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Technosciences, l'étau et l'étuve

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La fuite en avant incontrôlée des technosciences, relevant d’une politique de la contrainte au nom du « progrès », a été pensée dès 1970 par un groupe de scientifiques se démarquant d’une militarisation de la recherche comme d’une prévisible « écologie technocratique ». Les éditions l’échappée rééditent en collection de poche le dossier de cette dissidence, coordonné par Céline Pessis qui invite à prendre la mesure d’une « administration sécuritaire des désastres écologiques », culpabilisatrice en diable – et destructrice de « nos libertés collectives ». Celle-ci s’exerce « via des technologies dernier cri sur lesquelles s’investit massivement le désir populaire », au seul profit d’une technosphère parasitaire asséchant nos ultimes ressources naturelles et spirituelles.

L’ébullition « modernisatrice » et consumériste d’après-guerre, l’excroissance incontrôlée du scientisme et des systèmes techniques ainsi que leur orientation militaire ont été questionnées, dans un climat de contestation de la guerre au Vietnam, par des mouvements d’écologistes et de scientifiques dont le collectif « Survivre », réuni autour du mathématicien Alexandre Grothendieck (1928-2014) à l’université de Montréal, dans une proximité avec les penseurs pionniers de l’écologie (Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Serge Moscovici).

Ces savants dissidents avaient ouvert dès l’immédiat après Mai-68 le chantier fécond d’une précritique véritablement écologique des technosciences dévoyées en instrument d’accumulation capitaliste illimitée et d’irrationnel bellicisme militariste.

Aujourd’hui, cette contestation écologique est détournée, comme ils le redoutaient, par une utopie technolâtre acharnée à poser un techno-solutionnisme mortifère en ultime recours à l’effondrement des écosystèmes qu’elle a provoqué – et persiste à précipiter en nous enfonçant de plus en plus profondément dans le bourbier extractiviste... Ainsi, tout débat « démocratique » est évacué pour étendre la puissance d’une gouvernementalité algorithmique à tombeau ouvert, fondée sur l’extraction de ressources naturelles en voie de raréfaction jusqu’à celle de « données personnelles » en ultime gisement de « profit » - tant qu’il restera l’ombre d’un mirage de « profit » à extraire de la déchetterie à ciel ouvert ou de la fosse commune.

Celine Pessis, enseignante-chercheuse à AgroParisTech documente cette histoire – celle d’une fronde antiscientiste d’ « objecteurs de recherche » contre le détournement de la machinerie du calcul en système d’aliénation, d’exploitation, de domination – et en mégamachine à tuer.

Cette mégamachine ne connaît que sa dynamique d’expansion sans finalité autre que l’optimisation de sa puissance ou des profits de qui la commande, sans point d’arrêt possible avec le capitalisme ultraconnecté : « Alors que les préoccupations environnementales émergent dans un climat technocratique, sous l’égide d’une science écologique imprégnée de cybernétique et friande de modélisations mathématiques, le mouvement conteste la capacité de la science à donner un sens au monde et à prendre en charge la crise écologique dont elle est à l’origine  ».

Contre les logiques de prédation : un discours sur les limites

Alors que l’élan reconstructeur des « Trente Glorieuses » (ou « Trente Ravageuses »…) s’essouffle, les chercheurs dissidents dénoncent l'orientation mortifère du développement technoscientifique. La recherche scientifique ne devrait-elle pas être orientée vers les besoins véritables des populations et les nécessités de leur survie plutôt que vers une militarisation forcenée ?

Le groupe « Survivre » publie entre 1971 à 1975 une revue qui atteint un tirage de 12 500 exemplaires – c’est le périodique écologique le plus important, avant le lancement de La Gueule ouverte par le journaliste-dessinateur Pierre Fournier (1937-1973) et du magazine Le Sauvage par l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Dans son numéro d’août 1970, le mouvement précise son but en toutes lettres : « Lutter pour la survie de l’espèce humaine et de la vie en général menacée par le déséquilibre écologique créé par la société industrielle contemporaine (pollutions et dévastation de l’environnement et des ressources naturelles) et par les dangers des conflits militaires ». L’adhésion aux principes directeurs implique « la non-collaboration totale avec les appareils militaires de quelque pays que ce soit » - dont le refus du service militaire. Grothendieck tenait « la collaboration avec l’appareil militaire » pour « la plus grande honte de la communauté scientifique » et « le signe le plus évident de la démission des savants devant leurs responsabilités dans la société humaine ». Le mouvement mise sur « l’action éducative » pour tenter d’infléchir « l’inertie des masses ».

Ainsi, une « éducation à une vie personnelle et sociale véritablement créatrice » devrait permettre d’atténuer un « instinct de procréation illimitée » voire un besoin narcissique de se reproduire en toute irresponsabilité… Laurent Samuel souligne que « l’écologie est un discours sur les limites : contrairement au postulat de l’idéologie technolâtrique, tout n’est pas possible ». En cela, elle s’oppose à une fallacieuse « idéologie du désir » refusant toute limite.

L’été 1971, le groupe devient « Survivre et Vivre », se « radicalise » dans la critique d’une science « comme phénomène d’annexion impérialiste » prétendant « occidentaliser le monde » et s’engage aux côtés des « populations en lutte ». Implanté à l’université de Vincennes et d’Orsay, il se donne précisément comme finalité de penser, à l’Est comme à l’Ouest, l’aliénation « comme le produit d’une même civilisation technologique réduisant l’homme et la nature à leur stricte valeur instrumentale », au mépris des plus élémentaires réalités humaines ou véritablement écologiques. Il en appelle à une réduction de la surpuissance technologique, à une « décroissance de la recherche afin de la réduire à la satisfaction des besoins élémentaires des hommes et des femmes » et à la multiplication d’actions de « subversion culturelle » comme d’expérimentations techniques vraiment appropriées. Tenant la « société technicienne comme une monstruosité et la mentalité technicienne comme une maladie infantile de notre espèce », le mouvement se lie à d’autres associations nées d’une joyeuse effervescence militante comme « Nature et Vie », fondée par l’hygiéniste Désiré Mérien à Lorient en 1969 ou « Vie et Action », créée en 1960 par le naturopathe André Passebecq (1920-2010).

Confronté à l’indifférence de la « communauté scientifique » comme de la sphère politico-médiatique, Grothendieck ne peut que prêcher par l’exemple, en incarnant au mieux ses convictions par un mode de vie frugal et une mise vestimentaire pour le moins dépouillée. Mais, face à l’apathie des populations occidentalisées, à la persistance de leur déni quant au coût véritable de leur mode de vie technicisé comme à la difficulté d’ « articuler question sociale et écologique » dans le démantèlement sans répit des « acquis sociaux », il finit par disparaître de la vie publique. Qu’ajouter encore à la montée en puissance d’une Big Tech militarisée dont il redoutait l’avènement et au déploiement massif de ses systèmes imposés ?

Le XXe siècle avait semblé favoriser l’émancipation de la pensée là précisément où jamais « on » n’aura autant tenté de l’asservir - ni réussi à la diluer dans un magma d’insignifiance et d’inconséquence…

De la machinerie à la machination

La culture matérielle de la « société occidentale », fondée sur des artefacts (ou « machines »), a permis une certaine norme de « confort » et de « consommation ». Mais elle s’est dévoyée en une représentation machinique du réel – jusqu’à substituer cette représentation à la réalité écologique et humaine la plus élémentaire.

Cette « machination » a effacé le vivant derrière une artificialité décrétée comme la « réalité » - et permis à une technocratie de s’instituer en classe dominante, acharnée à la mise en récit numérique d’une organisation sociale réécrite en asservissement des populations machinées et numérisées jusqu’à leur annihilation. Après avoir fabriqué le cadre d’un « monde mécano-mathématique », la « science » a été mobilisée dans la construction d’une machinerie algorithmique, férocement négationniste de toute forme de réalité sensible, aux applications résolument écocidaires. Céline Pessis souligne la captation de la dissidence écologique par « le marché » ainsi que son détournement par une « dépolitisation de la réflexion », entretenue par une approche « strictement environnementaliste ou individualisante » - à commencer par l’illusionnisme d’une « technologie individuelle libératrice » et autres « technologies douces », comme s’il était possible de dissocier une « micro-informatique personnelle, conviviale et participative, de la centralisation de la télématique des centres de calculs étatiques ».

Ainsi, le « mythe d’une régulation technologique démocratique et participative » ne fait qu’assigner à leur « préplace » les « bons interlocuteurs et bonnes interlocutrices dans un débat soi-disant rationnel » sur fond obligé d’optimisme technophile entretenue par un lobbying agressif réinventant l’industrie informatique en secteur « propre » et « immatériel ». La question fondamentale des dévastations écologiques dues à l’informatisation de nos sociétés est noyée dans la fiction d’un capitalisme numérique « vert » - prière d’avaler, sans se soucier du coût social et environnemental….

Le développement d’une machinerie computationnelle, ni naturelle ni nécessaire ni davantage « immatérielle », résultant d’orientations politiques irrationnelles, mène autant à l’élaboration et au déploiement continuels de nouveaux « objets techniques » rivalisant en complexité, en consommation d’énergie et en asservissement des « usagers » qu’à une militarisation exacerbée des « Etats » - état(s) de guerre, s’entend.

Ultra-vorace comme son outil de prédilection, « le numérique », l’est en énergie, en eau comme en données, la classe technocratique prétend contraindre les populations jusqu’à leur effacement en jouant de cette relation symbiotique entre présumée « contestation écologique », désirs véritables d’« alternatives numériques », chimères de « logiciels libres » sans sobriété minière et prétendue « transition énergétique » au service d’intérêts dominants, en une trouble équivalence entre technologie et « progrès » suivant la même dynamique destructrice.

Plus que jamais, l’industrie numérique assèche des océans d’eau potable pour refroidir ses gigantesques data centers, si avides de données à « valoriser » – et pour rejeter cette eau dilapidée « dans la nature », histoire d’en faire flamber le prix et d’ « optimiser » sa course au néant sur tous les tableaux. Comme l’avaient redouté les scientifiques de « Survivre et Vivre », l’« écologie politique », toute affairée à sa dispendieuse « transition », n’a cure des dévastations du capitalisme numérique – sa prétendue « décarbonation » tient d’un artifice médiatique et comptable fléchant les « investissements » ou gabegies vers des poches profondes... Les populations sous écrou numérique ne sont pas davantage disposées à s’émanciper de leurs addictions gadgetophiles – et les sociétés ne semblent pas prêtes de « bifurquer », en dépit d’une multiplicité de résistances qui tentent encore et toujours de constituer un front de conscience et de connaissance partagées vers une salubre dénumérisation des existences.

Survivre et Vivre (coordonné par Céline Plessis), l’échappée poche, 376 pages, 16 euros.

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