La « police des polices » enquête sur six interventions, la dernière à Lens, où un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 17:24 | mis à jour aujourd'hui à 18:12 - Temps de lecture :

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L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de six enquêtes depuis le début du mouvement lycéen. La plus récente concerne Lens (Pas-de-Calais), où un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lors d'une manifestation, a indiqué ce lundi matin le préfet du département. Selon une source policière, le jeune aurait voulu ramasser une grenade de désencerclement pour la relancer, et celle-ci lui aurait explosé dans la main.

Mercredi, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait annoncé l'ouverture de trois premières enquêtes, pour des faits commis à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) et Tours (Indre-et-Loire). La « police des polices » a depuis été saisie pour une intervention à Saint-Denis, sur des faits qui n'ont pas été précisés à ce stade, ainsi qu'à Argenteuil (Val-d'Oise), où un élève de 16 ans a été blessé à l'œil.

Des adolescents grièvement blessés

À Tours, un lycéen de 16 ans a perdu l'usage d'un œil après des incidents lors d'un blocage. Ses blessures sont « compatibles avec l'impact d'une balle de défense de type LBD » et sa famille a porté plainte pour « violences par personne dépositaire de l'autorité publique ». À Sevran, c'est également un tir de lanceur de balles de défense, cette fois dans les jambes, qui fait l'objet d'une enquête.

À Saint-Ouen-l'Aumône, Eden, 14 ans, a été touché par un tir tendu de lanceur de grenades lacrymogènes devant son lycée. D'après sa mère, il a désormais « la mâchoire scellée », « ne peut plus parler » et « s'alimente avec une paille ». Ses parents s'apprêtent à porter plainte pour tentative d'homicide volontaire auprès du parquet de Pontoise.

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