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La tempête exceptionnelle de lundi a transformé Sudbury en un véritable chantier de déneigement. Alors que les rues se dégagent peu à peu, les bancs de neige laissés par la Ville aux abords des résidences créent des situations jugées dangereuses par plusieurs résidents.
La tempête de lundi a laissé Felisa Huculak dans une situation frustrante. C'est un cauchemar ici, confie la résidente Felisa Huculak, pointant du doigt la neige déversée par la municipalité en plein milieu de la chaussée.
Normalement, je fais appel à un déneigeur pour mon entrée, mais l'ampleur du travail était démesurée cette fois-ci. La personne qui a laissé ce tas de neige est repartie aussi tôt ; j'ai donc dû appeler la Ville pour régler le problème, indique-t-elle.

La tempête de lundi à Sudbury a laissé Felisa Huculak dans une situation frustrante.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Du jamais vu
Pour Peter Turco, résident de longue date à Sudbury, l'accumulation de neige tombée lundi rappelle des souvenirs lointains.
C’était incroyable. Je n’avais pas vu une telle quantité de neige depuis la fin des années 1970. C’est un phénomène impressionnant, mais nous vivons au Canada, on finit par s’y attendre, confie-t-il.
Le déneigement a d'ailleurs représenté un défi de taille pour le citoyen, qui a pu compter sur la solidarité de son quartier.
Il nous a fallu deux heures d’efforts acharnés pour percer ce banc de neige et libérer mon camion. C'était lourd, mais mes voisins sont formidables, indique-t-il.
On s’entraide, c’est fantastique. J’adore ce quartier ; sans cet esprit de communauté, je ne serais jamais revenu m’y installer, ajoute-t-il.
Interrogé sur l’efficacité des services municipaux, M. Turco s’est montré compréhensif, saluant le travail accompli malgré l’ampleur de la tâche.
Je dois lever mon chapeau à la Ville. Notre rue a été déneigée dès hier après-midi. Je sais qu'ils subissent énormément de pression, mais, avec le nombre impressionnant de kilomètres de routes à Sudbury, ils ne peuvent pas être partout en même temps. Je suis très satisfait du travail qu’ils font.

Après avoir pelleté pour récupérer sa petite-fille, le réveil était douloureux le lendemain pour Patricia Striewe : elle confie souffrir de courbatures de la tête aux pieds.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Patricia Striewe a, elle aussi, subi les contrecoups de la tempête de lundi : C’était toute une aventure qui a débuté dimanche soir, confie-t-elle. J’ai pelleté et dégagé ma voiture pour aller chercher ma petite-fille; ma fille travaillant de la maison toute la semaine, je m'occupais du gardiennage pour la relâche, déclare-t-elle.
Elle dit sentir la douleur physique le lendemain. Après l’effort de déneigement d’hier, j'ai passé une nuit difficile avec des courbatures de la tête aux pieds, confie Mme Striewe.
Des entrées obstruées
Eric Lancup, qui réside également à Sudbury, est frappé par l'ampleur de la tempête.
Je ne me souviens pas d'avoir vu autant de neige tomber en 24 heures. On se retrouve coincés dans le quartier, c’est du jamais-vu. Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? On pelle, on déblaie, on n'a pas le choix, dit-il.
Bien qu'il comprenne que la priorité de la Ville soit les artères principales, il déplore les pratiques des déneigeurs.
Ce qui me dérange, c'est que le déneigement laisse un banc de neige au bout des entrées. On se retrouve vraiment prisonniers. Même en cas d'urgence, les pompiers ou les ambulanciers ne pourraient pas passer ; ils devraient finir le trajet à pied, et transporter un patient dans ces conditions très difficiles, se désole M. Lancup.
Face à l'adversité, la solidarité s'organise. Tout le monde s'entraide et met la main à la pâte. Nous formons une communauté de bons voisins, se réjouit-il.

Éric Lancup déplore que les chasse-neiges de la Ville obstruent les entrées privées.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Dans des situations pareilles, c’est essentiel, car tout le monde n'est pas équipé pour déblayer. Même ceux qui ont recours à des services de déneigement privés se retrouvent bloqués tant que les machines ne peuvent pas passer.
La Ville du Grand Sudbury rappelle que les équipes se concentrent d'abord sur les artères principales et les accès d’urgence.
Il faudra encore plusieurs jours avant que l’ensemble du réseau routier ne soit totalement praticable.
Avec les informations d’Espérance Fatuma


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