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L’École Sylvia Fedoruk, ouverte en 2017, devait avoir une aire de pause et des espaces qui devaient servir de pièces d’art, mais l’explosion de la demande l’a forcé à revoir ses plans. Cette hausse de la population estudiantine est disproportionnée d’une école à une autre et d’un quartier à un autre, en Saskatchewan, selon l’établissement scolaire.
Avec près de 1000 élèves depuis les deux dernières rentrées scolaires, l’École Sylvia Fedoruk n’a pas eu le choix de transformer ces aires de pauses et d’art en salle de classe.
Nous avons érigé de faux murs dans chacun de ces espaces, qui sont tous utilisés comme salles de classe à l'heure actuelle, indique Sheldon Alderton, un père de famille. Sa fille, qui est en 7e année, fréquente l’établissement.
Le père, qui est également membre du conseil communautaire et parental de l’école primaire, ajoute que la salle des employés a dû être transformée en salle de classe pendant un moment.
Entre les cours, c'est le chaos total dans les couloirs.
Sheldon Alderton ne cache pas son inquiétude quant à la possibilité que la surpopulation de l’école nuise à l’éducation de sa fille.
L’école secondaire Walter Murray Collegiate, à Saskatoon, doit également jongler avec la surcapacité de son établissement avec ses près de 1800 élèves.
Preeti Narula, mère d’un enfant qui fréquente l’établissement, souhaiterait voir plus de toilettes, puisque le temps d’attente peut d’être de 20 minutes. Sa fille lui a déjà avoué qu’elle évitait d'aller aux toilettes.
La plupart du temps, elle répond : " Non, je ne vais pas aux toilettes parce que je sais que cela va me prendre beaucoup de temps et je ne veux pas manquer mes cours. Ils sont tellement importants", dit-elle.
Une hausse de la population disproportionnée
Plusieurs écoles de Regina et de Saskatoon doivent fonctionner au-delà de la capacité initialement prévue.
D’après des données du ministère de l’Éducation de la Saskatchewan, les effectifs combinés des écoles publiques et catholiques de Regina et de Saskatoon ont augmenté de plus de 10 000 élèves au cours des cinq dernières années scolaires.
Cependant, cette hausse d’élèves dans les deux plus grandes villes est disproportionnée d’une école à une autre.
D’après le directeur à l’éducation de la Division scolaire publique de Saskatoon, Shane Skjerven, la vaste majorité de ses écoles ont les places nécessaires pour accueillir de nouveaux élèves.
Or, il admet que quelques écoles, situées dans le nord-est de la ville, comme l'École Sylvia Fedoruk, sont bien au-delà de leur capacité et doivent utiliser des salles de classe modulaires
Et le CEF?
En 2023, des associations fransaskoises avaient manifesté leur inquiétude par rapport à la surpopulation des élèves au Pavillon Monique-Rousseau de l’École canadienne-française à Saskatoon.
L’année suivante, la situation avait poussé le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) à transférer ses élèves de la 6e année au Pavillon Gustave-Dubois, à Saskatoon. Cette situation est toujours en vigueur.
Des classes modulaires ont également été installées au Pavillon Monique-Rousseau.
Radio-Canada a demandé une mise à jour de l’état de la situation dans ces différents établissements auprès du CEF, mais il n’a pas donné suite à notre demande.
Hausse importante
Shane Skjerven indique avoir constaté une hausse importante d’élèves dans ses établissements. Il note que l'approbation accordée par le ministère des projets d’immobilisations pour la construction de nouvelles écoles n'a augmenté qu'au cours des deux ou trois dernières années.
Le ministre de l’Éducation de la Saskatchewan, Everett Hindley, a affirmé que la province construit des écoles aussi rapidement qu’elle le peut et quand les finances le permettent.
Il est difficile d'essayer de prédire ce qui va se passer en matière d'inscriptions, explique-t-il. Idéalement, nous ne voulons pas avoir recours à des classes mobiles.
Pour pallier la demande, le ministre rappelle la présentation de la Building Schools Faster Act (le projet de loi sur la construction rapide d'écoles, traduction libre), en automne dernier. Le but de ce projet de loi est d’accélérer l’acquisition de terrains pour les futures écoles.
Avec des informations de Katie Swyers


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