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Le Japon a lancé avec succès le 20 octobre 2026 sa mission spatiale MMX depuis le centre de Tanegashima. L’objectif historique est d’atteindre le système martien, d’explorer les lunes Phobos et Déimos, et de rapporter sur Terre les tout premiers échantillons prélevés sur le satellite Phobos.
Le lancement réussi de la mission MMX par la JAXA
L’Agence aérospatiale japonaise a franchi une étape majeure dans l’exploration interplanétaire. Un lanceur H3 a quitté le pas de tir du centre spatial de Tanegashima, dans le sud de l’archipel, pour propulser le vaisseau Марsian Moons Exploration vers sa longue trajectoire. Des milliers de curieux s’étaient levés aux aurores pour assister au départ de cet engin d’environ cinq tonnes, dont la conception s’appuie sur le succès des précédentes missions d’analyse d’astéroïdes menées par le pays.
Le périple s’annonce colossal. Le module de transport doit parcourir entre 50 millions et 60 millions de kilomètres avant de s’insérer dans l’environnement de la planète rouge.
Marcus Grebenstein a déclaré selon Navbharat Times : « C’est une opportunité unique dans une vie. Nous faisons partie de la première mission à ramener des échantillons du système martien. »
Idefix effectuera une reconnaissance de cent jours
Avant que le module principal ne tente sa manœuvre d’atterrissage, le vaisseau larguera un petit robot mobile développé conjointement par la France et l’Allemagne. Cet appareil, baptisé d’après un célèbre personnage de bande dessinée, pèse environ 25 à 30 kilogrammes et ne dépasse pas les dimensions d’un four à micro-ondes. Il se posera pour entamer une reconnaissance de cent jours.
La gravité sur Phobos est infime, ne représentant qu’une fraction infime de celle de la Terre. Pour éviter que le robot ne se perde ou ne s’abîme en cas de rebond incontrôlé, sa vitesse sera limitée à un millimètre par seconde. Sa mission consistera à jouer un rôle de scout pour la sécurité afin d’identifier des zones stables, à l’écart des pentes trop accidentées ou des pièges de poussière meuble.
Photo : Zoom NewsUn atterrisseur collectera des matériaux rocheux
Une fois les données d’Idefix analysées, le grand atterrisseur de la mission descendra à son tour sur la surface irrégulière de la lune. Sa phase de collecte au sol sera brève et intense. L’engin passera seulement deux heures sur place, utilisant des foreuses et un système d’aspiration pour capturer au moins dix grammes de matériaux rocheux et de poussière.
Ces spécimens permettront aux chercheurs de trancher entre deux hypothèses scientifiques majeures concernant la naissance de Phobos et de Déimos : s’agit-il d’astéroïdes capturés par la gravité de la planète, ou de débris éjectés à la suite d’un impact cataclysmique ancien ? De surcroît, les scientifiques estiment que les impacts reçus par la planète rouge ont pu projeter des fragments de sol martien directement sur son satellite naturel.
La mission prévoit un retour vers 2031
Le calendrier opérationnel est minutieusement planifié pour la décennie en cours. Le vaisseau de la JAXA doit arriver à proximité de la planète voisine vers la fin de l’année 2027. L’exploration et le déploiement des robots se dérouleront entre 2028 et 2029.
Avant de quitter le voisinage martien fin 2030, la sonde survolera le second satellite, Déimos, pour compléter ses observations comparatives. Le module de retour transportera ensuite la capsule hermétique vers notre planète. L’atterrissage est programmé pour 2031 dans les zones arides de Woomera, en Australie méridionale, offrant ainsi aux laboratoires internationaux des matériaux extraterrestres totalement intacts.


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