• Accueil
  • Environnement
  • Une année « catastrophique » : les glaciers ont perdu 20% de leur volume en cinq ans

Selon les données du Réseau des relevés glaciologiques suisse, les glaciers suisses ont fondu à un rythme plus de deux fois supérieur à celui observé lors de toute autre période de cinq ans. 

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 07:19 | mis à jour aujourd'hui à 07:25 - Temps de lecture :

Le Glacier de Gorner, sur le massif du Mont Rose. Photo Sipa Le Glacier de Gorner, sur le massif du Mont Rose. Photo Sipa

C'est une nouvelle année « catastrophique » pour les glaciers suisses, qui ont connu leur deuxième pire bilan annuel après 2022, portant à près de 20% la perte de leur volume en cinq ans, selon une étude publiée jeudi. Selon les données du Réseau des relevés glaciologiques suisse (Glamos), les glaciers suisses ont encore perdu 5,5% de leur volume cette année après avoir connu l'été le plus chaud jamais enregistré et un hiver pauvre en neige.

Entre 2022 et 2026, les glaciers suisses ont fondu à un rythme plus de deux fois supérieur à celui observé lors de toute autre période de cinq ans jusqu'ici, entraînant une perte de près de 20% de leur volume depuis 2021. Leur fonte s'accélère : 10% du volume de glace ont disparu dans les années 1990, contre 27% au cours de la décennie 2016-2026, selon des mesures réalisées sur une vingtaine de glaciers, extrapolées à l'ensemble des près de 1.300 formations glaciaires que compte encore la Suisse.  

« Aucune chance de survie à long terme »

Le réchauffement du pays est deux fois plus important que la moyenne mondiale, selon MétéoSuisse. Les mois de juin à août ont été les plus chauds jamais enregistrés en Suisse depuis le début des mesures en 1864. Ils ont détrôné l'été caniculaire de 2003, qui détenait jusqu'alors le record.

« L'été futur dans un monde à +3 degrés serait environ +3,6°C plus chaud que la période de référence 1991-2020. Au cours de l'été 2026, l'écart s'est élevé à +3,4°C », indique MétéoSuisse, qui estime que « dans un monde à 3 degrés, l'été 2026 serait dans la moyenne ».

La neige qui protège les glaciers avait déjà fondu en partie en juin et avait totalement disparu en septembre, même à 3.500 mètres d'altitude. « Dans de telles conditions, les glaciers alpins n'ont aucune chance de survie à long terme », prévient Glamos.

Articles les plus lusEnvironnement