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Par Le Figaro avec AFP
Le 20 mai 2026 à 11h44
L’information judiciaire avait été ouverte, après un signalement du bureau de l’Assemblée nationale, devant la Cour de justice de la République (CJR).
Passer la publicité Passer la publicitéLe parquet général près la Cour de cassation a annoncé mercredi avoir requis un non-lieu en faveur d'Aurore Bergé, dans l'information judiciaire ouverte en janvier 2025 et visant la ministre soupçonnée d'avoir menti sous serment sur ses liens avec une lobbyiste des crèches privées. L’information judiciaire avait été ouverte, après un signalement du bureau de l’Assemblée nationale, du chef de «faux témoignage sous serment devant une commission parlementaire».
Ce signalement concernait des propos tenus, sous serment, par Aurore Bergé lors d’une audition le 30 avril 2024 au cours de laquelle elle avait déclaré ne pas avoir de lien personnel, intime ou amical avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches. «Ce signalement s’inscrivait dans les suites de la publication, le 18 septembre 2024, de l’ouvrage, "Les Ogres", écrit par Monsieur Victor Castanet», a rappelé le procureur près la Cour de cassation, Rémy Heitz, dans un communiqué.
Statut de témoin assisté
Le journaliste, prix Albert-Londres pour son ouvrage précédent sur les maisons de retraite et le groupe Orpea, évoquait un «pacte de non-agression» qui aurait été conclu entre Aurore Bergé, titulaire à l’époque du portefeuille de la Famille, et Elsa Hervy. Durant l’information judiciaire, Aurore Bergé a été placée sous le statut de témoin assisté, mais jamais mise en examen.
«À l’issue de l’information judiciaire, les investigations réalisées n’ont pas démontré l’existence d’un lien personnel, intime ou amical entre Mme Aurore Bergé et Madame Elsa Hervy, et n’ont donc pas établi la fausseté des propos tenus par Madame Aurore Bergé le 30 avril 2024», a expliqué Rémy Heitz.
«En conséquence, un non-lieu a été requis (lundi, NDLR) par le parquet général près la Cour de cassation, ministère public près la CJR», a-t-il ajouté, en soulignant qu’«il appartient désormais à la Commission d’instruction de la Cour de justice de la République de se prononcer». Certains collaborateurs de Madame Bergé ont été auditionnés au cours de l’information judiciaire, ainsi que Victor Castanet et Elsa Hervy. Par ailleurs, plusieurs supports numériques appartenant à Madame Bergé et Madame Hervy ont été saisis et exploités, a précisé Monsieur Heitz.


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