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Les pompiers de Moncton reçoivent moins d'appels concernant des surdoses de drogues illicites ces derniers jours. La ville fait toutefois toujours l'objet d'une surveillance accrue par l'Organisation des mesures d'urgence du Nouveau-Brunswick.
Le service d'incendie recevait entre 25 et 30 appels par jour au plus fort de la crise. À présent, ce n'est plus qu'une dizaine.
Les numéros [appels] semblent être plus stabilisés, conclut Conrad Landry, chef pompier de Moncton.

Le chef pompier de Moncton, Conrad Landry (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Ça diminue le stress sur le système. Mais encore là, dix c’est encore trop, un c’est encore trop, explique-t-il.
Dix appels pour des surdoses, c'est toujours plus qu'avant la crise, alors que les pompiers de Moncton en recevaient en moyenne 4 à 5 par jour.
Il faut essayer d'avoir zéro, c’est ça l'ultime but.
Des mesures coordonnées
Les pompiers de Moncton ont mis en service un véhicule d’intervention rapide et installé une tente à un refuge de la rue St George pour venir en aide aux victimes.
L’Organisation des mesures d'urgence (OMU) est intervenue au plus fort de la crise, activant une surveillance de niveau 1.
Cette surveillance accrue demeure jusqu'à vendredi, à moins d’un revirement de situation dans les prochains jours, précise-t-il.
L'OMU a donc pu coordonner les efforts des ministères et des agences sur le terrain.
C'est une première au Nouveau-Brunswick.

Tom Levesque, coordonnateur de la gestion des urgences pour l'Organisation des mesures d'urgence (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Souvent, différents facteurs font que des ressources ne sont pas vraiment efficaces ou sont manquantes. Le but de l’OMU c’est d’apporter une réponse efficace dans de telles situations, souligne Tom Levesque, coordonnateur régional de la gestion des urgences avec l’OMU.
Le travail de coordination et de support entre les intervenants a porté fruit. On continue le travail et les différents intervenants continuent également le travail sur le terrain.
S'attaquer au problème à la racine
Conrad Landry est optimiste quant à l'avenir, mais reste persuadé que la région de Moncton n’est pas encore à bout de ce fléau.
Un fléau, qui, selon lui, est engendré par des drogues vendues dans la rue contenant de la médétomidine, un puissant tranquillisant utilisé par les vétérinaires et bien plus.

Santé Canada a détecté de la médétomidine dans plusieurs échantillons de drogue qui lui ont été envoyés par Ensemble Moncton. On voit ici un relevé d'analyse. Nous avons flouté le reste du document, puisqu'on y retrouve des informations sensibles.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
C’est un problème de santé mentale, c'est un problème de résidences un peu moins cher. Il faut aider ces gens-là. Il y a la drogue, le vendeur, mais il y a aussi l'acheteur. Donc, il faut régler ces problèmes-là, souligne-t-il.
On n'a pas réglé le problème. On a peut-être mis un pansement.
À Moncton, les surdoses liées aux drogues illicites s'atténuent, mais la vigilance demeure.
Le maire, Shawn Crossman, a brièvement abordé la question avec la première ministre Susan Holt lors d'une rencontre plus tôt ce mois-ci.
Le maire lui a fait part de la pression supplémentaire sur le personnel de première ligne et a souligné que tous les niveaux de gouvernement et les partenaires communautaires travaillent main dans la main pour venir en aide aux personnes qui en ont besoin.
Les pompiers de la région ont pour leur part développé une expertise qu’ils sont prêts à partager avec Saint-Jean et Fredericton au cas où la crise se déplace dans ces villes.


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