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Un juge d’instruction parisien est désormais saisi des possibles dérives de son réseau social X.
Stop Homophobie n’a que très peu goûté les propos d’Elon Musk sur la justice française. L’association a déposé plainte samedi 9 mai à Paris contre le milliardaire, qui a injurié sur X les magistrats français enquêtant sur lui, avec des propos à caractère homophobe notamment.
« Ils sont plus faux qu’un euro en chocolat et plus pédés qu’un flamant rose en tutu fluo ! », avait écrit vendredi, en français, Elon Musk sur X. Le patron américain de X répondait à un message évoquant une nouvelle étape dans l’enquête judiciaire en France, puisqu’un juge d’instruction parisien est désormais saisi des possibles dérives de son réseau social.
Étienne Deshoulières, avocat de l’association Stop Homophobie, a déposé plainte « pour injures publiques envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre ». « L’injure homophobe est caractérisée dès lors que la charge injurieuse des propos rejaillit sur le groupe protégé par la loi », a développé auprès de l’AFP Me Deshoulières.
Dans sa plainte, l’avocat rappelle que Stop Homophobie a notamment « pour objet statutaire la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie ». Cette association est donc « recevable à agir » judiciairement pour « combattre les discriminations fondées notamment sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre », déroule-t-il.
Pas présent à une audition fin avril
Dans le sillage des investigations ouvertes en janvier 2025, un juge d’instruction est dorénavant chargé en France d’enquêter sur une éventuelle complicité de diffusion d’images pédopornographiques sur le réseau social X, avait indiqué jeudi le parquet de Paris.
Dans le précédent épisode, Elon Musk n’avait pas répondu fin avril à une convocation de la justice française pour une audition libre.
Cette figure de la tech, tout comme l’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, sont visés en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits.
« Ce sont des attardés mentaux », avait déjà lancé Elon Musk, dans la langue de Molière, sur son réseau social, au sujet des magistrats français, après une perquisition mi-février dans les locaux parisiens de X.
Le réseau social avait dénoncé lors de la perquisition un « acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » et réfuté toute infraction. Il avait assuré qu’il ne se laisserait « pas intimider ».


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