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Selon ce qu’écrivait le pasteur Theophilus Gale dans son chef-d’œuvre, La Cour des Gentils, les Juifs étaient qualifiés par Hérodote de Phéniciens

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ACTUALITÉS

Selon ce qu’écrivait le pasteur Theophilus Gale dans son chef-d’œuvre, La Cour des Gentils, les Juifs étaient qualifiés par Hérodote de PhéniciensDébat virulent entre le professeur Mohammed Marandi et l’avocat Alan Dershowitz concernant la guerre en Iran et à Gaza, avec Piers MorganEXCLUSIF — La traduction française du livre du Pr Ariel Toaff, « Pâques de sang », est désormais disponible aux membres du Club VIP ‒ [Intégral]Téléchargez mon application Android et suivez toutes mes actualités sur votre téléphone et votre appareil mobile peu importe où vous êtesLe Dr Paul Garnault nous offrait une critique du livre du théologien Hermann Leberecht Strack sur le sang et les meurtres rituels des IsraélitesLa société « Greenleaf Book Agency » m’a aidé à améliorer le référencement et la visibilité de mon livre, “La Société fabienne”, chez AmazonJ’ai réédité le livre de l’abbé J.-Antoine Huot, Le fléau maçonnique, initialement publié en 1906, suivi de l’ouvrage : Le poison maçonnique (1912)Grande réduction sur certaines œuvres de mes séries intitulées : “Hommage au frère Jérôme”, “Géométrie variable” et “Fenêtres sur l’espace”Le fondateur du « Trends Research Institute », Gerald Celente, devient rouge de colère contre les politiciens qui mènent le monde à la guerreLa biographie s’intitulant « Guy Boulianne : Un Prince en Exil – Poète, Éditeur et Chroniqueur des Temps Troublés » est maintenant disponibleLe lancement de la biographie “Guy Boulianne : Un Prince en Exil” de Fabien Lacroix, qui devait avoir lieu à Saint-Sauveur au Québec, est annuléLe film de Ken Russell, “Au-delà du réel” (1980), est un voyage irréel aux frontières de l’esprit et de la perception de notre état d’être humain 🎥Un collectionneur dit de “Fragmentation” : « J’en ai encore des frissons ! Le seul mot qui sort de ma bouche quand je le regarde, c’est OUF ! » 🎨En 1905, le Washington Times expliquait dans un long article que la mission de Lady Blount dans la vie était de prouver que la Terre est plate… 🌎« Le Palais du Livre » raconte l’épopée de Pierre-Roger Nadeau, le fondateur de la plus grande foire de livres au monde. Maintenant disponibleDernière chance d’assister au lancement de la biographie, « Guy Boulianne : Un Prince en Exil » de Fabien Lacroix, à Saint-Sauveur au Québec !Le tableau de l’artiste polonais Ludwik Stasiak, “Allégorie de Satan (Seigneur du Monde)”, nous dit que le diable déteste le plus ses serviteursUne page de notre histoire — Le Palais du Livre abritait plus de quatre millions de livres de 1976 jusqu’à sa destruction par les flammes en 1983Ancien juif converti au christianisme orthodoxe, Frère Nathanaël met en garde contre la manière dont le judaïsme détruit le christianisme ✡ ☦Le Pape Benoît XVI a dit lors de son installation sur le trône épiscopal de Rome, samedi le 7 mai 2005 : « Le Pape n’est pas un souverain absolu »

Le rédacteur en chef du webzine Phoenician Hunter a écrit sur le réseau social X : « Le livre “The Court of the Gentiles”, publié en 1672, révèle ce que j’ai toujours soutenu, à savoir que les Juifs n’étaient autres que les Phéniciens ». Bien sûr, le commentaire de cet internaute a piqué ma curiosité. Il est vrai qu’il est écrit à la page 13 du premier volume de l’ouvrage de Theophilus Gale (1628–1678) : « Cela semble évident d’après ce qu’Hérodote mentionne des Juifs, qu’il qualifie de Phéniciens ». L’historien et géographe grec Hérodote (5e siècle av. J.-C.) écrivait dans le Livre II des Histoires : « Seuls de tous les hommes, les Colchidiens, les Égyptiens et les Éthiopiens ont dès l’origine été circoncis. Les Phéniciens et les Syriens de la Palestine [les Juifs] eux-mêmes avouent que les Égyptiens leur ont appris cette pratique (…) Les peuples que je viens d’énumérer sont de tous hommes les seuls qui pratiquent la circoncision, et il est visible qu’en cela ils imitent les Égyptiens. » Hérodote poursuivait un peu plus loin dans le même ouvrage : « Tous les Phéniciens qui ont commercé avec les Grecs cessent de circoncire leurs enfants et de prendre exemple en cela sur l’Egypte. »

Le professeur émérite de sciences politiques à Cornell University, Martin Bernal, écrivait dans un article paru dans la revue Labyrinthe (n° 3, 15 février 2011) : « Au premier siècle de l’ère chrétienne, l’homme politique et écrivain Flavius Josèphe, qui tentait de prouver l’antiquité du peuple juif, avait dépoussiéré de vénérables textes grecs, sans résultat. Dans le même temps, on observe que les Juifs sont très nombreux dans les ouvrages écrits après les conquêtes d’Alexandre. La ligne de démarcation passe entre Aristote, qui ne fait aucune référence aux Juifs, et son disciple Théophraste, qui au contraire mentionne ce peuple assez souvent. On ne saurait attribuer ce changement au fait qu’au cinquième siècle, les écrivains grecs ne voyageaient pas dans des contrées habitées par des Juifs : à preuve Hérodote et Xénophon, pour ne citer que les deux plus connus. Il semblerait en fait qu’il y ait deux raisons, imbriquées, à cette omission. Premièrement, les premiers voyageurs grecs étaient incapables de distinguer les Juifs des autres “Syriens”, maintes fois évoqués. La deuxième raison est qu’il y avait moins de Juifs avant Alexandre. »

Selon Martin Bernal, « le judaïsme prit naissance au sein de la communauté d’exilés du royaume de Judée qui s’étaient refugiés à Babylone au début du VIe siècle avant l’ère chrétienne. Ils parvinrent à maintenir leur identité culturelle au moyen de l’écriture et de la codification juridique ». Malgré un article trompeur, le quotidien israélien The Times of Israël admit cette vérité. Les rédacteurs écrivent : « Dans l’antiquité, un juif est un habitant du royaume de Juda (940 à 586 avant J.-C.). La première mention de ce terme se retrouve dans la Bible dans le IIe livre des Rois [XVI, 6]. Le mot “juif” (ancien français “juiu”, “juieu”) est un dérivé du latin “judaeus” (de Judée) lui-même issu de l’hébreu “yehudi”. » [Encyclopædia Universalis]

Tombes du Tophet, un lieu de Jérusalem, dans la vallée de Hinnom (Géhenne).

Nous rappelons que les Phéniciens étaient un peuple sémitique antique qui habitait des cités-États en Canaan, le long de la côte levantine de la Méditerranée orientale, principalement dans l’actuel Liban. Ils descendaient directement des Cananéens, et leurs traditions culturelles ont survécu à l’effondrement de la fin de l’âge du bronze, se perpétuant presque sans interruption jusqu’à l’âge du fer. Ils se désignaient eux-mêmes comme Cananéens et leur territoire comme Canaan, la « Terre promise » aux Hébreux par leur dieu Yahvé à l’époque du patriarche Abraham. Plusieurs pratiques cananéennes sont rapportées dans des sources anciennes et mentionnées par des érudits, telles que la prostitution sacrée et les sacrifices d’enfants.

Avant 1935, les érudits considéraient Moloch comme une divinité païenne à laquelle on offrait des sacrifices d’enfants au tophet de Jérusalem. Certains érudits modernes ont proposé que Moloch puisse être le même dieu que « Milcom », Adad-Milki, ou une épithète de Baal.

« Et il souilla Thopheth qui était dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fit passer son fils ou sa fille par le feu en l’honneur de Moloch. » 2 Rois 23:10

Ce texte du Livre des Rois mentionne la destruction du Tophet parmi les autres mesures prises par Josias pour éliminer les pratiques religieuses « déviantes » d’Israël, dans le cadre d’une vaste réforme religieuse. Cependant, la condamnation persistante du Tophet et des pratiques apparentées par des prophètes tels que Jérémie et Ézéchiel laisse supposer que cette pratique a pu perdurer après la réforme de Josias. Une mention du Tophet par Isaïe suggère même qu’elle a pu se poursuivre après l’exil babylonien (George C Heider : « Moloch ». In : Dictionary of Deities and Demons in the Bible, 1999, pp. 581–585. Lire aussi « The Cult of Molek » du même auteur). Avant la réforme de Josias, le rituel consistant à faire passer un enfant par le feu est mentionné, sans préciser qu’il se déroulait au Tophet, comme ayant été pratiqué par les rois israélites Achaz et Manassé (2 Rois 16:3 et 2 Rois 21).

L’historien des religions Paolo Xella soutient qu’au moins vingt-cinq passages de la Bible hébraïque montrent des Israélites et des Cananéens sacrifiant leurs enfants, notamment dans le Deutéronome (Dt 12,13 ; 18,10), le Lévitique (Lév 18,21 ; 20,2-5), 2 Rois, 2 Chroniques, Isaïe, Esdras, le Psaume 106 et le Livre de Job (« “Tophet”: an Overall Interpretation ». In : The Tophet in the Ancient Mediterranean, 2013).

Le professeur adjoint invité en études religieuses au Millsaps College (Mississippi), Bennie Reynolds, soutient que l’utilisation par Jérémie de Moloch en conjonction avec Baal dans Jérémie 32:35 est parallèle à son utilisation de « l’holocauste » et de Baal dans Jérémie 19:4–5 (Molek: Dead or Alive?). Le titre Baʿal était, dans certains contextes, synonyme des termes hébreux adon (“Seigneur”) et adonai (“Mes Seigneurs”), encore utilisés comme alias du Seigneur d’Israël, Yahvé. ◾


« Ils ont construit les hauts-lieux de Thopheth dans la vallée du fils de Hinnom, pour brûler leurs fils et leurs filles au feu, ce que je n’avais point commandé et qui ne m’était point venu à la pensée. Aussi, voici des jours viennent, dit l’Éternel, où l’on ne dira plus : Thopheth, ni : vallée du fils de Hinnom, mais bien : vallée de la tuerie, et où l’on enterrera à Thopheth, faute de place. » Jérémie 7:31-32


➽ À propos de Théophile Gale et la Cour des Gentils

Theophilus Gale (1628–1678) était un pédagogue anglais, un non-conformiste et un théologien de la dissidence. Gale naquit à Kingsteignton, dans le Devon. Il était le fils de Bridget Gale (née Walrond) et de Theophilus Gale, docteur en théologie (décédé en 1639), vicaire de Kingsteignton et chanoine de la cathédrale d’Exeter. Gale reçut une éducation privée avant d’intégrer une école de grammaire et l’université d’Oxford. Il entra à Magdalen Hall en 1647 comme étudiant non-conformiste. Magdalen Hall allait bientôt accueillir des étudiants dissidents : William Conway, John Cudmore, Joseph Maisters et, selon Edmund Calamy, un certain « M. Sprint ». En août 1648, Henry Wilkinson fut nommé principal ; figure majeure de la guerre civile et de l’Oxford du Protectorat, il enseigna à l’église de Carfax du 10 octobre 1642 au 16 juin 1662.

Suite à la visite parlementaire de 1648, Gale devint boursier du Magdalen College. Il y obtint sa licence (BA) en 1649, devint membre et tuteur du Magdalen College l’année suivante et reçut une maîtrise (MA) en 1652. Il fut ensuite nommé maître de conférences en logique (1652), puis doyen adjoint des arts (1657) et doyen principal des arts (1658). Parmi ses élèves figurait Ezekiel Hopkins. En 1657, il fut également nommé prédicateur à la cathédrale de Winchester, aux côtés d’Humphrey Ellis, peut-être de Faithful Teate (bien que cela soit difficile à confirmer) et de George Lawrence (aumônier de l’hôpital de St Cross). Magdalen abritait certains des théologiens radicaux les plus influents de l’époque, notamment Thomas Goodwin (président), Henry Hickman (membre), Zachary Mayne (membre) et John Gipps (aumônier). Le congrégationalisme de Gale faisait de lui un allié naturel de Goodwin et a peut-être également favorisé ses liens avec John Owen, vice-chancelier d’Oxford et président de Christ Church pendant une grande partie de cette période.

Ministre destitué

En vertu de la loi de restauration des ministres (1660), de nombreux puritains et autres radicaux perdirent leurs fonctions. Gale perdit son poste à la cathédrale de Winchester et fut également contraint de démissionner de son poste de membre du collège Magdalen. La loi d’uniformité (1662) exigeait de tous les membres du clergé et des enseignants qu’ils prêtent serment d’adhérer aux articles de l’Église d’Angleterre nouvellement restaurée et qu’ils suivent fidèlement le Livre de la prière commune (1662), récemment révisé, lors des offices. Ces dispositions interdirent définitivement à Gale d’enseigner à l’université, d’occuper un emploi au sein du gouvernement et d’exercer le ministère au sein de l’Église d’Angleterre.

Gale eut la chance d’avoir des relations privilégiées. Philip Wharton, partisan du Parlement durant la Guerre civile, s’était constitué un réseau d’amis parmi les ministres, notamment John Owen, Thomas Manton, William Bates et John Howe. Wharton, membre laïc de l’Assemblée de Westminster dans les années 1650, demeura un député dissident influent du Buckinghamshire durant la Restauration. Il avait des relations aux Provinces-Unies et en France. En 1662, il proposa à Gale un poste de précepteur pour ses fils, rémunéré 40 livres sterling par an. Ce poste permit à Gale de se rendre au collège huguenot de Caen et d’y rencontrer d’autres érudits, dont Samuel Bochart. La rigueur de Gale en tant que professeur offensa son protecteur, qui le congédia en juillet 1664. Après avoir profité de l’occasion pour voyager quelques mois, il revint en Angleterre début 1665 et était de retour au domaine de Wharton à Quainton avant la fin de l’année.

Gale passa la dernière partie de sa vie à Londres comme assistant de John Rowe, un pasteur indépendant qui officiait dans une église d’Holborn, actif durant l’accalmie des luttes contre les conventicules après le Grand Incendie. Il s’installa à Newington Green et prit pour élèves John Ashwood de Peckham, ainsi que les deux fils de John Rowe, Thomas (qui lui succéda comme pasteur) et Benoni. Gale succéda à Rowe en 1677 et mourut l’année suivante. Il est enterré au cimetière de Bunhill Fields, où sa pierre tombale est considérée comme le plus ancien monument funéraire encore existant.

Monument à Theophilus Gale dans l’ancien cimetière Bunhill Fields, situé dans le centre de Londres, dans le quartier londonien d’Islington, juste au nord de la City de Londres. Sa pierre tombale est considérée comme le plus ancien monument funéraire encore existant. (51.523452, -0.088083)

La Cour des Gentils

Dans les années 1660, Gale travailla aux manuscrits d’une œuvre théorique d’envergure et d’une grande érudition, consacrée à l’histoire intellectuelle. Une allusion dans le De Veritate de Grotius (I, 16) lui suggéra que tout le savoir et la philosophie antiques provenaient des Écritures hébraïques. Il rattacha ainsi les langues européennes à l’hébreu et l’ensemble des théologies, sciences, politiques et littératures de l’Antiquité païenne à une tradition hébraïque. De même, il aborda l’origine de toutes les philosophies. Il expliqua également les erreurs de la philosophie païenne et de la théologie catholique par la théorie de la corruption due aux apostasies successives d’un principe divin originel. De manière constructive, il proposa un platonisme réformé et tenta de résoudre les difficultés de la doctrine calviniste de la prédétermination. Les travaux qu’il avait mis de côté furent épargnés par le Grand Incendie de Londres.

L’œuvre majeure de Gale, The Court of the Gentiles, qui tire son nom de la Cour des Gentils du Second Temple, parut en plusieurs parties en 1669, 1671 et 1676. Elle se présente comme un recueil de connaissances philosophiques diverses. Elle ressemble au Système intellectuel de Ralph Cudworth, bien que beaucoup la considéraient comme inférieure. L’objectif de Gale (inspiré par Grotius) était de démontrer que le fondement de la philosophie chrétienne européenne est une reproduction déformée des vérités bibliques. De même que Cudworth attribuait la doctrine atomique de Démocrite à Moïse comme auteur originel, Gale tente de montrer que les différents systèmes de pensée grecs trouvent leur origine dans des sources du Moyen-Orient et d’Asie du Sud.

La Cour des Gentils fut critiqué par l’Église, qui le qualifia de chaotique et désorganisé. Les exégètes bibliques affirmèrent qu’il manquait de discernement. Chacun des quatre livres est divisé en plusieurs sections et l’information est organisée en de nombreux chapitres. La plupart des pages contiennent des dizaines de références à des auteurs antérieurs ; ces références sont intégrées au texte plutôt que présentées en notes de bas de page. ◾


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1 août 2026

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