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De nouveaux résultats encourageants dans le mélanome. Chez des patients opérés de ce cancer de la peau, associer un vaccin thérapeutique à ARN expérimental à un traitement qui aide le système immunitaire à mieux combattre le cancer, réduit le risque de récidive et prolonge la période sans réapparition de la maladie.
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
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Chez des patients opérés d’un mélanome, la forme la plus mortelle de cancer de la peau, l’association de l’immunothérapie pembrolizumab (Keytruda, un des anti-PD-1 disponibles en France) avec l’intismeran, un vaccin thérapeutique à ARN expérimental fabriqué sur-mesure à partir des caractéristiques de la tumeur de chaque patient (le « profil mutationnel »), semble plus efficace que le pembrolizumab utilisé seul. C’est ce que montre un essai clinique de phase III, dont les premiers résultats issus d’une analyse intermédiaire viennent d’être rendus publics.
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C’est ce que montre un essai clinique de phase III, dont les premiers résultats issus d’une analyse intermédiaire viennent d’être rendus publics.
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Dans cette étude INTerpath-001, qui a porté sur 1 137 patients atteints d’un mélanome de la peau (à un stade allant de IIb à IV), dont la tumeur avait été complètement retirée par chirurgie, l’association de l’intismeran à l’immunothérapie de référence a permis d’allonger le temps sans récidive de ce cancer. Elle a également réduit le risque qu’il se propage à d’autres organes (métastases).
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Chez des patients opérés d’un mélanome, la forme la plus mortelle de cancer de la peau, l’association de l’immunothérapie pembrolizumab (Keytruda, un des anti-PD-1 disponibles en France) avec l’intismeran, un vaccin thérapeutique à ARN expérimental fabriqué sur-mesure à partir des caractéristiques de la tumeur de chaque patient (le « profil mutationnel »), semble plus efficace que le pembrolizumab utilisé seul.
C’est ce que montre un essai clinique de phase III, dont les premiers résultats issus d’une analyse intermédiaire viennent d’être rendus publics.
Dans cette étude INTerpath-001, qui a porté sur 1 137 patients atteints d’un mélanome de la peau (à un stade allant de IIb à IV), dont la tumeur avait été complètement retirée par chirurgie, l’association de l’intismeran à l’immunothérapie de référence a permis d’allonger le temps sans récidive de ce cancer. Elle a également réduit le risque qu’il se propage à d’autres organes (métastases).
Selon la Pr Georgina Long (université de Sydney) et principale responsable de l’étude qui s’exprimait dans un communiqué, ce traitement combiné pourrait « instaurer un nouveau paradigme thérapeutique dans le traitement adjuvant du mélanome, permettant aux patients de rester en rémission plus longtemps. »
Concrètement, les 1 137 patients ont été répartis au hasard en deux groupes : deux tiers ont reçu l’association intismeran + pembrolizumab, tandis qu’un tiers a été traité uniquement par pembrolizumab. Le vaccin thérapeutique était administré toutes les trois semaines, avec un maximum de neuf injections. Le pembrolizumab était, quant à lui, administré pendant environ un an (une dose toutes les six semaines).
Accroître les chances de guérison pour un plus grand nombre de patients
Les résultats précis et définitifs (notamment sur la survie globale) vont être communiqués dans un prochain congrès international mais déjà cette annonce est très encourageante. Elle va dans le sens d’une première étude de phase 2b (l’essai KEYNOTE-942/mRNA-4157-P201), notamment les données de suivi à cinq ans présentées lors du congrès annuel américain de l’ASCO en juin 2026.
Celle-ci avait déjà observé que les patients traités avec cette association de médicaments avaient deux fois moins de risques de voir leur cancer réapparaître ou de mourir par comparaison à ceux qui recevaient uniquement le pembrolizumab.
Ainsi, en intervenant plus tôt dans l’évolution de la maladie, au moment où de nombreux cancers sont considérés comme les plus traitables, l’objectif du traitement dit « adjuvant » (administré après la chirurgie) est d’accroître les chances de guérison pour un plus grand nombre de patients.
L’intismeran, un vaccin « thérapeutique »
L’intismeran est un vaccin thérapeutique conçu pour aider le système immunitaire à reconnaître et à éliminer les cellules cancéreuses. Pour chaque patient, celui-ci est fabriqué sur-mesure à partir de sa propre tumeur, d’où le qualificatif d’« autogène » ou personnalisé. Après son retrait par chirurgie, les médecins analysent les cellules cancéreuses afin d’identifier des anomalies qui leur sont propres. Ces anomalies permettent de repérer les « néo-antigènes », des protéines présentes sur les cellules tumorales, mais absentes des cellules saines.
Le vaccin thérapeutique (et non préventif comme dans les maladies infectieuses, par exemple) contient alors de nombreux ARN messagers correspondant à ces néo-antigènes. Une fois injectés, ils délivrent aux cellules de l’organisme les instructions nécessaires pour fabriquer ces protéines. Le système immunitaire peut ainsi apprendre à les reconnaître et à cibler plus efficacement les cellules du mélanome qui les portent. Autrement dit, l’objectif est donc de personnaliser le traitement pour chaque patient afin de renforcer la réponse immunitaire contre sa propre tumeur.
Le programme INTerpath comprend neuf essais cliniques de phase II et III destinés à déterminer si l’intismeran peut être efficace dans différents cancers (mélanome, cancer du poumon non à petites cellules, de la vessie et le carcinome à cellules rénales) et à différents stades de la maladie.


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