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La Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean (SECLSJ) tenait mardi à Saint-Thomas-Didyme la première de trois rencontres d’information sur son projet d’énergie solaire. Le projet comporte des aspects qui pourraient le favoriser, croit un expert.
Le projet de 19,7 mégawatts vise à répondre à un appel d’offres panquébécois d’Hydro-Québec pour un total de 300 MW. Deux autres activités d'information auront lieu mercredi et jeudi dans les deux autres communautés qui accueilleraient le projet, soit Saint-Félicien et Mashteuiatsh.
La SECSLJ, qui comprend Mashteuiash ainsi que les MRC de Maria-Chapdelaine et du Domaine-du-Roy, exploite depuis 18 ans deux minicentrales hydroélectriques à Val-Jalbert et à la 11e Chute. Les profits annuels d’environ un million de dollars retournent à la communauté.
Selon le professeur agrégé en génie électrique de l'Université McGill, François Bouffard, cette expérience pourrait l'avantager sur les autres projets qui se dessinent au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
C'est le modèle d'affaires qui va faire foi de tout par rapport à qui pourra gagner l'appel d'offres et qui ne gagnera pas l'appel d'offres. Parce qu’à la fin, Hydro-Québec veut s'assurer d’aller en partenariat avec des entreprises ou des groupes qui ont les reins solides financièrement et aussi techniquement et qui ont le soutien de la communauté où ils vont s'implanter, a avancé le professeur.

François Bouffard, professeur agrégé au Département de génie électrique et génie informatique de l'Université McGill
Photo : CBC / Louis-Marie Philidor
Parmi les autres critères de la société d’État se trouvent la proximité au réseau, les retombées économiques et la capacité de produire à temps pour 2029.
Des sites avantageux
Les panneaux solaires de Saint-Thomas-Didyme seraient installés sur le site de l'usine de sciage de Domtar qui est fermée depuis 2023. La portion félicinoise se réaliserait aussi près d'une usine de Domtar.
Le projet de Saint-Honoré, mené par Innergex, se développerait sur un terrain libre dans le secteur des carrières, tandis que celui de L’Ascension-de-Notre-Seigneur, de Nutrinor Gilbert Énergies renouvelables, serait installé sur un ancien site d’enfouissement technique.

Le projet de L’Ascension-de-Notre-Seigneur se ferait sur un ancien site d'enfouissement sanitaire. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer
Les endroits projetés représentent des avantages par rapport à ceux envisagés plus au sud, estime François Bouffard.
Ce qui est peut-être plus intéressant, surtout dans les latitudes un peu plus nordiques au Québec, c’est si on a un site, on pourrait dire fatal, où il n’y a pas vraiment d'autres développements parce que soit c'est un ancien site d'enfouissement ou c'est une terre qui est très difficile à cultiver ou c'est un terrain qui est contaminé. Ce sont des endroits qui sont intéressants à développer parce qu'on ne perd pas nécessairement de territoire, a-t-il exposé.
L’appel d’offres d’Hydro-Québec prend fin le 31 mars et les projets retenus devraient être annoncés l’an prochain. D’ici 2035, Hydro-Québec vise à se doter d’une capacité de production de 3000 MW d’énergie solaire.


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