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Le Soft Hermitting, ou le repli social bienveillant, séduit de plus en plus sur les réseaux sociaux.
La recherche d’un équilibre entre la vie professionnelle, les obligations familiales et le repos pousse de nombreuses personnes à lever le pied.
Le « Soft Hermitting » et le besoin de décompression
L’aspiration à passer une soirée sans interactions humaines gagne du terrain, en particulier chez les jeunes générations et les parents soumis à des emplois du temps chargés. Pour beaucoup, l’idée d’une soirée libre sans le moindre engagement social procure un élan d’énergie pour la journée.
Ce repli volontaire, désigné sur les plateformes numériques par le terme Soft Hermitting, permet de fixer des limites saines et de recharger ses batteries sociales. Toutefois, la limite entre la préservation de soi et le retrait durable du monde extérieur reste mince.
Monica Vermani, psychologue canadienne, citée par Brigitte, indique que si l’on constate que l’on refuse constamment des invitations, que l’on appréhende les rendez-vous à venir avec d’autres personnes ou que l’on ressent un soulagement lorsque des rencontres prévues sont annulées, il y a lieu d’être vigilant.
Quand la réflexion sur soi devient une source de stress
Parallèlement à la quête de tranquillité, la diffusion de contenus psychologiques sur les réseaux sociaux modifie la façon dont les individus perçoivent leurs propres émotions. La psychoéducation, qui vise à transmettre des connaissances sur la santé mentale, joue un rôle préventif et explicatif essentiel, selon Elisabeth Dallüge, vice-présidente fédérale de l’Association fédérale des psychothérapeutes allemands (DPtV), relayée par le journal WELT.
Photo: sueddeutsche.deNéanmoins, cette abondance d’informations peut piéger les utilisateurs. La psychologue et psychothérapeute Miriam Junge souligne que la suranalyse de soi transforme parfois des émotions tout à fait normales en symptômes perçus comme inquiétants. La tristesse, la colère ou la fatigue font partie intégrante de l’expérience humaine et ne relèvent pas automatiquement d’une pathologie.
Le piège de la surresponsabilisation au quotidien
Un autre mécanisme psychologique analysé par les spécialistes concerne la tendance à vouloir tout contrôler. Cornelia Stöckel, psychologue et thérapeute familiale systémique, explique dans un entretien accordé à la revue spécialisée Psychologie Heute que l’excès de responsabilité amène certaines personnes à s’investir au-delà du raisonnable, croyant pouvoir influencer des situations qui échappent en réalité à leur contrôle.
Photo: brigitte.deCe profil se manifeste fréquemment dans la gestion de la vie de famille ou des relations professionnelles, où l’individu s’épuise à vouloir prévenir le moindre conflit ou à satisfaire les attentes de son entourage. Pour briser ce cycle, les experts recommandent d’introduire un temps de réflexion entre le stimulus extérieur et la réponse, afin de réévaluer la part de responsabilité réelle dans chaque situation.


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