NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Entre mercredi et jeudi dernier, Nils a soufflé jusqu'à 185 km/h à Cagnano en Haute-Corse et jusqu'à 180 km/h à Caixas dans les Pyrénées-Orientales. La tempête a engendré plus de 70 mm de précipitations dans le Cantal et en Corrèze, soit l'équivalent d'un mois de pluie en l'espace d'une journée.
???? La tempête Nils abat de nombreux arbres dans les rues de Perpignan avec des rafales atteignant 149 km/h ! On a mesuré jusqu'à 180 km/h à Caixas dans les Aspres ! (© Arpy Cod) pic.twitter.com/94gd0TFLBj
— Météo Express (@MeteoExpress) February 12, 2026
Pour certains phénomènes météo, le lien avec le réchauffement climatique ne fait plus aucun doute. Cependant, la question du lien avec les tempêtes européennes n'a jamais été prouvée : les chiffres montrent qu'il n'y a pas plus de tempêtes en Europe qu'avant.
Depuis quelques années, une discipline récente, la science de l'attribution, fournit des analyses au cas par cas, permettant de comprendre le lien éventuel entre un phénomène météo particulier et le réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre. Jusqu'à maintenant, les études scientifiques n'ont jamais vraiment montré de lien entre la force des vents et le réchauffement climatique, alors que le lien est évident entre la quantité de pluie et l'évolution actuelle du climat. Une atmosphère plus chaude contient plus d'eau « précipitable », car le réchauffement entraîne une plus forte évaporation des eaux de surface des océans. Cette humidité qui s'évapore vient ensuite charger de pluie les dépressions qui circulent dans l'atmosphère. À cela s'ajoute un facteur aggravant pour les inondations sur les côtes : le risque de submersion est plus élevé en raison d'un niveau de la mer plus haut, mais aussi en raison de l'artificialisation des sols sur les côtes et dans les villes qui fait ruisseler l'eau plus facilement.
???? Ce samedi matin, la Garonne atteint 9,56 mètres à Tonneins et dépasse la crue de février 2021 ! La vigilance rouge est maintenue. (© Christophe Zamprogno) pic.twitter.com/XnCrCRc0ZK
— Météo Express (@MeteoExpress) February 14, 2026La tempête Nils a bien été aggravée par les émissions de gaz à effet de serre
Mais les raisons qui mènent à une véritable catastrophe sont parfois différentes d'une tempête l'autre. L'organisme Climameter vient de publier son rapport sur la tempête Nils : selon son analyse, le réchauffement climatique aurait joué un rôle majeur dans la violence du phénomène, et la variabilité naturelle un rôle plus minoritaire. Climameter a comparé les conditions qui ont mené aux tempêtes du passé (1950-1987), à celles de nos jours. En ajoutant le paramètre des gaz à effet de serre issus des activités humaines dans les simulations informatiques, ils ont découvert que :
- les précipitations peuvent être jusqu'à 10 % plus importantes sous une tempête comme Nils de nos jours (jusqu'à 4 mm par jour en plus). Mais cela varie d'une région à l'autre, les zones les plus touchées par cette aggravation étant le sud de la France et le nord du Portugal ;
- les vents sont légèrement plus forts que dans le passé pour une tempête comme Nils (jusqu'à 3 km/h de plus, soit une augmentation de 5 % de leur force).
???? Images aériennes des crues du sud-ouest ce vendredi matin, ici depuis un avion survolant la région de Montauban dans le Tarn-et-Garonne. (© Florian Bodart) pic.twitter.com/O1RJ6OF7Du
— Météo Express (@MeteoExpress) February 13, 2026Comme dans toute catastrophe, l'importance des dégâts dépend de multiples facteurs : atmosphériques, géographiques, mais aussi humains. Climameter précise que leur analyse ne prend en compte que les paramètres atmosphériques, et non pas les différences géographiques, ou encore l'urbanisation, ni la vulnérabilité des zones touchées. L'analyse du cas particulier de Nils en Europe prouve que les tempêtes européennes sont réellement plus humides et, dans certains cas, un peu plus puissantes en termes de vent.
???? La tempête Nils frappe fort en Aquitaine ! À minuit, on mesure 121 km/h à Bordeaux ! De nombreuses chutes d'arbres sont signalées, ici à Cenon dans l'est de la métropole. (© Abdullah Bozkir via Alerte Météo Gironde) pic.twitter.com/BJ7SUHT4MN
— Météo Express (@MeteoExpress) February 11, 2026« Les alertes météo sauvent des vie », mais « la réduction des risques futurs exige une adaptation plus forte et une transition rapide pour sortir des combustibles fossiles », conclu Davide Faranda, climatologue pour Climameter et le CNRS.


3 month_ago
51



























.jpg)






French (CA)