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Alors que les vacances d'été commencent pour beaucoup à pointer le bout de leur nez, l'heure est au repos, à l'évasion, au bronzage et… au pénis plus gros? Vous avez peut-être déjà entendu parler de ce drôle de phénomène, que certains surnomment le «summer penis» en anglais («pénis d'été» dans la langue de Molière). Le principe est simple: de nombreux hommes constateraient, chaque été, une différence de taille ou de volume de leur sexe au fur et à mesure que les températures saisonnières augmentent. Un mythe phallique ou une réalité physiologique scientifiquement établie?
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«Phallucination» collective?
Autant briser la légende dès maintenant. Messieurs, au risque de vous décevoir, il n'existe, à ce jour, aucune étude scientifique sérieuse ayant démontré une influence des chaleurs estivales sur la taille de votre membre. Donc pas de pénis plus long et plus large en été, fin de l'explication?
Pas si vite. Si le summer penis n'est pas une condition médicale officiellement reconnue, les spécialistes reconnaissent que la chaleur peut jouer sur cette impression. Un phénomène bien connu pourrait être à l'œuvre derrière ce chamboulement volumineux: la vasodilatation. Lorsque la température extérieure augmente, le corps cherche naturellement à évacuer l'excès de chaleur. Les vaisseaux sanguins situés près de la peau se dilatent alors, histoire de favoriser la circulation du sang et, en bout de course, le refroidissement de l'organisme.
Le pénis étant un organe extrêmement vascularisé, lorsque le débit sanguin augmente, les tissus, notamment les corps caverneux, peuvent apparaître légèrement plus remplis. Autrement dit, la verge peut sembler plus volumineuse que d'habitude, principalement lorsqu'elle est au repos.
Et en érection? Un environnement chaud, en augmentant la circulation sanguine grâce à la vasodilatation, pourrait indirectement favoriser des érections plus fermes chez certains hommes. Mais on parle ici simplement d'une érection qui peut sembler plus complète ou plus facile à obtenir: la taille du pénis, elle, reste limitée par son anatomie et n'en sera pas décuplée. Pas de membre plus grand cet été donc, mais plutôt une impression de volume au repos et des érections en mode action-réaction.
Testicules sous la canicule
Chaleur, humidité, détente… Cette impression de gros sexe estival varie fortement selon les conditions, mais aussi selon les individus. Si beaucoup assurent noter une différence sensible durant l'été, d'autres –notamment sur les réseaux sociaux (oui, cet article nous a aussi demandé de faire des recherches peu banales)– n'observent qu'un écart de volume marginal.
En revanche, la position des testicules, particulièrement basse en été, semble faire l'unanimité. Le phénomène est, lui, étudié scientifiquement. Lorsqu'il fait chaud, les testicules descendent naturellement. Le scrotum, qui contient les testicules, a tendance à paraître plus relâché par temps chaud, notamment sous l'influence des muscles crémaster et dartos.
Pourquoi cet ascenseur testiculaire? C'est en fait un mécanisme de protection. Pour garder les testicules à une température idéale située environ 2 à 3°C en dessous de celle du reste de l'organisme, indispensable à une bonne production des spermatozoïdes, tout est fait pour que les testicules s'éloignent du corps afin de mieux se refroidir. Et, on vous le donne en mille, ce mode pendule a également un nom anglophone: le «summer long balls» (pas besoin de traduire, vous avez compris l'idée).
Et si l'on devait revenir un instant sur cette histoire de pénis boosté à la canicule, il faut aussi préciser un point. L'été est aussi la période où l'on se détend, où l'on lâche prise, où nos sens sont éveillés et où notre libido est décuplée. Loin de l'anxiété et du stress quotidien, nous sommes tout simplement plus stimulés et nous avons peut-être davantage le temps d'observer de fond en comble ces parties intimes que l'on emmitoufle en hiver…
Un «pénis d'hiver»?
Et si elle était là, la véritable différence visible: celle du winter penis? Cela ne vous aura pas échappé, mais l'hiver, les verges au repos ont tendance à faire la tronche. Les températures hivernales, ce n'est clairement pas leur truc et c'est scientifiquement prouvé.
Lorsque la température descend, notamment sous les 10°C, l'organisme déclenche le même mécanisme de vasoconstriction, mais avec l'effet inverse! Pour conserver la chaleur au niveau des organes vitaux, les vaisseaux sanguins se resserrent. L'apport sanguin diminue alors aux extrémités, considérées par l'organisme comme des parties non indispensables à la survie immédiate, comme les mains, les pieds et… le pénis. Et oui, le corps a ses priorités et fait passer le cerveau avant!
Résultat, le sexe se rétracte temporairement. Dans certaines conditions de froid intense, la longueur apparente du pénis au repos peut même diminuer jusqu'à 50% et sa largeur jusqu'à 30%. Côté testicules, c'est là encore l'effet inverse des fortes chaleurs: ici, le muscle crémaster se contracte afin de rapprocher les testicules du corps et de maintenir leur température.
Et les femmes, à part ça? Les hommes sont loin d'être les seuls à ressentir les variations saisonnières. En hiver, l'air froid et sec, associé au chauffage intérieur, favorise par exemple la déshydratation de la peau et des muqueuses. Certaines femmes peuvent ainsi ressentir une sécheresse vaginale plus importante pendant cette période, un phénomène parfois surnommé… le «vagin d'hiver».
Pourquoi envions-nous l'orgasme des cochons? Les gauchers sont-ils davantage intelligents? Quand il pleut, est-ce que les insectes meurent ou résistent? Vous vous êtes sans doute déjà posé ce genre de questions sans queue ni tête au détour d'une balade, sous la douche ou au cours d'une nuit sans sommeil. Chaque semaine, L'Explication répond à vos interrogations, des plus existentielles aux plus farfelues. Une question? Écrivez à [email protected].





























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