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Cyril Hanouna et son équipe de chroniqueurs ne sont plus diffusés depuis le 10 juin en raison de leurs congés annuels. Toutefois, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique a pointé du doigt plusieurs séquences du programme.
Passer la publicité Passer la publicitéLes vacances n’empêchent pas les rappels à l’ordre. Et si Cyril Hanouna se félicitait d’être irréprochable depuis son passage sur W9 avec l’émission «Tout beau tout n9uf», l’Arcom en a décidé autrement. Ce mardi 7 juillet, l’autorité de régulation de l’audiovisuel a rendu ses décisions sur diverses saisines. Le talk-show du groupe M6 a été cité à six reprises.
Ces séquences, survenues entre le 15 septembre 2025 et le 1er décembre 2025, ont été signalisées à l’Arcom et étudié par cette dernière. Parmi elles, une sortie du chroniqueur Michel Mary qualifiant de « rebeu » et de « black » les suspects de la séquestration et du cambriolage d’un couple de retraités à Vaucresson. Dans cette première situation, l’autorité «n’a pas retenu de manquement de l’éditeur dans le cas d’espèce. Elle lui a toutefois fermement rappelé la nécessité d’éviter toute formulation susceptible de véhiculer des stéréotypes racistes, en particulier lorsqu’elle consiste à associer des comportements pénalement répréhensibles à des individus désignés par leur origine ou leur couleur de peau.»
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Et si quatre autres situations ont valu des rappels à l’ordre et «au respect des obligations» à la société Métropole Télévision, deux autres posent davantage problème. La première concerne Rachida Dati. Le 30 octobre 2025, l’invité Pierre-Jean Chalençon la qualifiait de « reine du couscous ». Et bien que l’utilisation de cette expression a indiqué le présentateur et les chroniqueurs, «l’Arcom a - compte tenu de l’expression employée pour désigner l’ancienne ministre de la culture en référence à ses origines, sans lien avec le sujet abordé - fermement rappelé à l’éditeur la nécessité de veiller au respect des droits de la personne».
Le deuxième cas concerne cette fois-ci le chroniqueur emblématique du programme, Gilles Verdez. Ce dernier, dans une émission du 1er décembre, avait «évoqué la situation d’un homme en situation de handicap lourd, hospitalisé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et dont la dégradation de l’état de santé a conduit l’équipe médicale à prendre une décision de limitation thérapeutique.» En réaction, le régulateur a estimé que la présentation des faits n’avait pas été complète et «conduisait à un traitement partiel et orienté de l’information ne permettant pas au public de disposer de l’ensemble des éléments de contexte nécessaires à la compréhension de l’affaire, ce qui méconnaît les exigences d’honnêteté et de rigueur de l’information précitées». Par ailleurs, l’Arcom a pointé du doigt l’absence de mise en perspective ou de contradictoire «face aux propos litigieux traduisait un défaut de maîtrise de l’antenne telle qu’elle résulte des stipulations précitées de l’article 2-2-1 de la convention W9. [...] En conséquence, l’Arcom a demandé à la chaîne de veiller, à l’avenir, au respect des obligations précitées.»


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