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Au lendemain d'une journée de violences marquée par près de 2 000 interpellations, le ministre de l'Éducation reçoit ce vendredi syndicats, parents d'élèves et associations lycéennes pour tenter d'apaiser la mobilisation. Quelque 400 établissements restent fermés et les manifestations sont interdites autour des lycées concernés. Suivez notre direct.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 08:48 | mis à jour aujourd'hui à 10:16 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, reçoit successivement ce vendredi les syndicats, les associations de parents d'élèves, les associations lycéennes et les élus du Conseil national de la vie lycéenne, dans l'espoir d'ouvrir une sortie de crise. Il a dénoncé la veille des violences « d'une extrême gravité » tout en disant vouloir « construire des réponses concrètes » avec les lycéens.

La journée s'annonce encore tendue. Quelque 400 établissements resteront fermés, avec des cours à distance, et les manifestations sont interdites aux abords des lycées concernés. La veille, le mouvement, rejoint par une trentaine d'universités, avait dégénéré dans de nombreuses villes, faisant près de 2 000 interpellations et 284 blessés parmi les forces de l'ordre.

Le gouvernement, qui dénonce des « violences urbaines » attribuées à LFI, fait face aux accusations de « complotisme » des Insoumis, tandis que la droite et l'extrême droite réclament fermeté et sanctions.

  • Edouard Geffray. Photo Sipa

    Edouard Geffray. Photo Sipa

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  • Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, reçoit successivement ce vendredi les syndicats, les associations de parents d'élèves et les associations lycéennes. Photo Sipa/Nicolas Messyasz

    Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, reçoit successivement ce vendredi les syndicats, les associations de parents d'élèves et les associations lycéennes. Photo Sipa/Nicolas Messyasz

  • Au total, 170 élèves ont été blessés depuis lundi, début des protestations. Photo Sipa/Justin Picaud

    Au total, 170 élèves ont été blessés depuis lundi, début des protestations. Photo Sipa/Justin Picaud

  • Près de 2 000 interpellations ont eu lieu jeudi. Photo Sipa/Justin Picaud

    Près de 2 000 interpellations ont eu lieu jeudi. Photo Sipa/Justin Picaud

  • Un lycée en flammes à Brest. Photo Sipa/Justin Picaud

    Un lycée en flammes à Brest. Photo Sipa/Justin Picaud

Suivez cette nouvelle journée de mobilisation en direct :

  • 10:16

    Les entrées de deux lycées parisiens endommagées par le feu

    Le feu a endommagé les entrées de deux lycées parisiens ce vendredi matin. Les sapeurs-pompiers de Paris sont intervenus au lycée Léonard de Vinci dans le XVe arrondissement (dont nous vous parlions plus tôt) pour éteindre les flammes au pied de la grille d'entrée.

    Dans le XIIIe arrondissement, l'entrée d'un lycée professionnel a été noircie par les flammes après qu'un feu de vélo et de poubelles s'est propagé aux grilles de l'établissement, selon la préfecture de police. Les sapeurs-pompiers de Paris ont éteint le feu vers 7h55, selon la même source. Les portes d'entrée et les marches menant au lycée professionnel Gaston-Bachelard dans le XIIIe arrondissement ont été endommagées, et quelques vitres cassées par l'incendie, selon un photographe de l'AFP.

  • 10:03

    À Strasbourg, « plusieurs points de tension », les étudiants se mêlent aux lycéens

    La journée de jeudi a été particulièrement agitée à Strasbourg (Bas-Rhin) et ce vendredi, plusieurs points de tension persistent dans l’Eurométropole, rapportent Les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA). L’entrée du lycée Fustel-de-Coulanges a été bloquée, tandis qu'au lycée Jean-Rostand la situation s’est rapidement tendue avec des tirs de mortiers et l’usage de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre. 

    Le mouvement s’est ensuite déplacé vers le campus de l’Université de Strasbourg, où des étudiants ont rejoint la mobilisation. Selon Les DNA, des chaises ont été incendiées devant une bibliothèque et des manifestants ont lancé des pierres en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. 

    Au total, 18 lycées sont fermés en Alsace.

  • 09:52

    Manès Nadel : « Le but c’est de délégitimer ce mouvement »

    Manès Nadel, étudiant et ancien président de l'Union syndicale lycéenne, était invité ce vendredi matin sur BFMTV. Interrogé sur une possible instrumentalisation de la contestation lycéenne par LFI, cet ex-soutien du Nouveau front populaire (NFP) rétorque : « Le but c’est de délégitimer ce mouvement ». Il déplore une « infantilisation » et réclame notamment davantage de places à l'université, ainsi que la supression de Parcoursup. « Nous sommes dans une escalade et la réponse ne peut être que politique », déclare-t-il.

  • 09:39

    « Ça nous enrage encore plus, la police n'a pas le droit de nous taper »

    À Rennes, ce vendredi matin, la tension est déjà présente, avec devant le lycée public Jean-Macé, des lycéens cagoulés et en noir, non loin de nombreux policiers. « Pour nous on a gagné, on a notre lycée fermé ce matin », témoigne Lola, 16 ans, qui ne souhaite pas donner son nom, et qui déplore les violences : « ça nous enrage encore plus, la police n'a pas le droit de nous taper, de nous gazer », glisse-t-elle, ajoutant manifester contre « les sous-effectifs, pour plus d’argent, pour la suppression de Parcoursup et pour des emplois du temps moins chargés ».

  • 09:18

    25 à 30 millions d'euros de dégâts en Auvergne-Rhône-Alpes

    Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke a estimé ce vendredi à « entre 25 et 30 millions d'euros  » les dégâts provoqués par les violences liées au blocage des lycées. Selon lui, 93 lycées restaient fermés vendredi sur un peu plus de 300 dans la région.

    Il a également affirmé que les services de la région procédaient à « l'identification » des « fauteurs », travaillant « main dans la main dans ce sens avec les forces de l'ordre ». Selon lui, beaucoup « se mettent en scène » sur les réseaux sociaux. Fabrice Pannekouck a répété que les « casseurs  » devront être « pénalisés » financièrement.

  • 09:09

    Un feu en cours devant un lycée à Paris

    Selon Le Parisien, un incendie est en cours devant un lycée du XVe arrondissement de Paris.

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  • 09:07

    Un lycéen mort à Nîmes ? Une fausse vidéo générée par IA a enflammé les réseaux sociaux

    Une vidéo générée par IA, montrant un jeune homme au sol, a lancé une folle rumeur dans le Gard : un lycéen serait mort à Nîmes. La préfecture a décidé de communiquer sur la vidéo virale pour indiquer fermement que « tout est faux », ni l’origine ni l’authenticité de la vidéo n’ont été établies, précise ActuNîmes.  À Nîmes, seul un lycéen s’est véritablement retrouvé au sol devant le lycée Daudet après avoir été pris de vomissements en raison d’incommodations liées au gaz lacrymogène.

  • 08:57

    « Les violences doivent cesser », demande Boris Vallaud (PS)

    « Il y a des violences, il faut les condamner : on ne s’en prend ni aux élèves, ni aux personnels. Les violences doivent cesser », a rappelé Boris Vallaud (PS) sur France 2. « Mais il ne faut pas mener des opérations de maintien de l’ordre avec la brutalité à laquelle nous avons parfois assisté hier. » Et de poursuivre : « Il y a dans la réponse et l’appréciation du gouvernement une forme d’esquive, d’un mouvement qui est légitime ».

  • 08:47

    Gérald Darmanin veut faire « payer les réparations » aux parents

    Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a demandé aux procureurs d'engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants lors du mouvement de blocage des lycées, afin de leur faire « payer les réparations », a-t-il dit vendredi sur RTL.

    Depuis le début du mouvement, environ 2 000 personnes ont été placées en garde à vue « dont 90 % de mineurs », tandis qu'un tiers des interpellés l'ont été pour des violences commises contre les personnes, a détaillé Gérald Darmanin.

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  • 08:46

    « Nos enfants sont en danger », alerte Édouard Geffray

    « Le mouvement est audible, et j'y réponds », assure Édouard Geffray sur BFMTV. « Mais le mouvement a changé de nature. Il a été pris en otage par des groupuscules violents. [...] Ce qui compte, c'est que nos enfants ne soient plus à la rue car ils sont en danger. Les parents doivent se mobiliser. C'est traité comme un tête-à-tête entre l'État et les mineurs. Mais l'éducation c'est une communauté. » 

    « La démocratie est-elle audible » quand il y a appel à la violence, demande-t-il, pointant toujours du doigt LFI. « Quand on a des élus qui font le tour des établissements et qui appellent à la mobilisation, on ne peut pas dire qu'on est pas impliqués. » La France Insoumise « est irresponsable ».

  • 08:38

    « 65 personnels dont 40 proviseurs » ont été blessés, selon le ministre de l'Éducation

    « Il y a eu 1207 lycées bloqués ou fermés hier », indique Édouard Geffray sur BFMTV, précisant qu'une « centaine de lycées » ont été dégradés. Le ministre précise que « 65 personnels dont 40 proviseurs » ont été blessés. « La plupart me disent "Ce ne sont pas mes élèves". On a des individus extérieurs qui sont là pour casser. »

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  • 08:35

    « C'est une journée de dialogue », assure Édouard Geffray

    « Un peu plus de 400 lycées seront fermés ce vendredi, soit à cause de dégradations, soit à cause de personnel directement visé », rappelle Édouard Geffray sur BFMTV.

    « C'est une journée de dialogue », assure-t-il, rappelant les réunions prévues ce jour. « Il y a des revendications locales, pas nationales [...] Nos jeunes ont besoin d'être écoutés. »

  • 08:28

    Une quarantaine d'universités mobilisée

    Le ministre de l'Enseignement supérieur indique qu'une quarantaine de sites universitaires sont concernés par la mobilisation. « On a basculé dans un phénomène de violences urbaines. Ce n'est pas productif et c'est récupéré de manière assez lamentable par La France insoumise. Tout ça ne sert en rien la cause de la jeunesse et la cause des lycéens », assure Philippe Baptiste, sur Franceinfo. 

  • 08:21

    Violences : « jamais ce ne sera une méthode pour arriver à nos fins », assure Manon Aubrey (LFI)

    Sur les violences, Manon Aubry martèle : « Je regrette ces violences, je les condamne, parce qu'elles desservent le mouvement [... ] Jamais je ne partagerai cela, jamais ce ne sera une méthode pour arriver à nos fins ». Concernant les accusations de récupération du mouvement par LFI, l'eurodéputée les estiment « fort de café » et « injustes ».

    « Vous pensez qu'on a ce pouvoir ? », demande Manon Aubry, sur RMC. « C'est infantilisant de dire aux jeunes de notre pays de considérer qu'ils sont incapables de penser, de réfléchir par eux-mêmes. Sérieusement, vous pensez que les centaines de milliers d'étudiants mobilisés, c'est parce que LFI leur a demandé ? Ou parce que le plafond de leur lycée leur tombe sur la tête, parce qu'ils ont eu des profs manquants à la rentrée, parce que qu'ils crèvent de froid l'hiver et crèvent de chaud l'été [...] Personne ne veut que nos enfants étudient dans ces conditions-là ! »

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  • 08:11

    Pour Olivier Faure (PS), « il n'appartient pas aux politiques de dire aux lycéens ce qu'ils doivent faire »

    « Il n'appartient pas aux politiques de dire aux lycéens ce qu'ils doivent faire. Le rôle des politiques, c'est de donner des réponses, pas d'organiser le mouvement social, qui appartient au monde syndical », assure Olivier Faure sur RTL. 

    « Leur mouvement a été récupéré par des casseurs, par des gens qui n'ont rien à faire là et qui ont dévoyé ce mouvement », poursuit le chef de file du PS. « Aujourd'hui ont ne parle que de ce lycée qui a brûlé à Nantes, de ces exactions qui ont été constatées toute la journée... Alors que les lycéens que j'ai rencontrés ont des revendications précises. »

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  • 08:02

    Nouvelle mobilisation prévue le 6 octobre

    Si 1 027 établissements (sur environ 3 700), sont concernés encore aujourd'hui par les mobilisations, dont 222 blocages, une mobilisation générale est de nouveau prévue, cette fois le 6 octobre. Les associations et syndicats étudiants ont appelé conjointement à « amplifier la mobilisation ».

    « Depuis jeudi dernier, le gouvernement fait le choix de la répression féroce envers les lycéens, et ce sont des images très violents dont l'écho atteint les lycées de tout le pays via les réseaux sociaux », écrivent les syndicats dans un communiqué commun. « Police, hors des lycées ! Nous nous tenons aux côtés des lycéens réprimés et de tous ceux qui luttent », affichent les syndicats.

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  • 07:35

    Interdiction de manifester aux abords des lycées ce vendredi

    Tous les préfets ont pris jeudi soir des arrêtés d'interdiction de manifester vendredi aux abords des lycées fermés ce jour-là, en réponse à un mouvement de blocage des établissements émaillé de violences, a appris l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur.

    Ainsi le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a interdit les rassemblements aux abords de 13 lycées parisiens fermés vendredi, dont les noms ont été énumérés dans l'arrêté. Dans tous les départements, la même consigne a été donnée, a-t-on ajouté au ministère de l'Intérieur.

  • 07:32

    « Marteau, barre métallique, engins incendiaires, produits inflammables » : la police montre des objets saisis

    La Police nationale communique à son tour sur les réseaux sociaux. Ainsi, elle a posté sur X des photos montrant un revolver, des feux d'artifice, des bouteilles d'eau vide avec une bouteille d'acide, un cocktail molotov... « Marteau, barre métallique, engins incendiaires, produits inflammables… Ces objets ont été saisis par les policiers à l’occasion de blocus et de mobilisations lycéennes ces derniers jours », écrit la police.

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  • 07:27

    Les protocoles Corat activés par Laurent Nuñez

    « Face à cette dégradation de la situation et dans le seul but de rétablir l'ordre républicain », le ministre Laurent Nuñez a donné pour instruction aux préfets et aux responsables de la police, de la gendarmerie, de mobiliser les unités de forces mobiles et d'activer les protocoles de coordination opérationnelle renforcée (Corat), permettant une bascule des forces d'une zone police vers une zone gendarmerie et inversement, afin de « traiter rapidement les troubles là où ils surviennent ».

    Cela a été le cas dans 48 départements jeudi.

  • 07:21

    1 027 établissements sur environ 3 700 lycées sont concernés

    Au total, « 1 027 établissements », sur environ 3 700 lycées en France, « ont été concernés par le mouvement lycéen, dont 222 blocages ». Près de 2 000 personnes (1 949) ont été interpellées jeudi et 305 policiers et gendarmes ont été blessés, assure le ministère de l'Intérieur. 

    Des établissements scolaires ont été dégradés sur tout le territoire, notamment à « Nice, à Dijon, à Besançon, à Valence, à Toulouse, à Bordeaux, à Montpellier, à Rennes, à Saint-Etienne, à Orléans, à Strasbourg ou à Rouen ». A Nantes, le hall d'entrée du lycée Nelson-Mandela « a été incendié », a ajouté le ministère.

  • 07:16

    LFI de nouveau sous le feu des critiques

    Face à la multiplication des incidents violents durant le mouvement lycéen, le gouvernement, la droite et l'extrême droite pensent avoir trouvé un coupable : La France insoumise, qui renvoie la responsabilité à Matignon en l'accusant de verser dans « le complotisme ».

    LFI répète qu'elle soutient une action non-violente, même si Bally Bagayoko a créé une polémique en jugeant cette semaine que la violence « peut être légitime » même si elle devrait être évitée. Des sorties qui valent à LFI d'être accusée de jeter de l'huile sur le feu par une partie de la classe politique.

    Matignon est allé plus loin jeudi en l'accusant d'être à « l'origine » du mouvement lycéen qui a basculé, aux yeux de l'exécutif, vers des « violences urbaines ». Il s'agit « d'une manoeuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra gauche », ont dénoncé les services du Premier ministre Sébastien Lecornu après une cellule de crise, en assurant, sans plus de précision, que cette analyse est « partagée par les services de renseignement ». En réponse, le coordinateur insoumis Manuel Bompard a appelé le gouvernement « à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens ».

  • DÉCRYPTAGE

    Que revendiquent vraiment les jeunes ?

    Les jeunes qui se mobilisent depuis plusieurs jours protestent aussi bien contre les files d’attente à la cantine que l’absence de chauffage ou de climatisation dans les établissements. La question du manque de moyens et de l’avenir semble toutefois dominer au sein du mouvement, qui s’est étendu rapidement via les réseaux sociaux.

    >> Lire notre article : Blocus des lycées : fin de Parcoursup, hausse des moyens… Que revendiquent vraiment les jeunes ?

  • 07:01

    Les réunions doivent se succéder au ministère de l'Éducation ce vendredi

    Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray doit recevoir aujourd’hui des syndicats, des associations lycéennes – notamment l’Union syndicale lycéenne, fer de lance de la mobilisation –, des associations de parents d’élèves, et des élus du Conseil national de la vie lycéenne.

    Son « objectif », a-t-il précisé sur X : « faire de ces échanges des avancées concrètes au service des élèves, des personnels et de l’École ».

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  • 07:10

    Ce qu'il faut retenir de la journée de jeudi

    • Le mouvement de blocage des lycées a dégénéré jeudi dans de nombreuses villes, avec plus d'un millier d'établissements concernés et quelque 900 actions recensées. À Nantes, le hall du lycée Nelson-Mandela a été détruit par un incendie, d'autres départs de feu ont touché un lycée du XIXe arrondissement de Paris et la façade du lycée Lumière à Lyon, plusieurs proviseurs ont été agressés, à Marseille des personnels ont été aspergés d'essence, et une policière mise à terre aux cris de « tuez-la ».
    • Le bilan humain et judiciaire est lourd. Près de 2 000 personnes ont été interpellées et 284 policiers et gendarmes blessés, selon Laurent Nuñez. Depuis lundi, 170 élèves ont été blessés, selon l'Éducation nationale, et environ 1 800 personnes placées en garde à vue, selon la Chancellerie, Gérald Darmanin réclamant une « grande fermeté » pénale.
    • Le mouvement a gagné les universités. Une trentaine de campus ont été bloqués, de Paris à Marseille, une mobilisation qualifiée d'« historique » par l'Union étudiante. À Marseille, un véhicule de marins-pompiers a été incendié et les transports interrompus, des bus ont été attaqués à La Rochelle et un journaliste de M6 agressé.
    • Matignon dénonce des « violences urbaines » orchestrées selon lui par LFI. Bruno Retailleau a relancé l'idée d'interdire le parti et Marine Le Pen réclamé une loi « anti-casseurs », quand Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard ont accusé l'exécutif de « complotisme » et de jouer le « pourrissement ».
    • Le gouvernement cherche une sortie de crise. Édouard Geffray, qui a dénoncé des faits « d'une extrême gravité », recevra ce vendredi syndicats, parents d'élèves et associations lycéennes. Quelque 400 établissements resteront fermés, avec des cours à distance, et les manifestations sont interdites autour des lycées concernés.
  • 07:00

    Bienvenue dans ce direct consacré au blocus des lycées partout en France.

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