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Deux jours après une journée de chaos qui a fait près de 2 400 interpellations, Sébastien Lecornu préside ce lundi une cellule de crise, tandis que les maires appellent à se rassembler devant les mairies à midi. Laurent Nuñez est attendu à Marseille. Suivez notre direct.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 10:12 | mis à jour aujourd'hui à 10:17 - Temps de lecture :
Sébastien Lecornu préside ce lundi à 10h une cellule interministérielle de crise consacrée à l'économie, aux assurances et aux suites judiciaires des violences du 17 octobre. Plus tôt, à 9h, le ministre Serge Papin réunit à Bercy les fédérations de commerçants, les banques et les assureurs, alors que quelque 1 500 commerces ont été touchés.
À l'appel de l'Association des maires de France, rejointe par les maires ruraux, des rassemblements sont prévus devant les mairies à partir de midi. Laurent Nuñez, dont la démission a été refusée par Emmanuel Macron, se rend de son côté à Marseille, où le maire Benoît Payan lui réclame « la vérité » sur les ordres donnés aux forces de l'ordre samedi.
La pression reste forte sur l'exécutif, au lendemain d'une allocution d'Emmanuel Macron jugée sans réponse par les oppositions. Le chef de l'État, qui a maintenu sa tournée dans le Golfe, a promis une concertation cette semaine avec les lycéens, les étudiants et les partenaires sociaux. Le bilan s'établit à 2 397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés. Samedà à Saint-Etienne, un manifestant de 17 ans a eu la main arrachée par une grenade et à Mulhouse, une jeune femme du même âge a perdu un œil.
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Des étudiants en écoles d'art et de culture bloquent l'accès au musée du Louvre. Capture d'écran X
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Laurent Nuñez, Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin à l'Assemblée. Photo Sipa/Jeanne Accorsini
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Laurent Nuñez et Edouard Geffray. Photo Sipa/NICOLAS MESSYASZ
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A Paris, ce dimanche 18 octobre. Photo Sipa/Maya Vidon-White/UPI/Shutterstock
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Une boutique pillée à Paris. Photo Sipa/AP/Emma Da Silva
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A Marseille, la situation était encore tendue dimanche. Photo Sipa/Alain Robert
Suivez notre direct :
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10:09
L'accès au musée du Louvre bloqué en soutien au mouvement lycéen
L'accès au musée du Louvre est actuellement bloqué par des étudiants en écoles d'art et de culture. Dans un texte rédigé à l'attention des visiteurs étrangers, les manifestants expliquent faire cela en raison de la « politique anti-service public du gouvernement français ». Cette action « est une tentative d'atteindre notre but, tandis que le gouvernement n'a pas d'autre réponse aux protestations de la jeunesse que la violence policière. »
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10:01
Les violences sont une « forme d'insurrection », selon Vincent Jeanbrun
Le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, a qualifié lundi « de forme d'insurrection » les violences en France et dénoncé une délinquance « nourrie par le narcotrafic » sur Sud Radio. Le ministre, lui-même victime d'une attaque à son domicile en 2023 en tant que maire de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) lors des émeutes liées à la mort de Nahel, a jugé qu'il s'agissait d'un « phénomène insurrectionnel » avec une « volonté de s'attaquer à nos institutions ». « Notre pays a été blessé collectivement [...], blessé mais pas mort, notre pays tient debout », a-t-il ajouté. « Il faut avoir l'humilité de reconnaître que ce qui s'est passé samedi est nouveau », avec une conjonction de « manifestations » qui peuvent dégénérer en fin de cortège, de « pillages » et de « violences urbaines type guérilla ».
Interrogé sur le fait de savoir si « une fraction délinquante de la banlieue » avait « mis à sac une partie de la France », Vincent Jeanbrun a répondu qu'il « y avait une petite partie de nos quartiers populaires qui abritent une forme de délinquance notamment nourrie par les narcotrafiquants ». « Vous avez des jeunes et moins jeunes qui sont parfaitement formés à cette espèce de violence, à cette espèce de guérilla urbaine, et ça ne s'apprend pas à l'école. Donc ça s'apprend où ? Dans les rues de certains quartiers, avec des forces obscures des narcotrafiquants qui apprennent à notre jeunesse très tôt à attaquer la police et à la détester », a-t-il dit « C'est une minorité », a-t-il insisté, en ajoutant que les « enquêtes permettront de déterminer d'où viennent ces individus ». En 2023, il y « avait des barres de fer, des haches, des piolets, des disqueuses professionnelles », a rappelé le ministre.
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Gérer mes choixVincent Jeanbrun a également prié les responsables publics et notamment Jean-Luc Mélenchon d'arrêter de « mettre de l'huile sur le feu » et plaidé pour « une tolérance zéro » envers les auteurs de violences et de pillages.
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09:55
Blocage en cours à Sciences Po Paris
Un blocage est en cours rue Saint-Guillaume, dans le 7ème arrondissement de Paris, où se situe l'établissement d'enseignement supérieur Sciences Po, selon les images du journaliste Luc Auffret.
Des barricades ont été dressées pour empêcher l'accès à la rue.
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09:47
Le gouvernement promet de « faciliter » la remise en état des commerces dégradés
Le gouvernement fera tout pour « faciliter » la remise en état des commerces directement touchés par les violences du week-end en France, a promis lundi la porte-parole du gouvernemen,t Maud Bregeon. « Je le dis aux commerçants qui ont subi des dégâts et des dégradations parfois extrêmement graves, [...] nous serons à leurs côtés », et « tout sera fait pour leur faciliter autant que nécessaire les démarches et la remise en état de leurs commerces », a affirmé sur LCI Maud Bregeon, par ailleurs ministre déléguée à l’Énergie.
Interrogée sur le coût des dégâts du week-end, Maud Bregeon n'était pas en mesure d'avancer une estimation à ce stade.
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09:37
Près de 17 millions de personnes devant l'allocution d'Emmanuel Macron
Quelque 16,7 millions de téléspectateurs en moyenne ont suivi dimanche soir l'allocution d'Emmanuel Macron sur l'ensemble des chaînes qui la diffusaient, selon les chiffres de Médiamétrie publiés lundi.
Cette allocution solennelle, traditionnellement le format d'intervention présidentielle le plus suivi, a été diffusée à 20h sur TF1, France 2, M6 et les chaînes d'information en continu, pendant une durée de 8 minutes environ.
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09:25
« Si un état d’urgence doit être décrété, il faut le faire », assure Gabriel Attal
« S'il faut temporairement avoir recours à des forces armées, il faut le faire. Il y a une urgence : rétablir l'ordre », affirme Gabriel Attal sur RTL. « Les Français attendent une seule chose : pas une nuit de plus. » Pour le candidat à la présidentielle, « tous les moyens administratifs doivent être utilisés comme des perquisitions ou des assignations administratives. [...] Si un état d’urgence doit être décrété pour ce faire, il faut le faire. Il faut que des personnes soient interpellées chez elle. »
« On doit pouvoir aller identifier [les pilleurs] et les chercher pour faire des exemples. On ne peut pas faire dans la dentelle aujourd'hui », poursuit l'ex-Premier ministre. « Le gouvernement a failli, mais la première responsabilité est celle des casseurs. Il y a des Français qui ont manifesté totalement pacifiquement, qui ont des revendications totalement légitimes et qu'il faut entendre. »
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09:19
« L'État n'a abandonné personne », affirme Maud Bregeon
« Il est inconcevable aujourd'hui pour nos concitoyens de devoir payer les dégradations d'une minorité. Il est temps de prendre nos responsabilités », affirme Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur LCI. « Il y a, en France, pour une partie infime de la population, un phénomène de décivilisation qui emmène à des actes comme ceux qu'on a pu observer ce week-end. Il faut arriver à faire la part des choses entre des revendications démocratiques, le droit à manifester est un droit fondamental, et des violences et des débordements que rien ne saurait justifié. »
« Le Premier ministre a toujours été aux côtés des maires de France », poursuit-elle, interrogé sur les appels de maires, qui doivent se mobiliser ce midi. « L'État continuera évidemment d'être au côté des maires, l'État n'a abandonné personne. [...] On sera bien sûr aux côtés de chacun, les assurances auront aussi un rôle à jouer. »
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09:13
Pour Raphaël Glucksmann, « c'est une ultra violence face à un État absent »
Le candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann, sur RTL, dénonce les violences. « C'est d'une gravité sans précédent. J'ai ressenti une forme de colère, de honte, l'impression que l'État n'existait plus, qu'on était en train d'assister collectivement à une attaque contre la République. Ce que je vois, c'est une ultra violence face à un État absent. »
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09:04
Paris : encore une trentaine de magasins pillés cette nuit, 351 interpellations
« Au moins une trentaine » de commerces ont été à nouveau pillés dimanche et dans la nuit à Paris, a annoncé lundi le maire de la capitale Emmanuel Grégoire, décrivant des « scènes insupportables ». « Ça n'a pas l'ampleur de samedi, mais il y a eu (des) groupes de pilleurs qui se sont répartis dans plusieurs quartiers de la ville », a indiqué l'élu PS sur France Inter, précisant que cette fois les casseurs agissaient « à visage découvert ». La police a procédé à 351 interpellations dimanche et dans la nuit dans la capitale, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
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INTERNET
Sacs, montres, portables, vêtements... Les pilleurs revendent leur butin en ligne
Depuis dimanche matin, certains casseurs fanfaronnent sur les réseaux sociaux et mettent en vente les articles volés sur les plateformes de vente en ligne ou de seconde main, comme Vinted ou LeBonCoin.
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08:55
Pour Benoît Payan, « nous sommes la honte de l'Europe ce matin »
« On a fait des manifestants de la chair à canon. Au moment où des vandales entraient pour piller dans des commerces, des manifestants se faisient gazer », affirme Benoît Payan, maire Divers gauche de Marseille sur BFMTV. « On ne confond pas un manifestant et un voyou. [...] J'ai assisté pendant des heures à des scènes de pillages sans aucune action [de la police]. »
« Les forces de l'ordre ont été dépassées parce que pas assez en nombre, parce que pas assez organisées », poursuit-il. « Nous sommes la honte de l'Europe ce matin. »
Interrogé sur les « 30 000 pilleurs » dénombrés à Marseille par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, l'élu s'emporte : « Mais qu'est-ce que c'est que ce chiffre ? Vous croyez que ce chiffre peut masquer les défaillances à Marseille ? »
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08:47
Un coup de pied dans le dos par un émeutier : la vidéo choquante
À Nice, samedi, le vendeur d'un magasin Micromania tentait d'empêcher le pillage de sa boutique lorsqu'il a été agressé par un émeutier.
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08:41
Pour Grégory Doucet, « il faut un traitement politique aux attentes et inquiétudes »
« J'attends des réponses très concrètes. Nous [les maires de Lyon et Marseille] demandons que les communes, les commerces qui ont été victimes puissent avoir rapidement un soutien, un fonds de solidarité », indique Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, sur BFMTV.
Y a-t-il eu une perte de contrôle des forces de l'ordre ? « Totalement. Pourquoi l'anticipation n'a pas été à la hauteur, pourquoi les réactions n'ont pas été au bon endroit. Des commerçants me disent qu'ils ont été caillassés, pillés pendant 30 minutes avant l'arrivée de la police. Je me réjouis que le président de la République demande toute la lumière sur ce qui s'est passé. »
« Pourquoi y a-t-il des manifestants dans la rue : c'est ça la première question à se poser », poursuit le maire de Lyon. « Est-ce que les réponses du gouvernement aux lycéens sont à la hauteur ? Non. Il faut avoir un traitement politique aux attentes et inquiétudes. »
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08:33
« On dépassera les 2 000 » commerces touchés, selon le président de CCI France
France) a estimé lundi que l’on « dépassera les 2 000 » commerces directement touchés par les violences du week-end dans le pays, évaluant les dégâts à « des centaines de millions d’euros ». Dimanche à 20h, « on avait un premier pointage à 1 500 (commerces touchés, NDLR), mais sachant que (n’étaient) pas comptées certaines villes […], on sera au moins à 10-20 % de plus », a expliqué Alain Di Crescenzo sur RTL.
En outre, les violences « ont continué au moins dans quatre villes de France pendant la nuit », à « Paris, Marseille, Lyon et Nantes », a-t-il souligné, « donc on dépassera les 2 000, ça c’est quasiment sûr, pour des centaines de millions d’euros de casse ».
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08:29
« Nous avons failli, incontestablement, ce week-end », admet Gérald Darmanin
« Il y a eu un défaut dans les renseignements, (...) il faut savoir ce qui a dysfonctionné », assure Gérald Darmanin sur France 2. « Nous avons failli, incontestablement, ce week-end. »
Le ministre de la Justice indique qu'il y a eu 350 interpellations dimanche et dans la nuit à Paris, et « des dizaines » de placements en détention provisoire.
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08:17
Paris : « Nous ne lâcherons rien » pour retrouver les casseurs, assure la procureure
« Nous ne lâcherons rien » pour retrouver les personnes ayant commis des violences et pillages dans la capitale depuis samedi, en marge de la mobilisation massive du 17 octobre, a assuré ce matin la procureure de Paris. « Nous allons rester mobilisés autant de temps qu'il faudra » pour répondre à ces « actes odieux », a poursuivi Laure Beccuau au micro de TF1, notamment grâce à des investigations approfondies, sous la forme d'enquêtes préliminaires concernant « les faits les plus graves ».
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08:02
Laurent Nuñez appelle les préfets à interdire des manifestations
« Il faut qu'on monte en puissance. On n'est pas dans une manifestation, dans un maintien de l'ordre, il faut qu'on puisse être mobiles et actifs quand un groupe de pilleurs se détache », précise Laurent Nuñez sur France Inter. Il évoque la possibilité d'« interdire les manifestations », « spontanées ou par des organisateurs qui ne peuvent pas garantir de sécurité ». Le ministre de l'Intérieur appelle les préfets à choisir d'autoriser ou non.
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07:56
« Oui il y a eu une perte de contrôle » samedi, reconnaît le ministre de l'Intérieur
Laurent Nuñez reconnaît qu'il n'y avait pas assez de forces de l'ordre sur l'ensemble du territoire samedi. Sur France Inter, il assure qu'il y avait 60 000 agents mobilisés, un chiffre en-deça de manifestations antérieures. « Oui, il y a eu une perte de contrôle » dans « certaines villes », admet le ministre de l'Intérieur. « Je prends ma part de responsabilité. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu des pilleurs, des casseurs, des militants d’ultra-gauche », répète-t-il.
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07:53
Laurent Nuñez a remis sa démission « parce que responsable de tout cela »
Sur France Inter, Laurent Nuñez assure avoir remis sa démission « parce que je suis responsable de tout cela, de tout ce qui se passe, des dégâts ».
Interrogé sur les « défaillances » évoquées notamment par le Président, le ministre de l'Intérieur explique que « le dispositif s'est trouvé en asymétrie par rapport au nombre de participants. La défaillance résulte dans le fait d'un manque d'anticipation sur le nombre de forces de l'ordre disponible. »
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07:41
Le préfet de Paris met en place une « task force » pour identifier les casseurs
« J’ai demandé au directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne de mettre en place dès aujourd’hui une task force autour des enquêteurs des quatre sûretés territoriales. Leur mission : passer au peigne fin tous les signalements et toutes les images disponibles, qu’elles proviennent de la vidéoprotection, des caméras des commerces ou des réseaux sociaux », indique sur X le préfet de police de Paris, Patrice Faure. « Je le dis clairement aux casseurs : nos enquêteurs mobiliseront tous les moyens techniques à leur disposition pour vous identifier et vous retrouver. »
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07:35
Pour Donald Trump, « la France brûle »
Pour le président américain, les heurts ne sont pas du fait de casseurs ou de black blocks, mais de l'immigration. Donald Trump a écrit sur Truth, ce dimanche : « La France brûle ! L'immigration de gens d'un monde complètement différent, des gens avec la haine dans le coeur, a détruit ce qui était un grand pays. Fermez vos frontières et prenez le contrôle, avant qu'il ne soit trop tard ! »
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07:10
Une crise qui profite au RN ?
S’il est encore trop tôt pour jauger l’impact politique à moyen terme de cette journée du 17 octobre, le Rassemblement national ne peut que tirer parti de cette séquence, estiment plusieurs politologues.
Dimanche, la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen a dénoncé « une crise profonde de confiance, d’autorité, qui fait peser une menace sur la démocratie » tandis que le chef de file insoumis Jean-Luc Mélenchon a accusé le chef de l’État de jouer le « pourrissement ».
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07:05
Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nuñez
Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, indique l'Elysée ce matin. Le Président a reconnu des « défaillances d'anticipation et de renseignements ». « Pour mettre fin aux phénomènes de barricades et de pillages, Emmanuel Macron a également demandé au ministre de l'Interieur de mettre en place au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d'action pour les forces de sécurité intérieure en matière de lutte contre les casseurs », a ajouté la présidence française.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, dont la démission a été demandée à gauche, est, pour sa part, attendu à Marseille, ville frappée de plein fouet par les violences, où les autorités ont recensé jusqu’à 30 000 pilleurs samedi.
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07:03
Une cellule interministérielle de crise à 10h
Fragilisé et critiqué de toutes parts, l’exécutif va tenter lundi de répondre à la colère et aux craintes soulevées par sa gestion de la mobilisation du 17 octobre, qui a viré au chaos dans de nombreuses villes et tourne à la crise politique.
Face au choc provoqué par les violences, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit tenir à partir de 10 h une cellule interministérielle de crise qui portera sur trois volets, « économie-commerce », « assurance » et « suivi judiciaire », selon Matignon. Le Premier ministre a par ailleurs été chargé par Emmanuel Macron de réunir partis, syndicats, collectivités et parlementaires.
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07:02
Emmanuel Macron sous pression
Sous pression, le chef de l’État Emmanuel Macron a chargé hier dimanche les préfets de « protéger nos villes », jugeant « insupportable » le saccage des rues et des magasins, et a promis « toute la transparence » sur le dispositif sécuritaire, étrillé notamment par les maires de Paris, Marseille ou Limoges.
« Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre », a affirmé Emmanuel Macron, après cette journée qui s’est soldée par près de 2 400 interpellations. Près de 1 000 membres de forces de l’ordre ont par ailleurs été blessés, selon les autorités.
« Nous ressentons tous […] de la colère, de la honte », a poursuivi Emmanuel Macron, par ailleurs soumis au feu nourri des oppositions à six mois de la présidentielle. -
07:00
Ce qu'il faut retenir de la journée de dimanche
- Le bilan s'est alourdi. Le ministère de l'Intérieur recense 2 397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement. Un manifestant est mort samedi à Paris après un malaise, une adolescente de 17 ans a perdu un œil à Mulhouse, et un jeune de 17 ans a eu la main arrachée à Saint-Étienne. Les commerçants chiffrent les dégâts à plusieurs centaines de millions d'euros.
- Emmanuel Macron a promis la fermeté. Dans son allocution, le chef de l'État a dénoncé des « factieux » d'ultragauche, réclamé des réponses sur le renseignement et évoqué de possibles interdictions de rassemblements. Il dit « comprendre » les lycéens et les étudiants et annonce une concertation dès cette semaine.
- Les oppositions dénoncent une allocution sans réponse. La gauche et les syndicats regrettent l'absence d'annonces concrètes, Jordan Bardella réclame la démission du président, Bruno Retailleau l'état d'urgence et Marine Tondelier celle de Laurent Nuñez. Les gilets jaunes demandent à être reçus à l'Élysée et appellent à faire de la grève du 5 novembre le point de départ d'un mouvement reconductible.
- Les maires réclament des comptes à l'État. Ceux de Paris, Marseille et Lyon, qui seront reçus par Sébastien Lecornu, dénoncent un manque de moyens policiers, Benoît Payan contestant le chiffre de 30 000 pilleurs avancé à Marseille. À Limoges, 7 000 personnes ont marché après l'incendie de l'hôtel de ville, et Yaël Braun-Pivet proposera mardi une commission d'enquête parlementaire.
- Des violences ont encore éclaté dimanche. À Paris, la place de la République a de nouveau été le théâtre de heurts, la CRS 8 a été redéployée et de nouveaux pillages ont visé des commerces jusque dans la soirée, autour du canal Saint-Martin puis de Châtelet. Des scènes similaires ont été observées en Italie, à Milan.
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07:00
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré aux suites de la mobilisation du 17 octobre


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