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Plus de 1000 actions sont recensées jeudi dans toute la France, selon une carte collaborative, pour la journée de samedi des gilets jaunes. Une mobilisation initialement prévue contre la vie chère mais qui entend faire converger les colères, dont celle des lycéens et étudiants.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 13:00 | mis à jour aujourd'hui à 13:59 - Temps de lecture :
Des manifestations dans les centres-villes mais aussi rassemblements ou actions sur des ronds-points, sur des ponts, dans des stations-service, à des péages, dans des gares, des ports, des raffineries, des dépôts pétroliers : la carte collaborative publiée sur le site 17octobregiletjaune.net affiche jeudi matin 1070 actions.
Parmi elles - dont le nombre évolue constamment : 501 manifestations, 132ronds-points bloqués, des rassemblements et/ou blocages de 249 stations-service, mais aussi de 5 raffineries et 36 dépôts pétroliers ou encore 53 gares, 23 ponts et 68 péages autoroutiers.
Des chiffres purement déclaratifs : nul ne sait si chacune de ces actions rassmblera plutôt trois, 30 ou 3000 personnes. Mais elles sont prévues sur l'ensemble du territoire, des plus grandes villes aux plus petites communes. Lancé sur les réseaux sociaux il y a plusieurs semaines, l'appel à manifester ce samedi « contre la vie chère et pour une meilleure représentation démocratique en ressortant les gilets jaunes » a pris de l'ampleur ces derniers jours, avec le soutien de figures emblématiques du mouvement social des années 2018-2019 (Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle, Eric Drouet, Priscillia Ludosky...). Et sur fond de colère lycéenne : mardi, les organisations de jeunes présentes à la manifestation parisienne des lycéens (Union syndicale lycéenne, Union étudiante, Unef, Fage) ont appelé à rejoindre la mobilisation.
Un appel « jaunes et jeunes »
L'appel « jaunes et jeunes » diffusé sur le même site internet reprend leurs revendications : « classes à 35, profs absents, Parcoursup », et appelle également les retraités, agriculteurs, habitants des quartiers ou encore défenseurs du climat à faire « converger » les mobilisations le 17 octobre. Les organisateurs de la marche pour le climat du 26 septembre ainsi que, côté agriculteurs, la Confédération paysanne, ont notamment appelé à rejoindre la mobilisation.
Autre figure des gilets jaunes, Sophie Tissier a demandé à la préfecture de police de Paris à manifester entre le rond-point de l’Étoile, à Paris, et le rond-point des Champs-Élysées. Elle veut ainsi soutenir les revendications des lycéens et étudiants mobilisés », mais aussi convoquer « une assemblée constituante à l’Assemblée nationale afin de changer la constitution actuelle obsolète et viciée, dans le but d’établir une nouvelle Constitution garantissant la séparation réelle des pouvoirs ». Elle souhaite « une manifestation pacifique comptant sur la disponibilité des forces de l’ordre pour garantir la sécurité du cortège qui pourra circuler librement sur l’ensemble du lieu déclaré ». Pour l'heure, la réponse de la préfecture de police n'est pas connue - mais une semaine plus tôt, elle n'avait pas autorisé une manifestation similaire souhaitée au niveau du rond-point des Champs-Élysées.
Des routes bloquées ?
Des syndicats se sont depuis greffés au mouvement. Comme la CGT, qui dit soutenir la journée d’action autour du pouvoir d’achat « partout où les conditions seront réunies », a affirmé sa secrétaire générale, Sophie Binet.
En revanche, le transport aérien ne devrait pas être perturbé : les syndicats de personnels navigants avaient déposé un préavis de grève nationale de cinq jours, du 17 octobre au 21 octobre, avant de le suspendre. C'était alors le seul préavis officiellement déposé dans le secteur des transports. Côté rail, la situation reste incertaine : la SNCF dit n'avoir aucun renseignement à ce sujet « pour le moment », et aucune grève nationale n’est encore confirmée.
Mais sur les routes, la situation pourrait se révéler compliquée : la mobilisation monte chez les transporteurs routiers en Alsace, tout comme chez les taxis et des artisans du BTP, dans plusieurs régions.


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