À l’occasion de la Journée mondiale du psoriasis, un constat s’impose : trop de patients continuent de subir leur maladie. Derrière les plaques visibles se cachent souvent une souffrance psychologique, une perte de confiance en soi et un véritable impact sur la vie quotidienne. Près d’un patient sur quatre déclare ne pas consulter de médecin pour son psoriasis. Pourtant, les traitements disponibles se sont diversifiés pour répondre à des besoins plus variés, et il est aujourd’hui possible d’améliorer nettement la qualité de vie. Consulter reste la première étape pour changer la situation.

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  • En France, 2,4 millions de personnes sont atteintes de psoriasis. La maladie ne se résume pas à quelques plaques sur la peau. Dans ses formes modérées à sévères, elle peut profondément affecter le quotidien. Une souffrance qui reste encore insuffisamment prise en compte.Photo Adobe Stock

    En France, 2,4 millions de personnes sont atteintes de psoriasis. La maladie ne se résume pas à quelques plaques sur la peau. Dans ses formes modérées à sévères, elle peut profondément affecter le quotidien. Une souffrance qui reste encore insuffisamment prise en compte.

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  • « Les patients souffrent avant tout du regard des autres. Nombreux sont ceux qui n’osent plus porter certains vêtements, renoncent à aller à la piscine ou se replient progressivement sur eux-mêmes. Ce sentiment d’isolement peut parfois conduire à une dépression, voire à des conduites addictives », explique le Pr Pascal Joly, chef du service de dermatologie du CHU de Rouen (Seine-Maritime).Photo Adobe Stock

    « Les patients souffrent avant tout du regard des autres. Nombreux sont ceux qui n’osent plus porter certains vêtements, renoncent à aller à la piscine ou se replient progressivement sur eux-mêmes. Ce sentiment d’isolement peut parfois conduire à une dépression, voire à des conduites addictives », explique le Pr Pascal Joly, chef du service de dermatologie du CHU de Rouen (Seine-Maritime).

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  • Les répercussions dépassent largement la sphère personnelle. « Dans le monde du travail, certains patients sont encore confrontés à des réactions incompréhensibles, poursuit le Pr Joly. D’autres souffrent également d’une atteinte articulaire liée au rhumatisme psoriasique, qui peut entraîner des arrêts de travail. »Photo Adobe Stock

    Les répercussions dépassent largement la sphère personnelle. « Dans le monde du travail, certains patients sont encore confrontés à des réactions incompréhensibles, poursuit le Pr Joly. D’autres souffrent également d’une atteinte articulaire liée au rhumatisme psoriasique, qui peut entraîner des arrêts de travail. »

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En France, 2,4 millions de personnes sont atteintes de psoriasis. La maladie ne se résume pas à quelques plaques sur la peau. Dans ses formes modérées à sévères, elle peut profondément affecter le quotidien. Une souffrance qui reste encore insuffisamment prise en compte.

« Les patients souffrent avant tout du regard des autres. Nombreux sont ceux qui n’osent plus porter certains vêtements, renoncent à aller à la piscine ou se replient progressivement sur eux-mêmes. Ce sentiment d’isolement peut parfois conduire à une dépression, voire à des conduites addictives », explique le Pr Pascal Joly, chef du service de dermatologie du CHU de Rouen (Seine-Maritime).

Les répercussions dépassent largement la sphère personnelle. « Dans le monde du travail, certains patients sont encore confrontés à des réactions incompréhensibles, poursuit le Pr Joly. D’autres souffrent également d’une atteinte articulaire liée au rhumatisme psoriasique, qui peut entraîner des arrêts de travail. »

La prise en charge a changé la donne

Selon notre spécialiste, la prise en charge du psoriasis a profondément évolué. « Les progrès thérapeutiques ont été absolument spectaculaires. Des personnes couvertes de plaques depuis des dizaines d’années retrouvent une peau presque totalement saine. Peu de maladies ont connu une telle révolution thérapeutique », souligne le Pr Pascal Joly.

Les bénéfices dépassent largement la disparition des plaques. « Les patients retrouvent une vie normale. Leur qualité de vie s’améliore de façon remarquable, dans leur vie familiale, professionnelle, de couple et jusque dans leur bien-être psychologique », précise le spécialiste.

Consulter, c’est déjà reprendre la main sur sa maladie

Malgré les progrès thérapeutiques, de nombreux patients renoncent avant même de prendre rendez-vous, « par découragement, parce qu’ils pensent devoir apprendre à vivre avec leur psoriasis », affirme le dermatologue. Pourtant, reprendre le parcours de soins peut constituer un véritable tournant. « Beaucoup de patients ont entendu pendant des années qu’ils devraient vivre toute leur vie avec leurs plaques de psoriasis. Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. Les patients qui n’ont pas consulté depuis longtemps ont tout intérêt à reprendre contact avec leur médecin traitant, qui pourra les orienter si besoin vers un dermatologue », insiste le Pr Joly.

Le spécialiste rappelle enfin qu’il est essentiel de ne plus considérer le psoriasis comme une fatalité. « Si cette maladie ne se guérit pas au sens strict, nous savons aujourd’hui la traiter très efficacement. Il ne faut surtout pas renoncer à consulter. » L’association de patients France Psoriasis propose plusieurs ressources, dont une ligne d’écoute nationale pour informer, orienter ou encore aider à préparer sa consultation.

Une campagne pour rappeler qu’il ne faut pas renoncer à consulter

À l’occasion de la Journée mondiale du psoriasis, AbbVie, en partenariat avec France Psoriasis, poursuit une campagne de sensibilisation afin d’encourager les personnes vivant avec un psoriasis à reprendre le chemin des soins. Pour davantage d’information, rendez-vous sur le site cestclairetnet.fr qui propose des témoignages et des conseils pour aider les patients à optimiser leurs consultations et devenir acteurs de leur prise en charge.

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