Les premiers résultats de l’étude CLIMATERE, menée auprès de 4 140 femmes, montrent l’influence de facteurs non-associés à la ménopause sur les symptômes. Les auteurs soulignent l’importance d’une prise en charge plus globale, intégrant notamment le mode de vie.

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  • Les premiers résultats de l’étude CLIMATERE sont diffusés ce jeudi 15 octobre à l’occasion des Assises nationales de la ménopause. Lancée en mars 2025 sous la direction du Dr Alexandre Vallée, chef du service d’épidémiologie et de santé publique à l’hôpital Foch à Suresnes, cette étude a été menée auprès de 4 140 participantes.Photo Adobe Stock

    Les premiers résultats de l’étude CLIMATERE sont diffusés ce jeudi 15 octobre à l’occasion des Assises nationales de la ménopause. Lancée en mars 2025 sous la direction du Dr Alexandre Vallée, chef du service d’épidémiologie et de santé publique à l’hôpital Foch à Suresnes, cette étude a été menée auprès de 4 140 participantes.

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  • Selon les premiers résultats, alors qu’une femme sur quatre présente une charge symptomatique élevée (fatigue, anxiété, baisse du moral, troubles sexuels, etc.), la période précédant la ménopause demeure charnière. « Après prise en compte de l’âge, du mode de vie, des maladies associées et d’autres caractéristiques individuelles, les femmes en périménopause présentent 66 % de chances supplémentaires d’appartenir au groupe présentant la charge symptomatique la plus élevée, par rapport aux femmes non ménopausées », note le communiqué de l’hôpital Foch. Une fois que la ménopause est installée, le chiffre tombe à 24 %.Photo Adobe Stock

    Selon les premiers résultats, alors qu’une femme sur quatre présente une charge symptomatique élevée (fatigue, anxiété, baisse du moral, troubles sexuels, etc.), la période précédant la ménopause demeure charnière. « Après prise en compte de l’âge, du mode de vie, des maladies associées et d’autres caractéristiques individuelles, les femmes en périménopause présentent 66 % de chances supplémentaires d’appartenir au groupe présentant la charge symptomatique la plus élevée, par rapport aux femmes non ménopausées », note le communiqué de l’hôpital Foch. Une fois que la ménopause est installée, le chiffre tombe à 24 %.

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  • Par ailleurs, les troubles du sommeil apparaissent très fréquents lors de la périménopause. Durant cette période, 27,3 % des femmes présentent des troubles fréquents du sommeil. En périménopause, le risque de présenter de tels troubles est environ deux fois plus élevé que chez les femmes non ménopausées.Photo Adobe Stock

    Par ailleurs, les troubles du sommeil apparaissent très fréquents lors de la périménopause. Durant cette période, 27,3 % des femmes présentent des troubles fréquents du sommeil. En périménopause, le risque de présenter de tels troubles est environ deux fois plus élevé que chez les femmes non ménopausées.

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Les premiers résultats de l’étude CLIMATERE sont diffusés ce jeudi 15 octobre à l’occasion des Assises nationales de la ménopause. Lancée en mars 2025 sous la direction du Dr Alexandre Vallée, chef du service d’épidémiologie et de santé publique à l’hôpital Foch à Suresnes, cette étude a été menée auprès de 4 140 participantes. « Ce que nous cherchons à faire avec CLIMATERE, c’est mieux comprendre les problématiques rencontrées par les femmes en pré-ménopause et ménopausées, afin de faire évoluer la prévention et la prise en charge de cette période de transition. Ces premiers enseignements suggèrent notamment qu’une consultation dédiée à la ménopause ne devrait pas se limiter aux cycles, aux hormones et aux bouffées de chaleur, mais intégrer plus largement le sommeil, la santé psychologique, la vie sociale et sexuelle, la silhouette, la santé métabolique et les comportements de santé, comme l’activité physique ou le tabagisme », explique le Dr Alexandre Vallée.

Selon les premiers résultats, alors qu’une femme sur quatre présente une charge symptomatique élevée (fatigue, anxiété, baisse du moral, troubles sexuels, etc.), la période précédant la ménopause demeure charnière. « Après prise en compte de l’âge, du mode de vie, des maladies associées et d’autres caractéristiques individuelles, les femmes en périménopause présentent 66 % de chances supplémentaires d’appartenir au groupe présentant la charge symptomatique la plus élevée, par rapport aux femmes non ménopausées », note le communiqué de l’hôpital Foch. Une fois que la ménopause est installée, le chiffre tombe à 24 %.

Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes n’expliquent pas, à elles seules, les troubles du sommeil

Par ailleurs, les troubles du sommeil apparaissent très fréquents lors de la périménopause. Durant cette période, 27,3 % des femmes présentent des troubles fréquents du sommeil. En périménopause, le risque de présenter de tels troubles est environ deux fois plus élevé que chez les femmes non ménopausées.

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes peuvent contribuer à ces troubles, mais pas uniquement. Même après prise en compte de ces symptômes, la périménopause reste associée à une hausse de 52 % du risque de présenter des troubles fréquents du sommeil. Aussi, semble-t-il nécessaire de rechercher d’autres facteurs de troubles du sommeil que les seuls symptômes vasomoteurs.

Autre enseignement de l’étude, la ménopause semble davantage s’accompagner d’une redistribution corporelle que d’une augmentation du poids. Les données montrent que la ménopause établie n’est pas associée à une augmentation significative de l’IMC, mais qu’elle s’accompagne d’une augmentation du tour de taille et du rapport tour de taille/taille, suggérant davantage une modification de la composition et de la répartition corporelles. Pourtant, la prise de poids déclarée est 49 % plus fréquente en périménopause et 40 % plus fréquente après la ménopause, par rapport aux femmes non ménopausées. Les difficultés à perdre du poids sont également davantage rapportées : +39 % en périménopause et +41 % après la ménopause.

La solitude pourrait aggraver les symptômes

L’étude met aussi en lumière le rôle de certains facteurs qui ne sont pourtant pas directement associés à la ménopause. Ainsi, « la solitude est associée à 68 % de chances statistiques supplémentaires de présenter une charge symptomatique sévère, ainsi qu’à un score global de symptômes supérieur de 2,91 points. Le mode de vie joue également un rôle important : le cumul d’au moins trois facteurs défavorables est associé à 93 % de chances statistiques supplémentaires de présenter une forte charge symptomatique », lit-on dans le communiqué. Et, au contraire, l’activité physique est associée à une moindre probabilité de présenter de nombreux symptômes.

Fort de ces premiers résultats, l’hôpital Foch appelle à une évolution de la prise en charge de la ménopause. En plus des cycles, des bouffées de chaleur et des hormones, l’attention devrait aussi porter sur l’ensemble des dimensions susceptibles d’affecter la santé et la qualité de vie des femmes. « Sommeil, santé psychologique, vie sociale, sexualité, silhouette, santé métabolique, activité physique ou encore tabagisme constituent autant de dimensions à prendre en compte pour mieux identifier les vulnérabilités et proposer une prise en charge adaptée à chaque femme. » Les auteurs appellent également à identifier les difficultés des femmes dès la périménopause afin d’agir avant qu’elles ne s’installent durablement.

L’étude CLIMATERE vise à suivre plus de 100 000 femmes pendant au moins dix ans afin de produire une cartographie nationale de la santé des femmes autour de la transition ménopausique et de développer des outils de prévention personnalisés. Pour participer à l’étude, suivez le lien.

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