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CULTURE. Excités et souriants, de nombreux amateurs des livres du maître de l’horreur avaient hâte de prendre part au premier départ de la deuxième mouture du Patrick Senécal tour, samedi matin, au stationnement de la place d’Armes. Cet événement consiste à faire visiter la ville de Drummondville, mais sous l’angle du célèbre auteur.
De la région de Drummond, de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Roxton Pond, de Varennes, et même de Lévis, les admirateurs de Patrick Senécal ont rempli l’autobus de 48 places. Celui qui a créé des romans devenus populaires comme Aliss et Le Passager ressentait lui aussi de l’excitation pour cette deuxième édition.
«Ce n’est pas la première fois que je fais ça, mais comme ça fait un an, on dirait que c’est comme de revenir dans une maison que ça fait longtemps que tu n’es pas allé, mais que tu la reconnais», raconte-t-il, avec une touche d’humour.
«On va avoir trois tours [pour cette édition] qui ont lieu aujourd’hui, continue-t-il. Dans les débuts de l’événement, on se disait que ça allait être une shot, avec trois et quatre tours, et qu’on aurait fait le tour. Mais voilà que cette année, les trois tours se sont vendus très rapidement! C’est excitant et valorisant!»
Le parcours reste sensiblement le même que l’an dernier. Avec ce tour, celui qui a récemment sorti le roman Le M Club montre des endroits qui l’ont inspiré dans ses créations, qui ont paru dans ses ouvrages et qui ont un lien avec une partie de sa vie à Drummondville.
«Il y a une dizaine de places où l’on passe et j’explique la référence, dit-il, en ajoutant que c’est un parcours d’une durée de deux heures. Par exemple, je passe devant la Celanese. C’est là où il y a une poursuite dans mon roman Il y aura des morts. Mon père a aussi travaillé à cet endroit. Mais on s’arrête pas là, puisqu’il n’y a rien à voir.»
«Mais il y a trois endroits où on s’arrête et on descend de l’autobus, renchérit-il. On va se promener dans le Cégep qui a changé. On va aussi descendre sur la rue des Ormes où on retrouve mon enfance. Il y a la maison où j’ai grandi et celle dont je me suis inspirée [pour mon premier roman]. On va également au parc Woodyatt. Donc, ce sont des endroits qui sont plus importants et où il y a plus de choses à dire.»
Pour Patrick Senécal, Drummondville restera toujours sa ville. (Photo : Tristan Ouimet)Drummondville pour toujours
Même s’il ne réside plus à Drummondville, Patrick Senécal vient «très régulièrement» dans sa ville natale. Il considère également que cette dernière restera toujours «sa ville».
«Dans tous mes romans, je dois parler de Drummondville, affirme-t-il. Si l’histoire ne se passe pas dans la ville, ce sont des personnages qui viennent de Drummondville. Et à chaque nouveau roman, je dois être au courant des changements à Drummondville. Mes parents et ma sœur, qui participent au tour aujourd’hui, habitent encore ici.»
À l’origine, l’idée du Patrick Senécal Tour est venue du couple d’auteurs Louise Boucher et Bernard Marquis, par ailleurs présents au premier départ de la deuxième édition.
Une troisième mouture de cet événement pourrait avoir lieu. «Je ne sais pas encore, mais comme c’est rempli cette année, c’est tentant, dit-il. L’intérêt est là! Il faudrait que ça se fasse encore à l’automne parce que l’été, c’est plus difficile [au niveau des disponibilités]. C’est une formule à refaire et peut-être à bonifier.»
En collaboration avec la société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec, l’activité est organisée par PromoLire et s’inscrit dans la marque Drummond Halloween de Tourisme Drummondville.


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