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La course qui s’annonçait serrée dans Abitibi-Est s’est finalement avérée être une victoire assez confortable pour le péquiste Stéphane Tremblay, lundi soir.
Nouveau venu en politique, il a mérité plus de 34,6 % des voix exprimées, ce qui lui a conféré une majorité de 2583 votes sur le candidat surprise de la soirée, le conservateur Jean-Philip Girard (22,2 %).
Le député sortant, Pierre Dufour, qui défendait les couleurs du Parti libéral du Québec, a dû se contenter du 3e rang (20,7 %), devant Manon Barbe de la CAQ (12,5 %) et Sara Germain (9,4 %), de Québec solidaire.
Vous n’avez aucune idée comment je suis fier de la campagne qu’on a faite, a lancé Stéphane Tremblay, après avoir reçu les félicitations de ses militants.
Au cours des deux dernières semaines, on sentait que les gens nous approchaient avec une envie de changement, une volonté de passer à autre chose. J’avais l’esprit tranquille parce qu’on a fait le maximum qu’on pouvait faire. L’équipe derrière moi a fait toute la différence.
Élu au sein du gouvernement minoritaire du Parti québécois, Stéphane Tremblay mesure le défi qui se présente à lui dans sa nouvelle vie de député.
D’abord, je ressens le grand privilège que les gens aient pris le temps de mettre un x à côté de ma face sur un bulletin de vote, a-t-il souligné. Maintenant, il faut faire le travail. Ça commence maintenant. On s’est engagé à faire beaucoup de choses en Abitibi-Est et dans la région.
On partait un peu de loin, croit Pierre Dufour

Pierre Dufour avant la fermeture des bureaux de vote à Val-d'Or, dans la circonscription d'Abitibi-Est.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
Après huit ans comme député, Pierre Dufour a encaissé la défaite avec déception.
On espérait être le choix des électeurs mais, on partait un peu de loin, a-t-il commenté. Le changement de parti après avoir été indépendant n’a peut-être pas été accepté par certains. La CAQ semble avoir obtenu des votes qui auraient pu nous permettre d’être plus proches, sans oublier la surprise du Parti conservateur, avec un candidat arrivé en fin de campagne qui n’a pas participé à des structures de visibilité.
Pierre Dufour n’était pas prêt à dire si cette défaite marquait la fin de sa carrière politique. Il part cependant la tête haute.
Le dossier des redevances pour lequel je me suis battu, c’était majeur dans ma philosophie et ça a orienté mon travail pour les gens de la région, fait-il valoir. De voir que l’ensemble des partis ont amené quelque chose en ce sens dans leur plateforme, ça démontre qu’on peut parvenir à faire avancer des choses. Au PQ maintenant de le faire aboutir. J’ose espérer que Sébastien D’Astous va assumer son rôle en ce sens.

Sara Germain a obtenu 1956 votes, ce qui représente 9,4 % des voix.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
Quant à Sara Germain, de Québec solidaire, elle ne cache pas qu’elle attendait de meilleurs résultats.
Je pense avoir fait une excellente campagne dans Abitibi-Est et un excellent débat aussi, a-t-elle confié. Je m’attendais à faire mieux que les sondages, mais bon, ça n’a pas été le cas. Mais, ça n’enlève pas le travail qu’on a fait. Je maintiens qu’on a besoin d’une voix différente dans la région, qui propose un projet différent, qui donne espoir. Ça fait 15 ans que je travaille pour la justice sociale et je vais continuer à m’y engager.


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