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La journée de manifestation du samedi 24 octobre pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics a rassemblé entre 410 000 et 800 000 personnes en France. Elle s' est déroulée globalement dans le calme, loin des violences de la semaine dernière. Suivez en direct l'actualité liée à la mobilisation sociale.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 09:02 | mis à jour aujourd'hui à 09:11 - Temps de lecture :
Avec plus de forces de l'ordre et des défilés strictement encadrés, les multiples manifestations en France se sont déroulées samedi globalement dans le calme, malgré quelques heurts, bien loin des violences qui avaient entachées la mobilisation sociale de la semaine dernière. « Les cortèges se sont bien passés », a jugé en fin de journée le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Au total, le syndicat CGT a comptabilisé 800 000 manifestants dans le pays, autant qu'une semaine plus tôt, « malgré les interdictions de manifester ». De son côté, le gouvernement en a dénombré 410 000 manifestants samedi, contre 550 000 la semaine dernière. Près de 1 000 personnes avaient été interpellées samedi en fin de journée. Deux personnes ont été « grièvement blessées », à Clermont-Ferrand et à Toulouse.
La journée du 24 octobre était organisée à l'appel d'anciens gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants. L'intersyndicale appelle à désormais à la grève, le 5 novembre prochain, pour faire pression sur le gouvernenement. Emmanuel Macron a promis aux lycéens, par qui les manifestations ont débuté, des « décisions concrètes » pour lundi.
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Lors de la manifestation à Paris, ce samedi. Photo Sipa/Davood Maeili
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Une arrestation en marge de la manifestation à Paris, samedi soir. Photo Sipa
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Lors de la manifestation anti-RN à Orléans, ce samedi. Photo Sipa/Teresa Suarez/AP
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À Paris, près de 110 000 personnes se sont réunies samedi selon les autorités, 250 000 selon la CGT. Photo Sipa/Dorian Delettre
Suivez l'évolution de la situation en direct :
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09:11
L'ultradroite a défilé à Lyon
Observés par des riverains, des militants d’ultradroite ont défilé dans le périmètre d’interdiction de manifestation et de cortèges à Lyon pendant quelques heures ce samedi 24 octobre.
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09:09
Grenoble : 400 casseurs en marge du cortège
Au moins 10 000 manifestants ont déambulé dans les rues de Grenoble ce samedi 24 octobre. En marge du cortège, tout au long de l’après-midi, une quarantaine de casseurs vêtus de noir ont visé les vitrines des banques, des assurances, d’agences immobilières ou de grandes marques de street food. Ils ont été ensuite près de 400 à se livrer à des affrontements avec les forces de l’ordre.
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09:07
Marseille : 3 boutiques attaquées, 51 personnes interpellées
En marque de la manifestation, dans le calme, à Marseille quelques heurts sont survenus en fin de cortège. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, trois commerces ont été « pillés ou dégradés » et 51 personnes ont été interpellées, dont 20 majeurs. Parmi elles, 20 ont été placées en garde à vue.
La manifestation dans la Cité phocéenne a rassemblé 17 000 personnes selon la police, 100 000 selon la CGT.
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08:59
« On doit maintenir le rapport de force », rappelle le mouvement « Les Lycéens ! », qui attend Macron
« On a vu qu’une brèche s’était ouverte. On doit maintenir le rapport de force pour obtenir des résultats », soutient Julia Kudada, secrétaire générale « Les Lycéens ! » sur BFMTV. « Les gens se sont mobilisés pour leurs droits. La mobilisation continuera. »
Concernant la rencontre avec Emmanuel Macron, elle précise qu'« à cette heure-ci, on n’a pas confirmation. On est assez déçus ». Elle évoque un report à « peut-être mercredi ».
Pour Julia Kudada, la revendication la plus « simple » à répondre pour le gouvernement est la suppression de Parcoursup. « Il faut des solutions. Aucun lycéen n’acceptera d’avoir son avenir dans les mais de Parcoursup. Je ne pense pas que le gouvernement veuille qu’on prenne du retard dans notre formation. »
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08:49
Rennes : 52 interpellations
Le cortège principal, qui a réuni 11 500 manifestants selon la préfecture, a défilé dans le calme. Cependant, comme à Paris ou Nantes, quelques personnes sont allées à l'affrontement ou ont tenté de piller.
Des groupes de manifestants, souvent jeunes et cagoulés, ont affronté les forces de l’ordre qui leur barraient l’accès aux rues piétonnes de la vieille ville, les grenades lacrymogènes répondant aux jets de projectiles, a constaté une journaliste de l’AFP.
Peu après 20h30, la préfecture dénombrait 52 interpellations.
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08:19
Laurent Marcangeli (Horizons) suggère de faire payer LFI pour les dégradations
Le patron des députés Horizons Laurent Marcangeli a suggéré que La France insoumise contribue financièrement au remboursement des dégâts causés par les manifestations auxquelles le mouvement de gauche radical participe, les jugeant « solidaires des casseurs », dans une interview à Radio J.
Dans cet entretien enregistré vendredi, avant la nouvelle journée de mobilisation, Laurent Marcangeli a affirmé que LFI était la « vitrine légale de l’ultragauche », estimant que Jean-Luc Mélenchon participait à une situation « très insurrectionnelle », pouvant selon lui présenter des caractéristiques de « guerre civile ».
Pour rappel le Conseil d'Etat a classé en février LFI à « l'extrême gauche », ce que conteste le parti jusqu'alors classé à « gauche ». La mouvance ultragauche rejette entre autres l'électoralisme, ou encore le syndicalisme traditionnel.
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08:06
Paris : 142 interpellations dont 120 gardes à vue
Au total, 142 personnes ont été interpellées, dont 120 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé ce matin la porte-parole de la préfecture de police. « Malheureusement, un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l'action rapide des forces de l'ordre – il s'agissait d'une concession automobile –, a permis de protéger et d'empêcher les individus de pénétrer dans cette concession », a indiqué Hélène Denéchère sur France Inter, rappelant la présence de « 500 casseurs » en fin du cortège qui a rassemblé entre 110 000 et 250 000 personnes à Paris selon les sources.
Samedi 17, 855 personnes avaient été interpellées dans la capitale, pour 557 gardes à vue.
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07:55
Quelques heurts relevés à Paris, Lyon, Montpellier, Nice, Marseille...
À Lyon, l’AFP a vu un petit groupe d’une douzaine de jeunes hommes encagoulés ou visage caché scandant « la rue la France nous appartient » dans la presqu’île, interdite à tout cortège ou attroupement.
À Marseille, tandis que la nuit était tombée, de petits groupes continuaient de jouer au chat et à la souris avec les policiers dans le centre-ville, brûlant quelques poubelles, mais loin du chaos du 17 octobre.
À Paris, des heurts ont éclaté en fin de cortège entre la police et environ 2 000 manifestants, dont 500 « casseurs », d’après les autorités. Peu avant 20h, la préfecture a annoncé que la manifestation avait été « entièrement dispersée ».
À Montpellier et Nice, des membres de l’ultradroite ont voulu affronter des manifestants de l’ultragauche, a rapporté Laurent Nuñez.
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07:45
1 000 interpellations, un blessé grave à Toulouse
Laurent Nuñez a fait état « d’atteintes très limitées » aux commerces lors d'un point à 19h30. il a annoncé « près de 1 000 » interpellations et dit s’attendre à ce que leur nombre augmente « de manière significative ». Le 17 octobre, 385 arrestations avaient eu lieu à la même heure.
A Toulouse, une personne a été grièvement blessée à une main lors de heurts avec les forces de l’ordre à la fin de la manifestation, a indiqué la préfecture à l’AFP.
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07:39
Combien de manifestants samedi ?
Au total, la CGT a comptabilisé 800 000 manifestants dans le pays, autant qu’une semaine plus tôt, dont 250 000 à Paris, en dépit de la recommandation d’Emmanuel Macron de ne pas manifester et d’un temps pluvieux sur une grande partie de l’Hexagone.
De son côté, le ministère de l’Intérieur a dénombré 410 000 manifestants samedi, contre 550 000 la semaine dernière.
« Cette journée de mobilisation est une grande réussite », s’est félicitée l’Union étudiante dans une déclaration à l’AFP.
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07:25
Meeting RN à Orléans : le discours de Marine Le Pen attendu, la crainte de nouvelles manifestations
Au lendemain d’un congrès sans incident majeur à Orléans, toujours sous haute surveillance policière, Marine Le Pen doit prononcer dimanche après-midi son premier grand discours de campagne, axé sur le thème de la « renaissance » avec l’ambition « d’insuffler un peu d’optimisme ».
Aujourd'hui, les rassemblements restent interdits dans une grande partie de l’agglomération orléanaise. Mais plusieurs organisations pourraient appeler à des regroupements en dehors du périmètre prohibé.
Hier samedi, les opposants au RN (13 000 à 26 000 selon les sources) ont manifesté dans le calme, encadré par un dispositif de sécurité XXL : 3 000 forces de l’ordre déployées.
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EUROPE
Italie, Espagne, Albanie... D'autres pays secoués par des manifestations
Il n'y a pas qu'en France que la population descend dans la rue. D’autres manifestations ont lieu en Europe. Tour d'horizon.
>> Lire notre article : Espagne, Italie, Albanie : la grogne monte dans d’autres pays d’Europe
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07:10
Nouvelle mobilisation des pompiers professionnels le 4 décembre
Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels ont appelé samedi à une mobilisation nationale le 4 décembre, avec « dépose des casques devant les préfectures », pour l'augmentation des moyens humains et financiers. Avant cela, ce sont les gilets jaunes (le 31 octobre) et les syndicats (le 5 novembre) qui appellent à des rassemblements.
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07:05
« Je sais pas où on va… » : la colère et l'inquiétude des manifestants
Parmi les manifestants du cortège parisien, on sentait samedi une immense crainte de l’avenir à titre personnel, mais aussi des interrogations sur une possible dérive autoritaire du pouvoir.
>> Lire notre reportage : À Paris, un peu de confusion mais beaucoup de monde et d’inquiétude
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07:01
Ce qu’il faut retenir de la journée de samedi
- Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté samedi (800 000 selon la CGT, 410 000 selon le ministère de l’Intérieur) dans plusieurs villes françaises pour défendre le pouvoir d'achat, réclamer de meilleurs services publics, ainsi que de la justice fiscale et sociale.
- « Les cortèges se sont bien passés », a jugé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Face aux risques de débordements, les autorités n'avaient autorisé que certaines manifestations. Elles ont multiplié les interdictions de rassemblements ou les couvre-feux, se faisant accuser de dérive autoritaire par la gauche radicale.
- 70 000 policiers et gendarmes, soit près de 20% de plus que la semaine précédente, étaient mobilisés pour ce deuxième acte. Laurent Nuñez a fait état « d'atteintes très limitées » aux commerces, tout en soulignant qu'il s'agissait d'un constat provisoire. La journée a donné lieu à près de 1 000 interpellations.
- Les organisations étudiantes et lycéennes espèrent des annonces concrètes lundi, tandis que les syndicats de salariés mobilisent en vue d'une journée nationale de grèves et de manifestations le 5 novembre. De leur côté, les gilets jaunes ont déjà annoncé une nouvelle journée d'action le 31 octobre.
- Autre point sensible du week-end : Orléans, où le congrès du Rassemblement national réunit plusieurs milliers de sympathisants. Sur place, au moins 13 000 personnes selon la préfecture, 26 000 selon les organisateurs, ont participé samedi à une manifestation contre « le racisme, le fascisme et l'impérialisme ».
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07:00
Bienvenue dans ce direct consacré au mouvement social que traverse la France.


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