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Syndrome d’Aliénation Parentale : L’arme pseudo-scientifique du psychiatre Paul Bensussan contre les mamans d’enfants victimes d’inceste

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Derrière l’objectivité supposée, un schéma se répète : disculper le père, accuser la mère, briser l’enfant.

Le SAP : le faux nez scientifique d’une idéologie misogyne

Paul Bensussan, psychiatre et non pédopsychiatre, est un pilier des affaires familiales déchirées par l’inceste. Sa référence ? Le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) a été forgé par Richard Gardner, un pédocriminel américain. Il est allé jusqu’à critiquer la loi Mondale votée par le Congrès américain en 1973 sur la prévention et le traitement des mauvais traitements infligés aux enfants. Sa théorie est unanimement rejetée par les scientifiques. Ce concept pseudo-juridique postule que la mère manipule l’enfant pour éloigner le père. Bensussan se sert de cette théorie pour  disqualifier d’un trait les preuves d’abus. Jacques Thomet rappelle son rôle dans l’affaire d’Outreau (2004), où, sans avoir auditionné un seul enfant, il contribua à discréditer leurs témoignages de viols collectifs. Le terrain était préparé : désormais, toute mère protectrice pouvait être taxée d’« aliénante ».



Des méthodes expéditives, des destins brisés

L’enquête de Jacques Thomet exhibe la mécanique de ses expertises. Le cas de Jenny est édifiant. En 2005, Bensussan auditionne les enfants en présence du père accusé d’inceste. Son rapport, encensant le géniteur et fustigeant la « manipulation » maternelle, recommande le placement. L’aînée se suicide à 28 ans, rongée par des années d’impuissance. Autre méthode : l’expertise sans vue. Pour Béatrice, il rédige un rapport préconisant de confier Camila, 3 ans, à son père, sans avoir jamais rencontré la petite fille, évoquant un hypothétique SAP. Dix ans après, Béatrice n’a plus revu sa fille. Même schéma pour Aurélie, privée de sa fille Colette en 2023 sur la base d’un rapport l’accusant de « soustraction d’enfant »… sans l’avoir entendue. Bensussan y minimise des signes physiques d’abus, préférant invoquer un « conflit parental ». Ses conclusions, systématiquement favorables aux pères, deviennent des arrêts de cour.

L’impunité, seul chef-d’œuvre abouti

Malgré des plaintes répétées, Paul Bensussan demeure intouchable. En février 2025, quatre associations (CDP-Enfance, REPPEA, Innocence en Danger, Collectif féministe contre le Viol) le traduisent devant l’ordre des Médecins pour manquements à la déontologie. À l’audience, il traite les plaignantes de « meute fanatique » et une mère de « folle », sans la connaître. Le 14 mars, le conseil rejette les plaintes. Son réseau et l’opacité du système des experts judiciaires lui offrent une protection absolue. L’institution préfère couvrir ses propres défaillances plutôt qu’affronter l’horreur qu’elle a validée.



Une justice à réformer ou à abolir

Jacques Thomet appelle à bannir le Syndrome d’Aliénation Parentale, contraindre les experts à rencontrer toutes les parties, sanctionner les dérives. Tant que ces mesures resteront lettre morte, le « rapt d’État » se perpétuera. Paul Bensussan est le symptôme d’une justice plus soucieuse de sa propre autorité que de la vérité.

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