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La présidente du parti d’extrême droite donnait une conférence à Strasbourg, mercredi, qui a attiré peu de monde au-delà de son groupe politique. Elle y a présenté son projet pour l’Europe, qui fait une large place à la démolition des institutions communautaires.

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Alice Weidel, co-présidente du parti Alternative für Deutschland (AfD), à Berlin, le 6 octobre 2026. Alice Weidel, co-présidente du parti Alternative für Deutschland (AfD), à Berlin, le 6 octobre 2026.

Depuis lundi 19 octobre, la photo d’Alice Weidel, coprésidente du parti d’extrême droite allemand, Alternative für Deutschland (AfD), tournait en boucle sur les écrans dans les couloirs du Parlement européen, où les députés sont réunis en session plénière à Strasbourg. Cheveux blonds tirés en chignon strict, chemise blanche, veste bleue et collier de perles, Mme Weidel était l’invitée, mercredi 21 octobre, d’une conférence organisée par le groupe politique l’Europe des nations souveraines (ESN), où siègent les élus de son parti.

La rencontre avait pour thème « Notre New Deal pour l’Europe » et tout le monde y était cordialement invité. C’est la règle pour pouvoir utiliser les financements du Parlement européen et en particulier ses grandes salles, qui disposent d’un service de traduction. Il fallait arriver tôt pour avoir une place assise parmi les élus et collaborateurs du groupe ESN.

Quelques curieux des autres groupes d’extrême droite – les Patriotes, présidé par Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, qui, en l’occurrence, n’avait pas fait le déplacement, et les Conservateurs et réformistes européens (ECR), dominés par Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien – étaient présents. Les télévisions italiennes aussi, qui suivent l’ancien général italien Roberto Vannacci, eurodéputé affilié à l’ESN, nouvelle star de l’extrême droite dans la péninsule et rival de Giorgia Meloni.

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