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Subaru a montré le prototype de sa première plateforme électrique développée sans Toyota. Ses deux moteurs donnent 517 ch et le font passer de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes. Jusqu’ici, toutes les voitures électriques de la marque ont été développées avec son compatriote.
Subaru veut concevoir lui-même ses prochaines voitures électriques. Le 18 octobre 2026, sur sa piste d’essai de Sano, au nord de Tokyo, le constructeur japonais a montré un prototype étrennant sa future plateforme électrique. Jusqu’ici, toutes les Subaru électriques ont été développées avec Toyota. Une dépendance industrielle que Subaru aimerait bien voir disparaitre.
D’après Automotive News, présent sur place, la marque déploiera ses premières technologies maison à partir de 2029 environ, sans préciser sur quel modèle. « En développant nos véhicules en interne et en disposant de nos propres technologies en matière de véhicules électriques, nous pouvons rapidement offrir à nos clients la tranquillité d’esprit et le plaisir de conduite qui caractérisent Subaru, même en cette période de changement », explique Takatomo Watamori, directeur exécutif en charge de l’ingénierie.
Une Subaru électrique faite maison, avec Aisin, Panasonic et AMD
Pour l’instant, la nouvelle plateforme roule sous une carrosserie d’Outback. Subaru a dû élargir les passages de roue de cette carrosserie, parce que la plateforme est plus longue entre les deux essieux. Le prototype a deux moteurs, un de 150 kW à l’avant et un de 230 kW à l’arrière, pour un cumul de 380 kW, soit environ 517 ch.

Subaru ne travaille évidemment pas totalement seul. Il a conçu les moteurs avec Aisin, un fournisseur… du groupe Toyota. Quant à la batterie, elle est développée avec Panasonic Energy depuis 2024. D’après les ingénieurs de Subaru, les moteurs sont 30 % plus efficaces que la moyenne du secteur, tandis que la batterie pèserait 25 % de moins que la précédente. De quoi faire gagner 100 kg à la plateforme.
Cependant, Subaru ne précise pas de quelle « moyenne du secteur » il parle. L’autonomie, la capacité de la batterie ainsi que la vitesse de recharge sont également inconnues pour le moment. La raison étant que le modèle de série n’aura pas forcément les caractéristiques du prototype.
Le logiciel non plus ne viendra pas de Toyota
Subaru a aussi conçu une puce sur mesure avec l’américain AMD. Elle fera tourner un calculateur central unique, qui gérera l’aide à la conduite EyeSight de nouvelle génération, le châssis, la motorisation et l’info-divertissement. Avec ce boîtier, les modèles conçus par Subaru pourront pour la première fois être mis à jour à distance, qu’ils soient électriques, hybrides ou à essence.

Selon Nikkei Asia, Subaru veut lancer d’ici la fin de la décennie ses premiers véhicules « définis par logiciel », c’est-à-dire des voitures construites autour de leur logiciel et dont les fonctions évoluent avec les mises à jour. Par ailleurs, le constructeur veut aussi réduire de 40 % le temps de développement de ses modèles grâce à la simulation numérique.
Subaru a d’ailleurs dit n’avoir « aucun projet à ce stade » d’adopter Arene, la plateforme logicielle de Toyota, qui détient pourtant 21 % de son capital, a rapporté Reuters. Deux jours plus tôt, Toyota avait annoncé viser 10 millions de véhicules par an sous cette plateforme d’ici 2030.
Pour amortir ces développements maison, Subaru veut vendre davantage de voitures. En novembre 2025, Atsushi Osaki, CEO du constructeur, a fixé un objectif de 1,2 million de livraisons par an d’ici la première moitié des années 2030, avec dix nouveaux modèles. Le record actuel de Subaru, 1,1 million de voitures, date de 2018.
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