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La cheffe des sociaux-démocrates Magdalena Andersson, précédemment chargée deux fois de former un gouvernement, a essuyé autant d’échecs.
Elisabeth Thand Ringqvist, à Stockholm (Suède), le 15 octobre 2026. La cheffe du parti centriste suédois, Elisabeth Thand Ringqvist, a été chargée, lundi 19 octobre, de former un gouvernement en Suède, dans l’impasse depuis les élections législatives remportées de justesse par le bloc de gauche, dont les centristes font partie.
Tout au long du week-end, Andreas Norlén, le président du Parlement, a discuté avec les chefs des huit formations politiques. « Cela m’a conduit à demander à Elisabeth Thand Ringqvist d’évaluer les conditions nécessaires à la formation d’un gouvernement susceptible d’être accepté par le Parlement », a-t-il déclaré. « Il s’agit avant tout pour elle d’étudier les conditions » pour trouver une constellation capable de gouverner, au centre. Elisabeth Thand Ringqvist devra revenir vers lui avec ses conclusions au plus tard le 26 octobre.
Depuis les législatives du 13 septembre, le pays est dans une impasse. Première ministre entre 2021 et 2022, la cheffe des sociaux-démocrates Magdalena Andersson, chargée deux fois de former un gouvernement, a essuyé autant d’échecs.
« Grande impatience »
Au sein de son bloc, qui compte 176 sièges au parlement contre 173 pour la droite, deux formations sont très éloignées l’une de l’autre : le parti de gauche, qui exige des postes ministériels pour soutenir un éventuel gouvernement, et les centristes, qui refusent de siéger avec cette formation. « Il y a une grande impatience », a estimé Henrik Ekengren Oscarsson, professeur en sciences politiques à l’université de Göteborg, auprès de l’Agence France-Presse (AFP), assurant que les électeurs souhaitent maintenant que « le processus avance ».
Pour tenter de déverrouiller la situation, le président du parlement peut soumettre un candidat à un vote des députés pour déterminer s’il peut devenir premier ministre. Il dispose de quatre tentatives pour ce faire. Si la dernière échoue, de nouvelles élections doivent être convoquées. Cette possibilité a été utilisée une première fois, jeudi, avec Mme Andersson dont la candidature a été largement rejetée par la chambre, comme prévu.
Interviewée par l’AFP, jeudi, la cheffe des centristes Elisabeth Thand Ringqvist avait dit qu’elle était ouverte à l’idée d’un gouvernement incluant certains partis du bloc de droite.
La Suède a déjà connu ce type de blocage politique. Après les législatives de 2022, il avait fallu trente-sept jours pour former un gouvernement et cent trente-quatre jours après celles de 2018.
Le Monde avec AFP


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