• Accueil
  • Santé
  • Ebola : les États-Unis imposent une nouvelle attestation sanitaire à tous les ...

À partir de ce mardi, les compagnies aériennes devront vérifier un nouveau document avant de laisser leurs passagers embarquer vers les États-Unis. Une mesure destinée à limiter les risques d'importation du virus Ebola.

La rédaction - Aujourd'hui à 09:16 | mis à jour aujourd'hui à 09:19 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Attention si vous avez prévu de vous rendre aux États-Unis. Dès ce mardi 3 novembre 2026, un nouveau document sera indispensable pour embarquer dans un avion à destination du territoire américain. Décidée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l'agence sanitaire américaine, cette mesure vise à renforcer les contrôles sanitaires face à l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC).

Concrètement, les voyageurs devront présenter une déclaration sur l'honneur attestant qu'ils ne se sont pas rendus en RDC au cours des 21 jours précédant leur vol. Cette obligation concerne toutes les nationalités, quel que soit le pays de départ. Elle s'applique également aux passagers qui ne font que transiter par un aéroport américain dans le cadre d'une correspondance aérienne.

Les 21 jours retenus par les autorités américaines correspondent à la durée maximale d'incubation du virus Ebola. Une personne ayant séjourné en République démocratique du Congo devra donc attendre 22 jours après son départ du pays avant de pouvoir prendre un vol vers les États-Unis.

Un document obligatoire pour pouvoir embarquer

Cette attestation pourra être présentée au format papier ou numérique. Les compagnies aériennes auront la responsabilité de vérifier que chaque passager dispose bien du document signé avant l'embarquement. Elles devront également le conserver pendant une durée de 42 jours. Sans cette déclaration, les voyageurs ne seront pas autorisés à monter dans l'avion. Pour les mineurs, les parents ou les représentants légaux pourront signer le document à leur place.

Cette nouvelle obligation ne fait toutefois pas l'unanimité auprès des transporteurs aériens. L'Association du transport aérien international (IATA), qui représente les compagnies du secteur, a demandé aux autorités américaines de revoir leur dispositif. « Les modifications à apporter aux systèmes d'enregistrement, aux signatures numériques, aux procédures aéroportuaires et à la formation ne peuvent pas être mises en œuvre facilement dans le délai imparti », a déploré l'organisation, qui juge « déraisonnable » cette nouvelle contrainte.

L'épidémie d'Ebola a déjà fait au moin 4 877 morts en RDC. Photo Sipa/Sebastien Kitsa Musayi

L'épidémie d'Ebola a déjà fait au moin 4 877 morts en RDC. Photo Sipa/Sebastien Kitsa Musayi

L'IATA a notamment appelé le CDC à « reconsidérer une réponse américaine plus proportionnée et plus mesurée ». Elle s'interroge également sur le choix de limiter cette obligation aux seuls voyageurs aériens, alors que les déplacements par voie maritime et terrestre ne sont pas concernés.

Près de 5 000 morts 

Cette décision intervient alors que l'épidémie d'Ebola continue de sévir en République démocratique du Congo. Selon le dernier bilan des autorités sanitaires congolaises, 10 060 personnes ont été infectées par le virus depuis sa détection en mai dernier, tandis que 4 887 décès ont été recensés.

Face à l'ampleur de l'épidémie, les autorités américaines ont donc choisi de renforcer les contrôles aux frontières afin de limiter les risques d'importation du virus sur leur territoire.

Articles les plus lusSanté