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Sophie Adenot a bouclé sa troisième sortie dans l’espace en trois semaines, une EVA entièrement féminine et réussie, malgré un souci de mobilité de sa combinaison survenu en toute fin de parcours.
Et de trois. Mardi 1er septembre, Sophie Adenot a bouclé avec succès sa troisième sortie extravéhiculaire, cette fois en compagnie de l’Américaine Jessica Meir, commandante de la Station spatiale internationale (ISS). Les deux femmes, qui ont passé presque 7 heures à l’extérieur, ont réussi le principal objectif de leur mission.
Il s’agissait de remplacer un rétroréflecteur de navigation sur le module Harmony. Ce petit miroir aide les vaisseaux à viser juste pour s’amarrer à l’ISS. En parallèle, Jessica Meir a installé une nouvelle caméra en haute définition sur la structure externe de l’ISS.
Tout s’est donc bien passé pour le duo, sauf en toute fin de sortie. Comme l’a souligné l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a suivi le parcours de l’astronaute française, cette dernière a fini par signaler une mobilité réduite de son bras gauche. Un pépin également signalé par la NASA dans son compte-rendu post-mission.

Que s’est-il passé ? La réponse est venue de Jessica Meir, une astronaute très expérimentée (sept sorties spatiales à son actif) : en examinant en détail la combinaison, elle a estimé que le système de chauffage du gant devait coincer et bloquer les mouvements de l’articulation de l’épaule gauche, entraînant une limitation des gestes de Sophie Adenot.
La parade a été simple : ouvrir la fermeture de l’articulation, et la mobilité est revenue avant le retour dans le sas. Rien de grave, donc, pour l’ex-pilote d’essai d’hélicoptère et colonelle de l’armée de l’air et de l’espace. La fin de l’intervention a pu se dérouler normalement, sans situation d’urgence, et tout le monde a pu regagner correctement le sas.
🚀 Après près de six heures de sortie extravéhiculaire, @Soph_Astro et @Astro_Jessica regagnent progressivement le sas de la Station spatiale internationale.
À la suite de difficultés de mobilité signalées à l’épaule gauche de sa combinaison, Sophie entrera la première dans le… https://t.co/eq1nrzWBuV
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Une sortie réussie et sans vrai accroc, mais qui n’est pas tout à fait terminée
Malgré une longue EVA (ExtraVehicular Activity), deux tâches sont restées en plan. La pose de câbles de liaison électrique, partielle, et la préparation du remplacement d’un radiateur du spectromètre magnétique Alpha, le détecteur de rayons cosmiques installé sur la Station spatiale internationale. Ces tâches étaient moins prioritaires cependant.
En raison d’un retard pris sur le planning, décision a été prise de laisser la suite du chantier au prochain binôme.
Pour Sophie Adenot, le rythme de ces dernières semaines aura été tout à fait intense. La Française vient en effet de boucler sa troisième EVA en trois semaines, ce qui est exceptionnel – Thomas Pesquet avait connu toutefois un volume d’activité encore plus resserré, avec trois interventions hors de l’ISS en neuf jours.

Malgré tout, l’astronaute a pu acquérir une sacrée expérience, et tenir le rôle de leader sur cette EVA – d’où les bandes rouges sur son scaphandre, qui la distinguaient de sa coéquipière à l’extérieur. L’intervention était aussi la sixième sortie 100 % féminine de l’histoire des vols habités, et la première pour une Française. Le 18 août, elle était déjà devenue la première tricolore à sortir dans l’espace.
Maintenant, la grande question est de savoir quand Sophie Adenot rentrera sur Terre. Sa mission devait durer neuf mois, jusqu’en novembre 2026. Mais ces derniers temps, il était question de raboter cette durée de deux mois, avec un départ de l’ISS en septembre. Mais un souci technique sur la capsule Dragon de SpaceX pourrait changer encore le planning.
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