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L’étude allemande Fr1da, qui vient de paraître dans le JAMA, démontre qu’un test simple permet de diagnostiquer un diabète de type 1 précocement, avant tout symptôme chez 1 enfant sur 300. En France, ce type de dépistage a débuté au printemps 2026 avec le programme PRÊT1D. Il cible pour l’instant uniquement les enfants apparentés à une personne atteinte de cette maladie.
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
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Depuis quelques mois, des traitements susceptibles de modifier l’évolution naturelle du diabète de type 1 sont disponibles, d’autres en cours d’évaluation. En France, le teplizumab permet de retarder – à ce stade d’environ 3 ans en moyenne – l’apparition du diabète clinique, c’est-à-dire au stade de l’hyperglycémie avec dépendance à l’insuline (le stade 3 de la maladie).
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Mais pour proposer cette possibilité thérapeutique, encore faut-il identifier les personnes, notamment les enfants, chez qui la maladie ne s’est pas encore déclarée mais qui commencent à produire des auto-anticorps dirigés contre les cellules des îlots du pancréas, productrices d’insuline.
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Ces personnes sont soit au stade 1 (au moins deux auto-anticorps sont présents, glycémie normale) soit au stade 2 (auto-anticorps présents et début de dérèglement de la régulation du sucre dans le sang).
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Depuis quelques mois, des traitements susceptibles de modifier l’évolution naturelle du diabète de type 1 sont disponibles, d’autres en cours d’évaluation. En France, le teplizumab permet de retarder – à ce stade d’environ 3 ans en moyenne – l’apparition du diabète clinique, c’est-à-dire au stade de l’hyperglycémie avec dépendance à l’insuline (le stade 3 de la maladie).
Mais pour proposer cette possibilité thérapeutique, encore faut-il identifier les personnes, notamment les enfants, chez qui la maladie ne s’est pas encore déclarée mais qui commencent à produire des auto-anticorps dirigés contre les cellules des îlots du pancréas, productrices d’insuline.
Ces personnes sont soit au stade 1 (au moins deux auto-anticorps sont présents, glycémie normale) soit au stade 2 (auto-anticorps présents et début de dérèglement de la régulation du sucre dans le sang).
DT1 : la preuve bavaroise en faveur d’un dépistage de masse
Si des expérimentations avaient déjà montré la faisabilité d’un dépistage en population générale, les données sur la fréquence par stade et la progression vers le diabète clinique étaient limitées. C’est pour combler cette lacune que l’étude Fr1da a été lancée en Bavière (Allemagne). Entre février 2015 et juillet 2025, 73,9 % des pédiatres de ville ont proposé ce dépistage lors des consultations de santé systématiques. Le diabète de type 1 à un stade précoce était défini par la présence d’au moins deux auto-anticorps parmi quatre : les auto-anticorps anti-insuline (AAI), anti-décarboxylase de l’acide glutamique (ADAG), anti-antigène d’îlot 2 (AI-2A) et anti-transporteur de zinc 8 (ATZn8).
Au total, 220 476 enfants ont été inclus (âge médian : 3,1 ans). Parmi eux, 590 présentaient un diabète présymptomatique confirmé, soit une fréquence de 0,3 %.
Le dépistage a ainsi permis d’identifier 81 % des enfants qui ont développé un diabète de type 1 clinique (stade 3) au cours du suivi. La progression vers un diabète de type 1 clinique s’est produite à un taux annuel de 9,6 %. Autrement dit, près de 10 % des enfants concernés développent la maladie chaque année.
Point très important, la progression vers le stade clinique ne dépend pas des antécédents familiaux, ce qui soutient l’intérêt d’un dépistage en population générale et non ciblé sur les enfants à risque.
Des arguments en faveur d’un dépistage au-delà du cadre familial
Ces nouvelles données confirment la possibilité de mettre en œuvre un dépistage à large échelle, en dehors de toute sélection préalable. Elles remettent en question une approche centrée uniquement sur les individus ayant un apparenté au premier degré atteint de diabète de type 1 ou présentant un risque génétique identifié.
Par ailleurs, l’évolution de la forme présymptomatique vers le diabète clinique est comparable, antécédents familiaux ou non. Et si certains profils génétiques exposent davantage sur le plan individuel, la plupart des cas surviennent chez des enfants sans histoire familiale connue.
À partir de 2027, le dépistage précoce du diabète de type 1 en France (PRÊT1D) devrait être déployé à plus large échelle.


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