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L’appel à la mobilisation de la fonction publique et des pompiers a été entendu : plus de 170 manifestations ont organisées ce mardi en France.
Titouan Catel--Darronnat - Aujourd'hui à 19:17 | mis à jour aujourd'hui à 21:56 - Temps de lecture :
« Une journée noire. » C’est ce qu’avait promis Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT. Pour ce 29 septembre de mobilisation sociale dans la fonction publique, 170 manifestations ont été organisées dans tout le pays par l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP). Elles ont rassemblé plus de 300 000 personnes selon la CGT et 206 000 selon le ministère de l’Intérieur, manifestant pour le dégel du point d’indice des fonctionnaires et pour davantage de moyens.
« Le gouvernement a 48 heures pour revoir sa copie », a réclamé la CGT dans un post X publié à l’issue de cette journée de grève, alors que Sébastien Lecornu doit présenter le budget 2027 jeudi 1er octobre. Selon un point à la mi-journée du ministère de l’Action et des Comptes publics, 9,64 % des fonctionnaires d’État ont fait grève. C’est également le cas de 5,68 % des effectifs de la fonction publique territoriale et de 4,5 % de la fonction publique hospitalière. Dans l’enseignement secondaire, le syndicat SNES-FSU revendique 38 % de grévistes.
Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé dans un communiqué que 13,71 % d’enseignants et 11 % de son personnel faisaient grève à la mi-journée. « Faire grève coûte cher et beaucoup ne peuvent pas se le permettre. Le taux de gréviste ne reflète pas du tout le taux de colère », appuie Fabienne, agente administrative au ministère de l’Éducation nationale, présente dans le cortège parisien.
Lycéens, pompiers : vers une convergence des luttes ?
Dans la capitale, le cortège syndical a accueilli celui des pompiers sous les applaudissements. « À chaque pompier qui passe, on fait du bruit », s’exclame un speaker de la CGT, alors que les soldats du feu étaient 8 000 à défiler dans les rues parisiennes ce 29 septembre. Réclamant plus de moyens pour leurs missions, les syndicats de pompiers ont pu rencontrer le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, dans l’après-midi. Une réunion qui « s’est bien passée » même « s’il n’y a pas eu de grande annonce » a fait savoir Xavier Boy, porte-parole de l’intersyndicale, face aux médias à la sortie du ministère.
« Ça fait plaisir de voir autant de métiers dans la rue », assure Julien, professeur des écoles et membre de la CGT. Présent dans la manifestation parisienne, il espère que « le rapport de force s’installe » et provoque « un déclic ». Pour l’instant, l’intersyndicale n’a annoncé aucune nouvelle date pour poursuivre cette mobilisation.
440 interpellations
En parallèle, les lycéens ont continué leur mouvement de contestation, commencé en début de semaine. Ce mardi, l’Union syndicale lycéenne a revendiqué plus de 400 lycées bloqués. À la mi-journée, le ministère a annoncé de son côté que 40 établissements étaient complètement bloqués et que « 338 établissements font actuellement l’objet d’actions ou de perturbations ».
Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a dénoncé mardi des « violences inqualifiables ». « Il y a eu 440 interpellations », principalement de mineurs, ce mardi a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. « Sur l'ensemble du territoire national, il y a eu 440 interpellations. On n'a pas encore le bilan complet mais on me dit que les deux tiers ont donné lieu à des gardes à vue. Ce sont des interpellations essentiellement pour dégradations, prises à partie des forces de sécurité intérieure, donc violences sur agents dépositaires de l'autorité publique », a-t-il ajouté sur BFMTV, dénonçant « des faits qui sont quand même assez graves ».


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