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ENTRETIEN - Le moniteur de conduite de 35 ans a décidé de mettre toutes les chances de son côté pour rencontrer le grand amour, en participant à la 10e saison du programme de dating sur M6. Il est compatible avec Estelle à 79%.
Ce n’est pas tous les jours qu’un fan de football a l’occasion d’épouser une joueuse professionnelle. C’est pourtant ce qui est arrivé à Stéphane. Le moniteur de conduite de 35 ans s’est inscrit au casting de la dixième saison de «Mariés au premier regard» sur un coup de tête. Alors quand les expertes du programme sur M6, Estelle Dossin et Marie Tapernoux lui ont annoncé qu’une compatibilité de 79% entre sa future femme et lui avait été trouvée, il était aussi surpris que ravi.
Mais il a très vite déchanté en voyant que sa mère n’était, de son côté, pas contente du tout. Jusqu’au dernier moment, la présence de cette dernière au mariage était remise en question. Elle a finalement fait un effort pour son fils unique et a accepté d’assister au mariage de ce dernier avec Estelle à Gibraltar. Nous nous sommes entretenus avec Stéphane.
TV MAGAZINE. - Pourquoi vous êtes-vous inscrit à «Mariés au premier regard» ?
Stéphane. - D’abord, c’est une émission que je regardais souvent à la télévision. Mais ce qui a fait que j’ai sauté le pas, c’est que j’étais dans une période de grande remise en question dans ma vie amoureuse. J’avais besoin d’un challenge, que ma vie sentimentale prenne un autre tournant. Les applications de rencontre et les sorties entre amis ne fonctionnaient plus. C’est pour cette raison que j’ai souhaité participer. Je me suis dit que je pouvais aussi trouver l’amour grâce à la science et grâce à cette expérience.
Depuis combien de temps étiez-vous célibataire ?
Mes expériences amoureuses passées étaient un peu catastrophiques. Je n’ai pas eu beaucoup de chance. Pendant quelques années, j’ai traversé une longue période de célibat, le temps de faire un travail sur moi-même. J’ai analysé toutes les relations que j’ai eues, en développant ce que je n’avais pas bien fait, les difficultés que j’avais rencontrées. Cette analyse m’a permis de devenir un nouvel homme. Je suis prêt à rencontrer la bonne personne. Je ne renie pas mon passé amoureux difficile parce qu’il a façonné l’homme que je suis aujourd’hui.
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Comme les téléspectateurs ont pu le voir dans les épisodes précédents de «Mariés au premier regard», votre mère n’a pas bien réagi en apprenant votre participation au programme. Comment l’avez-vous vécu ?
Assez bien dans le sens où ça ne m’a pas totalement surpris, la connaissant. C’est une personne assez discrète. Je m’y attendais. J’avais commencé à préparer le terrain, sans lui dévoiler que j’allais me marier au premier regard, mais en lui disant que j’aimerais bien me marier, que j’arrivais à un âge où j’avais besoin de cette union, de rencontrer quelqu’un, etc. Toutes les manières sont bonnes pour rencontrer la bonne personne. Ce qui la dérangeait le plus, c’étaient les caméras. Elle ne voulait pas de cette exposition.
Comment décririez-vous la relation que vous avez avec votre mère ?
Je dirais fusionnelle, assez complice. Comme je le dis toujours, elle est ma seule famille. Nous sommes très proches. Il y a un événement qui a accentué son amour pour moi. À ma naissance, elle a failli mourir à cause de complications liées à l’accouchement. Elle a eu peur de perdre son bébé et, en plus, elle a accouché toute seule, sans mes tantes qui étaient au Sénégal ni mon père que je n’ai jamais connu. Miraculeusement, elle a survécu, elle a eu son enfant. Elle s’est dit : «J’ai mis ce petit au monde et je donnerai tout pour ce petit». Je pense que c’est pour ça qu’il y a un lien si fort entre ma mère et moi.
Le jour de votre mariage à Gibraltar, dans quel état d’esprit étiez-vous ?
J’étais impatient. Je n’étais pas forcément stressé, plutôt confiant. J’avais chaud, très chaud. J’avais mis des mocassins, j’étais tout beau dans mon costume. J’étais dans une optique de faire confiance au destin. Ça ne sert à rien de stresser : les dés sont jetés, la personne est là, il n’y a plus qu’à. J’étais plus pressé de voir la personne avec qui j’avais 79% de compatibilité qu’autre chose.
C’était ma France « black-blanc-beur ».
StéphaneQu’avez-vous ressenti en voyant Estelle pour la première fois ?
J’étais conquis. Je pense que ça s’est vu. Toutes mes dents étaient sorties. J’étais vraiment content, heureux. Je l’ai trouvée super belle, magnifique, avec de très beaux yeux. Ensuite, j’étais pressé de découvrir où se trouvaient ces 79% de compatibilité, au-delà du physique. Quand nous étions dans la voiture, j’ai posé beaucoup de questions.
Comment avez-vous réagi en apprenant qu’elle était footballeuse professionnelle ?
Pas mal. Pour moi, c’était un métier comme un autre. Je me suis dit qu’elle devait avoir une certaine rigueur, du caractère, et que ça pouvait me correspondre. J’ai fait le lien avec ma vie, parce que moi, j’ai été joueur de football américain en semi-pro, j’ai même été en équipe de France. Donc, ça m’a parlé. Je me suis dit que la compatibilité était peut-être là. Et comme elle était encore en activité, je me suis dit que je pourrais comprendre son quotidien. Puis petit à petit, son mode de vie a commencé à me faire peur. J’aime beaucoup les voyages. Elle a des contraintes qui font qu’elle ne peut pas voyager facilement. J’aime bien faire des surprises, des petits week-ends romantique. Là, ce n’est pas possible. Je n’avais pas anticipé que ce serait aussi restreint.
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Que diriez-vous de l’ambiance qu’il y avait à votre mariage, notamment la soirée ?
C’était un mariage au top. Tout le monde s’est mélangé. C’était cosmopolite, c’était ma France «black-blanc-beur». J’ai adoré. Tout le monde s’est amusé. Nous avons même oublié les caméras. Le fait que j’offre une tenue traditionnelle sénégalaise à Estelle, qu’elle l’accepte et la porte, c’était fort. Franchement, c’était top. Le fait soit autant intéressée par ma culture sénégalaise, ça m’a vraiment rassuré. Ma mère aussi, parce qu’elle avait beaucoup d’appréhensions par rapport à la belle-famille. En tant que Français d’origine sénégalaise, je suis fier d’avoir cette double culture. Parfois, c’est difficile pour les gens de l’accepter. Si un jour j’ai un enfant, il aura une double culture aussi et qu’il ne faudra pas oublier.
Aviez-vous peur que votre future femme soit réticente à votre culture sénégalaise ?
Oui, tout à fait. C’est triste à dire, mais aujourd’hui, les gens sont de plus en plus sectaires. Tout le monde met les autres dans des cases. Moi, je suis d’une France des années 90 où l’on se mélangeait, où l’on ne parlait pas forcément de couleur ou de religion. J’aimerais que mes enfants soient élevés dans cette culture-là. Si un jour j’ai un enfant, il sera noir. Il fera peut-être face au racisme. Il faut que la mère, même si elle est blanche, puisse discuter avec lui en disant : «Je sais, je comprends ta problématique». Moi, j’ai ressenti ça, malgré le fait que je sois Français. Je suis allé en école privée, catholique, j’étais le seul petit “renoi”, ce n’était pas simple tous les jours.


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