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VIDÉO - Invité sur le plateau du «Buzz TV», le comédien qui, est à l’affiche de la minisérie Phoenix, sur France 2, revient sur sa carrière et son avenir à la télévision et au théâtre.
Passer la publicité Passer la publicité«Phoenix» c’est un groupe de six jeunes activistes écologistes qui kidnappe les enfants des quatre patrons des plus grandes entreprises européennes pour dénoncer leurs fausses promesses et les forcer à payer une rançon à une ONG. Un scénario qui a tout de suite séduit François Berléand . «C’était tellement bien écrit j’ai lu les six épisodes à la suite. Il y a un suspens absolument incroyable», raconte-t-il.
Malgré son enthousiasme, il pose ses conditions avant d’accepter le rôle. «J’ai appelé le réalisateur pour lui dire : “je le fais avec plaisir mais si vous me jurez que vous allez filmer le scénario tel qu’il est écrit et pas autre chose”. Il m’a répondu qu’il ferait du mieux possible. Et c’est ce qui s’est passé.» Cela n’a pourtant pas été une mince affaire puisque le tournage a été perturbé par des conditions météorologiques désastreuses. «Il n’a fait que pleuvoir pendant deux mois. Les jeunes étaient trempés, ils devaient changer de vêtements à chaque prise, les sécher. Donc le réalisateur a fait un travail remarquable et puis le choix de casting chez les jeunes était inouï », félicite l’acteur.
Dans cette série, déjà disponible sur la plateforme France.tv, et dont le premier épisode sera diffusé ce mercredi 15 avril à 21h10 sur France 2, François Berléand joue Jean Humbel, patron de l’ONG Climate Shield. Il est également professeur d’écologie, ce qui le place dans une position ambiguë quand il se rend compte que l’un de ses étudiants fait partie du groupe d’activistes. «Le professeur que je suis ne peut pas accepter le kidnapping. Il peut accepter l’argent, ce n’est pas un souci», plaisante-t-il. Lors de la remise des diplômes il provoque d’ailleurs cet élève par un clin d’œil en lui disant cette célèbre phrase de l’anthropologue américaine, Margaret Mead : «Ne doutez jamais qu’un petit nombre d’individus peut changer la société».
À l’écran ou dans la vie, François Berléand encourage l’activisme et «les actions coup de poing pour faire bouger le monde», affirme-t-il. Un engagement qu’il pousse jusqu’à envisager des actions spectaculaires, mais ciblées, dans les lieux qui valent véritablement le coup. «En Europe, je ne sais pas. Les gamins qui aspergent les tableaux doivent le faire à l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, là où ça pollue le plus », ajoute-t-il. Si l’acteur soutient l’urgence de l’activisme, il est néanmoins lucide sur les dérives possibles, estimant que l’écoterrorisme «est un vrai souci ».
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Dans un tout autre registre, l’évolution du milieu le conduit d’ailleurs à s’exprimer sur l’avenir du cinéma en salle. «Je ne suis pas inquiet pour le cinéma en salle, en France en tout cas parce qu’il y a un système de carte fidélité qui fait que le cinéma n’est pas cher. Et puis, voir un film sur un grand écran plutôt que sur un petit ça n’a rien à voir», juge-t-il. François Berléand évoque ensuite le rapport parfois condescendant du cinéma envers le petit écran, admettant qu’il «est certainement plus dur de commencer par une mauvaise télévision et d’essayer de faire du cinéma. Ce qu’il faut pour un jeune acteur, c’est essayer au moins d’avoir un bon scénario pour accepter», conseille-t-il.
Si lui a commencé sa carrière sur les planches, il obtient son premier grand rôle dans le film de Guillaume Canet, Mon Idole, et estime désormais que c’est le meilleur rôle de sa carrière. «J’ai beaucoup aimé Mon Idole. C’était un rôle qui me convenait tellement bien», se souvient-il. En évoquant son avenir, l’idée de la retraite ne semble pas l’effleurer dans ce milieu où elle « n’existe pas. Certains acteurs prennent leur retraite. Mais moi, si je peux mourir sur scène, ce sera avec plaisir. Et autant le faire au théâtre devant un public !», souffle celui qui fêtera son 74e anniversaire le 22 avril prochain.


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