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Vladimir Poutine estime que les dirigeants européens ont eux-mêmes affaibli leurs échanges avec la Russie en renonçant à des ressources énergétiques accessibles et au marché russe. Le président russe a aussi souligné les difficultés économiques et sociales qui pèsent sur des pays de l’UE, entre endettement, recul de l’industrie et crise migratoire.
Vladimir Poutine a qualifié de « stupide », ce 25 octobre, la politique de l’Union européenne visant à se détourner des produits et des ressources russes. Dans un entretien accordé au journaliste Pavel Zaroubine, le président russe a reproché aux dirigeants européens d’avoir renoncé à des ressources énergétiques bon marché, tout en réduisant l’accès de leurs entreprises au marché russe, un débouché commercial important.
Le chef de l’État a insisté sur le fait que la Russie n’a jamais refusé de fournir du pétrole, du gaz, du charbon ou de l’uranium aux pays européens. Il a ainsi attribué la réduction des échanges énergétiques aux décisions prises par ces mêmes gouvernements européens. Malgré ces restrictions, les approvisionnements russes se poursuivent, le gaz naturel liquéfié (GNL) russe représentant encore 20 % du marché européen du GNL.
Cette politique a également pesé sur les relations commerciales, a poursuivi le président russe. Il a expliqué que certaines entreprises européennes avaient dû quitter la Russie sous la pression de leurs gouvernements, alors qu’elles souhaitaient poursuivre leurs activités. D’autres sont toutefois restées sur le marché russe, où Moscou s’efforce, selon lui, de leur garantir des conditions favorables.
Endettement et recul industriel : Poutine souligne les difficultés européennes
Le président russe a également mis en lumière les difficultés économiques de plusieurs pays européens, notamment leur dette publique et leurs déficits budgétaires. Il a cité l’Italie, dont la dette publique atteint près de 139 % du PIB, contre 17,5 % pour la Russie. Il a également évoqué la dette extérieure russe équivalente à 2,6 % du PIB.
Vladimir Poutine a par ailleurs insisté sur les déficits budgétaires de la France et de la Belgique, qui atteindraient respectivement 5,1 % et 5,2 % du PIB. Il a jugé ces niveaux particulièrement élevés, mettant en garde contre leurs conséquences pour les économies concernées.
À ces difficultés budgétaires s’ajoute le recul de la production industrielle européenne. Vladimir Poutine a qualifié de « dramatique » la baisse enregistrée depuis 2021 de plusieurs grandes économies du continent. Il a notamment cité l’Allemagne, première économie de l’Union européenne, dont les difficultés industrielles se répercutent, selon lui, sur l’ensemble de la zone euro.
Crise migratoire et tensions sociales en Europe
Vladimir Poutine a également abordé la crise migratoire, soulignant les difficultés des États européens à assurer l’assimilation des migrants installés depuis plusieurs années ainsi que de leurs enfants. Selon lui, les autorités ne disposent pas des moyens nécessaires pour répondre à ces besoins, notamment en matière d’éducation et de transmission des coutumes et traditions locales.
Enfin, le président russe a rejeté les accusations attribuant à Moscou un rôle dans les troubles et les mouvements de protestation observés dans plusieurs grandes villes européennes. Il les a jugées manifestement exagérées, estimant que la Russie était une nouvelle fois désignée comme responsable des difficultés rencontrées en Europe. Vladimir Poutine a toutefois souligné que Moscou ne se réjouissait pas de ces événements, tout en affirmant la nécessité de répondre aux accusations portées contre son pays.
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