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Ces images reviennent à chaque fois qu'un astronaute arrive sur Terre après un séjour prolongé dans l'espace, et Sophie Adenot ne fait pas exception à la règle. Durant leurs premiers instants sur Terre, ils ont du mal à se déplacer et doivent être soutenus comme s'il s'agissait de personne à mobilité réduite.
Que se passe-t-il réellement à bord d’une capsule spatiale pendant qu’elle voyage autour de la Lune avant de revenir sur Terre ? La Nasa vient de publier les images, les voix et les notes d’Artemis II. Et les astronautes y racontent une Lune bien plus inhabituelle que le laissent penser les images que l’on connait de notre satellite.... Lire la suite
Cela n'est pas étonnant, puisque dans le cas de Sophie Adenot, après quasiment huit mois passés dans la Station spatiale internationale (ISS), l'astronaute française n'a pas eu à se servir de ses muscles depuis un certain temps. En l'absence de pesanteur, les muscles ne sont plus sollicités pour se déplacer ou tout simplement pour supporter le poids du corps. Dans ces conditions, aucun effort n'est nécessaire au quotidien et les muscles s'atrophient peu à peu.
L’équipe de France du spatial est de nouveau au complet… sur Terre ! ???????????? Près de huit mois à bord de l’ISS, de la recherche, encore de la recherche et trois sorties dans l’espace : @Soph_astro revient avec quelques histoires à raconter ! Bravo pour cette première mission… pic.twitter.com/AAZDpa7b6g
— Thomas Pesquet (@Thom_astro) October 8, 202615 % de masse musculaire en moins
Pour contrer cet effet, les astronautes sont soumis à de longues séances de sport quotidiennes, d'au moins 2 h 30 chaque jour, destinées à mobiliser tout de même les muscles dans cet environnement où ils sont devenus quasiment inutiles, mais si ces pratiques peuvent enrayer en partie le phénomène, elles ne suffisent pas. On considère qu'un astronaute perd environ 15 % de sa masse musculaire durant son séjour dans l'espace, ce qui est considérable, y compris sur un organisme en bonne santé.
Sophie Adenot : le parcours hors norme de la future astronaute française
Prochaine Française à partir dans l'espace dans le cadre d'une mission prévue vers la Station spatiale internationale (ISS) en février 2026, Sophie Adenot est ingénieure, militaire, pilote d'hélicoptère et sportive aguerrie. Et bien plus que ça encore.... Lire la suite
Mais ce n'est pas tout : les os des astronautes sont également soumis à rude épreuve durant leur voyage dans l'espace. Tout comme les muscles, ils ne sont plus sollicités pour soutenir le poids du corps et subissent une perte de leur densité, et donc de leur force. En clair, les astronautes souffrent d'ostéoporose, tout comme certaines personnes âgées sur Terre, et les études indiquent qu'une fois en orbite, ils perdent environ 1 % de leur masse osseuse chaque mois.
Un petit problème aujourd'hui, mais un grand demain
Là aussi, les activités sportives à bord de l'ISS aident à ralentir le phénomène, et une fois sur Terre, un exercice physique régulier permet aux voyageurs spatiaux de recouvrer toute leur santé d'antan. Cela dit, lorsqu'il s'agira de partir pour des destinations plus lointaines, comme Mars, cela pourrait devenir un véritable problème car les astronautes n'auront pas toute une armada de médecin comme Sophie Adenot lorsqu'elle est revenue sur Terre.
Sophie Adenot (et Jessica Meir) en train de tester les constantes de l'astronaute pendant le vol. © ESA, Nasa
Pire : ces dommages causés au corps des astronautes ne sont que les plus visibles, mais l'absence de gravité leur cause aussi d'autres problèmes de santé au niveau du cœur qui a moins d'effort à faire pour pomper le sang, du cerveau qui se déplace différemment dans la boîte crânienne, ou encore des yeux qui souffrent du déplacement des fluides à l'intérieur du corps.
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Voyager dans l’espace, ce n’est pas anodin. Des chercheurs nous le rappellent aujourd’hui. Ils se sont intéressés à l’effet que cela peut avoir sur le sang des astronautes. Et confirment la lourde réalité du syndrome de l’anémie spatiale.... Lire la suite
Toutes ces conséquences ne sont pas encore entièrement comprises. Et l'aphasie inexpliquée dont a souffert Mike Fincke dans l'ISS avec la mission Crew-11 peu avant l'arrivée de Sophie Adenot a attiré davantage d'attention sur les problèmes de santé que les astronautes peuvent connaître. Une des missions de l'astronaute française était justement de mieux comprendre comment le corps réagissait en apesanteur, notamment via la mission PhysioTool qui mesurait toutes ses constantes pendant plusieurs sessions. Ce sont ces données récoltées peu à peu qui permettent de mieux comprendre la complexité de ce que connaît le corps humain dans ces conditions si différentes de tout ce à quoi il est habitué.


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