoir d'achat de leurs concitoyens et de leur entreprise qui aujourd'hui est le premier poste de dépenses qui les greffe et qui les met à genoux.
Mais en attendant Mathieu Valet, on donne 40 millions d'euros par jour à la Russie, nous les Européens. Est-ce que ce n'est pas aussi un moyen de financer la guerre qui se tient toujours ? Est-ce que ce n'est pas contradictoire de continuer à donner de l'argent ?
En fait, cette hypocrisie, depuis le début de l'Union européenne, aurait dû être dans une logique de politique d'indépendance énergétique et surtout permettre aux États de pouvoir avoir un prix qui correspond à ce qu'ils produisent. On a un parc nucléaire en France qui est une fierté, même si Emmanuel Macron a mis du temps à relancer le programme nucléaire. Et donc l'indépendance énergétique, pour nous, c'est important. Et la France, aujourd'hui, ne peut pas avoir une plénitude de sa fixation de prix d'électricité parce que, je vous dis, on est dans des règles absurdes qu'ils nous mettent à genoux face aux autres pays européens, face à l'électricité qui est la première dépense de laquelle se plaignent, les boulangers, les artisans qui sont en train de crever aujourd'hui parce que le prix d'électricité leur coûte un argent de dingue dans leur budget mensuel.
Est-ce que vous pensez que lorsque le président de la première puissance mondiale dit en arrivant à la Maison-Blanche "il me faut 24 heures pour résoudre cette guerre" et que bientôt un an après il n'a pas fonctionné, est-ce que ça ne veut pas dire qu'au niveau diplomatique il faut passer une vitesse ?
Les sanctions aujourd'hui contre la Russie, elles sont inefficaces. Ça fait trois ans et demi que des sanctions sont appliquées, elles ne fonctionnent pas, elles mettent parfois nos entreprises en difficulté et on voit bien que les avoirs gelés de la Russie sont absolument inefficaces. Donc ce que je veux vous dire, c'est que nous, on est cohérents dans nos votes et on dénonce cette hypocrisie et c'est pour ça que je parle des Français parce que nous, on défend d'abord et avant tout la France.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.


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