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Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon récolte 46 % des intentions de vote dans le Bas-Saint-Laurent et se place en avance dans la région, selon un sondage régional de la firme Segma pour le compte de Radio-Canada et Le Soleil, réalisé du 8 au 14 septembre.
La Coalition Avenir Québec de Christine Fréchette arrive en deuxième place, à 24 % d'intention de vote, rapporte le sondage Segma – Radio-Canada – Le Soleil, effectué dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent.
Le Parti conservateur du Québec arrive en troisième position avec 14 % de l'appui des sondés et dépasse donc Québec Solidaire et le Parti libéral du Québec avec respectivement 9 % et 6 % d'intention de vote de la part des répondants.
Intentions de vote au Bas-Saint-Laurent (excluant les indécis)
| Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon | 46% |
| Coalition avenir Québec de Christine Fréchette | 24% |
| Parti conservateur du Québec de Éric Duhaime | 14% |
| Québec solidaire de Ruba Ghazal | 9% |
| Parti libéral du Québec de Charles Milliard | 6% |
| Tout autre parti | <1% |
Le sondage détecte une part d'électeurs indécis. 16 % des répondants ne savent pas pour qui voter, rapporte Segma Recherche. 3 % des sondés ne prévoient pas voter ou annuleront leur vote et 2 % ont refusé de répondre.
Ce que j’observe, c’est que le PQ est clairement en avance dans le Bas-Saint-Laurent, remarque l’analyste de Segma Recherche, Jonathan Couturier. Le Parti québécois mène dans tous les groupes d’âge, chez les femmes et les hommes, et peu importe le niveau d’étude.
Le PQ est quand même bien installé.
Il rappelle que le Bas-Saint-Laurent a historiquement été une région fertile pour le PQ. Cependant, une intention de vote à 46 % pour la région, ça constitue quand même le niveau le plus élevé depuis 2014 pour le PQ, selon lui.
34 % des répondants peuvent encore changer d’idée
Le vote du tiers des électeurs sondés n’est pas encore définitif, ce qui fait dire à Jonathan Couturier que la course n’est pas encore jouée au Bas-Saint-Laurent d’ici le vote du 5 octobre.
Il y a encore une bataille à mener. Il y a encore 34 % des gens qui peuvent changer d’idée, ce n'est quand même pas négligeable, analyse-t-il, en précisant que ce coup de sonde a été mené avant les deux débats des chefs de TVA et de Noovo.
Par ailleurs, le sondage fait ressortir que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir arrêté leur réflexion dans la région. 41 % des femmes indiquent qu’elles pourraient changer d’idée, comparativement à 28 % des hommes, rapporte Segma Recherche.
Votre choix est-il définitif ou il peut changer d’ici l’élection ?
| Mon choix est définitif | 66% |
| Il peut changer d'ici l'élection | 34% |
Cela veut tout de même dire que le deux tiers des sondés indiquent que leur choix est définitif. C’est la région au Bas-Saint-Laurent, partout au Québec, où les gens sont les plus nombreux à avoir fait leur choix, note l'analyste de sondage.
D’ailleurs, Paul St-Pierre Plamondon et Christine Fréchette sont nez à nez lorsqu’on demande aux répondants à qui font-ils le plus confiance pour diriger le Québec en période de guerre tarifaire. Cependant 28 % demeurent indécis sur cette question.
Ce que ça me dit ça, c’est que Christine Fréchette, [...] les gens ont quand même une bonne perception de son leadership, surtout dans le cadre de la guerre tarifaire, dans le Bas-Saint-Laurent, analyse le sondeur.
Meilleur choix pour diriger le Québec en période de guerre tarifaire au Bas-Saint-Laurent
| Paul St-Pierre-Plamondon du Parti québécois | 28% |
| Christine Fréchette de la Coalition avenir Québec | 27% |
| Éric Duhaime du Parti conservateur du Québec | 9% |
| Ruba Ghazal de Québec solidaire | 4% |
| Charles Milliard du Parti libéral du Québec | 3% |
| Aucun/Ne sait pas | 28% |
| Autre chef | <1% |
| Refus de répondre | <1% |
Méthodologie
Le sondage a été mené par Segma Recherche pour le compte de Radio-Canada et Le Soleil au téléphone et en ligne du 8 au 14 septembre 2026 auprès de 501 personnes adultes dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent.
À titre indicatif, un échantillon entièrement probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 4,4 %, calculée selon un intervalle de confiance de 95 %.
Au Bas-Saint-Laurent, 35 % de l’échantillon a été récolté dans la circonscription de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, 30 % dans Rimouski, 24 % dans Matane-Matapédia-Mitis et 11 % dans Côte-du-Sud, selon les données non pondérées.
50 % voteraient Non à la souveraineté
Bien que le Parti québécois soit en tête des intentions de vote pour le 5 octobre, l'appui au projet d’indépendance du Québec rallie seulement 33 % des électeurs sondés au Bas-Saint-Laurent si un référendum avait lieu maintenant.
Intentions de vote si un référendum sur la souveraineté du Québec avait lieu au Bas-Saint-Laurent
| Non | 50% |
| Oui | 33% |
| Ne sait pas | 17% |
Mais là encore, le Bas-Saint-Laurent se distingue, puisqu'il s'agit de la région sondée du Québec avec le plus fort appui pour l'indépendance. 33 %, ça peut sembler bas [...], mais dans les autres régions [sondées] du Québec, c’est plus bas que ça, indique Jonathan Couturier.
Même au sein de l’électorat péquiste dans la région, le sondeur dit remarquer que la souveraineté ne rallie pas tous les répondants.
Il y a quand même 40 % des électeurs du PQ qui voteraient non, ou qui ne le savent pas. Probablement qu’il y a quand même des gens au PQ qui hésitent un peu pour l’instant considérant le contexte économique, probablement que c’est lié à ça, analyse Jonathan Couturier.


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