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Depuis l'intervention américaine de samedi au Venezuela, le pétrole de ce pays d'Amérique du Sud est au cœur de toutes les préoccupations. Et si les entreprises énergétiques américaines voient leurs titres grimper depuis l'intervention, ce n'est pas le cas pour les compagnies canadiennes qui ont subi des pertes notables. Le pétrole canadien peut-il tirer son épingle du jeu face à l'or noir vénézuélien?
Amr Henni, professeur de génie industriel à l'Université de Regina, spécialiste des questions énergétiques et de captation carbone, analyse la situation
C’est du pétrole très lourd. Avant 1989, l’arrivée d’Hugo Chavez et le départ des entreprises américaines, le pétrole vénézuéliens partait vers les États-Unis. Le pétrole canadien a remplacé le pétrole vénézuélien. Pour les raffineries du sud des États-Unis c’est presque le même pétrole, sauf que le pétrole vénézuélien est beaucoup moins lourd, beaucoup moins visqueux que le pétrole canadien.
On ne peut récupérer que 10 % du pétrole qui se trouve dans les puits [du Venezuela], alors qu’au Canada on en récupère 50 %. Il faudrait entre 100 et 150 milliards de $ d’investissement pour que le pétrole du Venezuela revienne à la production normale avant Hugo Chavez et Maduro, ajoute Amr Henni.


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