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« Cette demande vise à préserver l’activité de l’entreprise », a indiqué le groupe Europlasma dans un communiqué publié jeudi soir, quelques heures après en avoir informé les représentants des salariés lors d’un CSE extraordinaire.

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Un ouvrier tire un transpalette sur laquelle sont entreposés des corps d’obus, dans l’atelier des Forges de Tarbes (Hautes-Pyrénées), le 14 janvier 2026. Un ouvrier tire un transpalette sur laquelle sont entreposés des corps d’obus, dans l’atelier des Forges de Tarbes (Hautes-Pyrénées), le 14 janvier 2026.

Combien de fois les salariés des Forges de Tarbes ont-ils alerté sur la situation de leur usine ces dernières années ? Par des débrayages, des courriers à la préfecture et au ministère des armées, relayés aussi bien dans la presse que par des députés. Leur ultime « lettre ouverte » date du 6 octobre, était un « dernier signal », prévenaient-ils : « Si personne ne l’entend, c’est tout une usine, tout un savoir-faire et des dizaines de familles qui risquent de sombrer dans le silence. »

Jeudi 22 octobre, lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, leurs représentants du personnel ont appris que leur entreprise, en cessation de paiements, allait solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. « Cette demande vise à préserver l’activité de l’entreprise et à créer les conditions nécessaires à son redressement », a indiqué le groupe Europlasma, propriétaire de l’usine, en précisant que la décision du tribunal de commerce de Tarbes était « attendue dans quelques jours ». Une situation que ses salariés les plus anciens n’ont déjà que trop connue.

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