Après des années à alerter sur leurs conditions de travail difficiles et les manques de moyens octroyés, les policiers se mobiliseront ce samedi dans une vingtaine de villes en France à l'initiative du syndicat Alliance. En amont de la mobilisation, des policiers sont rassemblés ce mercredi devant l'Assemblée nationale.
"Stop à l'insécurité !" Le message est clair pour les forces de l'ordre qui se mobiliseront samedi dans une vingtaine de villes en France. Sur l'initiative du syndicat de police Alliance, elles appellent à des marches citoyennes pour alerter sur les conditions de travail difficiles alors que l'insécurité est en augmentation sur le territoire. Pour préparer la mobilisation, des policiers sont rassemblés ce mercredi devant le siège des députés à Paris.
"On manifeste pour la sécurité"
Derrière l'Assemblée nationale à Paris, au niveau de l'entrée des députés, une trentaine de policiers est rassemblée. Tracts à la main, les forces de l'ordre appellent les citoyens à les soutenir samedi prochain.
"Bonjour Madame, venez soutenir la police samedi. On manifeste pour la sécurité s'il vous plait", explique un policier à une passante. Devant le Palais Bourbon, plusieurs députés s'arrêtent quelques minutes pour discuter avec les forces de l'ordre, avant de repartir avec le flyer.
Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, assure être présent pour "discuter, dialoguer". Son souhait serait que les députés "soient là le 31 janvier, dans tous les coins de France. J'espère que les écharpes tricolores seront en tête de cortège en disant 'la police va mal. Nous sommes dans une insécurité grandissante et il faut maintenant agir'".
"Demain il sera trop tard"
Et pour cause, selon le syndicaliste, "demain il sera trop tard". Agir vite donc, voici le mantra des policiers réunis depuis ce mercredi matin à Paris. Comme l'a confié Steve Pozar, responsable du syndicat dans les Yvelines, à Europe 1, entre la vétusté des locaux, le manque de moyens et l'insécurité grandissante, le ras-le-bol est général.
"On a une augmentation énorme de la délinquance. On a une augmentation des narcotrafics. On n'a pas de moyens pour lutter contre ça", tempête le policier qui demande davantage d'effectifs. "On a les pieds et les mains liés, que ce soit par les textes, par la législation", ajoute-t-il. Pour changer la donne, il faudrait selon lui "que les gens ouvrent un petit peu les yeux sur ce qu'on est".
En attendant la mobilisation, les appels au soutien et les tractages vont se poursuivre partout en France d'ici à samedi.


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