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Toute la Seine-et-Marne n'est pas soumise aux mêmes restrictions. Attention, vérifiez bien avant d'ouvrir le robinet, vous risquez une amende de 1 500 euros !
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Par Yoann Vallier Publié le 2 sept. 2026 à 10h08
Peut-on encore arroser, laver sa voiture ou remplir une piscine ? En ce début de septembre, la réponse dépend de l’endroit où l’on habite. Malgré une sécheresse que la préfecture qualifie d’« exceptionnelle », toute la Seine-et-Marne n’est pas soumise à des restrictions obligatoires.
Au 18 août, le Loing, le Lunain, la Seine, la Marne, l’Yonne, la Thérouanne, la Nonette et l’Essonne restaient ainsi au niveau de vigilance. Cela signifie qu’aucune restriction obligatoire liée à ce niveau n’est imposée, même si chacun est appelé à économiser l’eau. Dans le sud du département, cela permet notamment de situer le bassin du Loing autour de Nemours, ou celui du Lunain dans le secteur de Lorrez-le-Bocage-Préaux (Seine-et-Marne). Le Loing avait été placé en alerte avant qu’une vérification de son débit ne conduise à son retour en vigilance le 18 août.
La situation change sur d’autres cours d’eau. Le Grand Morin, qui traverse notamment le secteur de Coulommiers, et l’Orvanne, dans le sud-est du département, sont en alerte.
Un cran au-dessus, le Petit Morin, l’Yerres et le ru d’Ancoeur sont placés en alerte renforcée. Enfin, deux bassins atteignent le niveau maximal de crise : le Réveillon, à l’ouest du département, et surtout le Fusain, qui concerne le secteur de Château-Landon dans le sud Seine-et-Marne.
À partir de l’alerte, des limitations ou interdictions touchent les usages non prioritaires de l’eau. Elles deviennent progressivement plus sévères en alerte renforcée puis en crise. Mais la préfecture apporte une précision essentielle : le classement d’un cours d’eau ne permet pas, à lui seul, de déterminer les restrictions applicables à l’eau potable d’un habitant. Celles-ci dépendent également de l’origine de l’eau distribuée et doivent être vérifiées dans les dispositions de l’arrêté.
Des nappes dans une situation différente
La tension observée sur les rivières ne se retrouve d’ailleurs pas nécessairement sous terre. Sollicitée dans le cadre de notre dossier, Aqui’Brie nous indique ne pas constater de problème particulier concernant le niveau de la nappe dans son secteur.
Cette différence entre eaux superficielles et souterraines contribue à expliquer pourquoi la carte des restrictions est complexe. La préfecture souligne elle-même que les mesures peuvent différer en fonction de l’origine de l’eau. Et mieux vaut vérifier avant d’ouvrir le robinet : le non-respect des restrictions sécheresse est passible d’une contravention de 5e classe, soit une amende pouvant atteindre 1 500 euros pour une personne physique.
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