Aujourd’hui, le four à micro-ondes est l’un des appareils de cuisine les plus utilisés… mais aussi l’un des plus entourés d’idées reçues.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 07:00 | mis à jour aujourd'hui à 07:28 - Temps de lecture :

  • L’une des principales idées reçues entourant le four à micro-ondes tient justement au terme « ondes » qui pour certains est synonyme de « radioactif ». Avant tout chose donc, qu'est-ce que le rayonnement micro-ondes ? Le four à micro-ondes produit un rayonnement électromagnétique dit « non ionisant ». Il n’a pas assez d’énergie pour transformer les atomes des aliments en éléments radioactifs ni pour modifier leur ADN.Photo Adobe Stock

    L’une des principales idées reçues entourant le four à micro-ondes tient justement au terme « ondes » qui pour certains est synonyme de « radioactif ». Avant tout chose donc, qu'est-ce que le rayonnement micro-ondes ? Le four à micro-ondes produit un rayonnement électromagnétique dit « non ionisant ». Il n’a pas assez d’énergie pour transformer les atomes des aliments en éléments radioactifs ni pour modifier leur ADN.

    Photo Adobe Stock

  • Publicité
  • Côté fonctionnement, les micro-ondes font principalement vibrer les molécules d’eau, ce qui génère de la chaleur et fait chauffer les aliments.Photo Adobe Stock

    Côté fonctionnement, les micro-ondes font principalement vibrer les molécules d’eau, ce qui génère de la chaleur et fait chauffer les aliments.

    Photo Adobe Stock

  • Longtemps cette question a taraudé les consommateurs. Mais les études conduites sur le sujet vont dans le même sens rassurant. Les micro-ondes ne sont pas des rayonnements ionisants comme les rayons X ou gamma. Elles ne provoquent pas de dommages cellulaires.Photo Adobe Stock

    Longtemps cette question a taraudé les consommateurs. Mais les études conduites sur le sujet vont dans le même sens rassurant. Les micro-ondes ne sont pas des rayonnements ionisants comme les rayons X ou gamma. Elles ne provoquent pas de dommages cellulaires.

    Photo Adobe Stock

L’une des principales idées reçues entourant le four à micro-ondes tient justement au terme « ondes » qui pour certains est synonyme de « radioactif ». Avant tout chose donc, qu'est-ce que le rayonnement micro-ondes ? Le four à micro-ondes produit un rayonnement électromagnétique dit « non ionisant ». Il n’a pas assez d’énergie pour transformer les atomes des aliments en éléments radioactifs ni pour modifier leur ADN.

Côté fonctionnement, les micro-ondes font principalement vibrer les molécules d’eau, ce qui génère de la chaleur et fait chauffer les aliments.

La cuisson au micro-ondes est-elle cancérigène ?

Longtemps cette question a taraudé les consommateurs. Mais les études conduites sur le sujet vont dans le même sens rassurant. Les micro-ondes ne sont pas des rayonnements ionisants comme les rayons X ou gamma. Elles ne provoquent pas de dommages cellulaires.

Le risque est très faible… si l’appareil est en bon état. Les fours modernes comportent des systèmes de sécurité. Évitez toutefois d’utiliser un four dont la porte serait cassée, mal fermée, dont les joints sont abîmés ou qui fonctionne porte ouverte.

Le micro-ondes détruit-il les nutriments ?

« En réalité, la cuisson au micro-ondes préserve souvent les nutriments aussi bien, voire mieux, que certaines méthodes de cuisson traditionnelles comme l'ébullition, répond le Conseil européen de l'information sur l'alimentation. Les pertes en nutriments dépendent principalement du temps de cuisson, de la température et de l'exposition à l'eau plutôt que du type d'appareil utilisé. Comme le chauffage par micro-ondes transfère l'énergie directement aux aliments, les temps de cuisson sont généralement plus courts et ne nécessitent que peu ou pas d'eau ajoutée, ce qui peut aider à limiter la perte de nutriments thermosensibles et hydrosolubles tels que la vitamine C et certaines vitamines B. »

Photo Adobe Stock

Photo Adobe Stock

Existe-t-il des risques liés aux récipients ?

Cette fois-ci, la réponse est oui, surtout avec les plastiques inadaptés. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) rappelle qu’un réchauffage à puissance trop élevée peut augmenter la migration de substances chimiques depuis certains emballages vers les aliments. Le risque reste généralement faible lorsque les consignes du fabricant sont bien respectées, mais il augmente avec une chauffe excessive ou lorsque que l’emballage est abîmé.

Au moment de réchauffer, préférez des contenant en verre, ne recyclez pas d’emballages à usage unique, privilégiez un temps de réchauffage long mais à faible puissance (par exemple préférez 2 minutes à 650W à 50 secondes à 1270W), notamment en l’absence de consignes précises sur l’emballage. Enfin évitez les barquettes, pots de yaourt, emballages d’origine ou plastiques non prévus pour cet usage.

Peut-on consommer des aliments insuffisamment réchauffés ?

Ce n’est bien sûr pas recommandé. Le micro-ondes peut chauffer de façon inégale et ainsi favoriser la prolifération de bactéries. Pensez à mélanger l’aliment à mi-cuisson et laissez reposer après la chauffe. La chaleur se répartit alors dans l’aliment.

Peut-on se brûler ?

C’est même le principal risque. Comme le rappelle la Food en Drug Administration aux Etats-Unis, « la plupart des accidents domestiques en lien avec ces fours correspondent à des brûlures ». C’est pourquoi il est essentiel d’être particulièrement prudent en la matière. Utilisez un gant ou un torchon pour sortir le plat du four.

Vérifiez aussi la température des aliments eux-mêmes avant de les ingérer. En effet, la température du contenant peut rester tiède tandis que son contenu est brûlant.

Existe-t-il un risque si je porte un stimulateur cardiaque ?

Même si le risque est faible, saviez-vous que les plaques à induction génèrent un champ électromagnétique susceptible d'interférer avec un pacemaker ? Est-ce la même chose avec le micro-ondes ? Si le fonctionnement de quelques-uns des premiers modèles de stimulateurs cardiaques pouvait être perturbé, aujourd’hui, aucune crainte à avoir.

Articles les plus lusMagazine Santé