De nouveaux ossements ont été mis au jour cette semaine dans le champ de Mailhoc où les restes de Delphine Jubillar avaient été retrouvés en juillet. Ils doivent être analysés pour savoir s'il s'agit de ceux de la victime.

La rédaction - Aujourd'hui à 17:43 | mis à jour aujourd'hui à 17:50 - Temps de lecture :

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De nouveaux ossements ont été retrouvés lors des fouilles menées cette semaine dans le Tarn dans le cadre de l'affaire Jubillar, rapportent nos confrères de BFMTV, qui citent des sources concordantes. Ils ont été découverts dans une parcelle du champ de Mailhoc qui n'avait pas encore été explorée lors des précédentes recherches. Ces fouilles s'inscrivent dans le cadre du supplément d'information ordonné après les aveux de Cédric Jubillar, début juillet.

Des ossements d'animaux ont aussi été mis au jour au cours de ces recherches, précise La Dépêche du Midi. Les autres restes ont été prélevés et transmis à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) pour être analysés. Selon le quotidien régional, il pourrait notamment s'agir d'un fragment de tibia correspondant à un os de Delphine Jubillar retrouvé lors des premières fouilles, en juillet. Seules les analyses permettront de confirmer qu'il s'agit bien des restes de la mère de famille, née Aussaguel.

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Une reconstitution décisive

C'est sur les indications de son mari que les gendarmes avaient découvert, le 16 juillet, de premiers ossements dans ce champ situé en lisière d'un bois, entre Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère, à une dizaine de kilomètres du domicile du couple. Les analyses ADN de l'IRCGN avaient confirmé quelques jours plus tard qu'ils appartenaient à Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Ces restes provenaient du bas du corps, et les enquêteurs estimaient alors que d'autres parties avaient pu être dispersées accidentellement lors de travaux agricoles, selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

Ce vendredi, Cédric Jubillar participe à une reconstitution à Cagnac-les-Mines puis à Mailhoc, au cours de laquelle il doit reproduire les gestes qu'il affirme avoir effectués cette nuit de décembre 2020. Les enquêteurs pourront ainsi confronter ses déclarations aux constatations réalisées sur place. Après près de six ans de dénégations, le peintre-plaquiste avait reconnu avoir tué son épouse dans une lettre adressée à ses avocats le 6 juillet. Condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Tarn en octobre 2025, il doit être rejugé en appel à Toulouse, devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, du 30 avril au 14 mai 2027.

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