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  • Coupe du monde : une étude révèle que le stress des supporters a des effets bien réels ...

Alors que l'Équipe de France fait ses grands débuts en Coupe du monde ce mardi, le football provoque des effets bien réels sur le corps des supporters. Selon une étude « Football Fever Study », publiée dans la revue Scientific Reports, le niveau de stress des fans augmente considérablement lors des matchs les plus importants.

En partenariat avec Destination Santé - Hier à 17:00 - Temps de lecture :

  • Des chercheurs de l’Université de Bielefeld ont suivi 229 fans du club allemand Arminia Bielefeld pendant douze semaines grâce à des montres connectées. Ce dispositif permettait d’enregistrer leur fréquence cardiaque et leur niveau de stress au quotidien. Les participants ont été observés avant, pendant et après la finale de la Coupe d’Allemagne qui se jouait le 24 mai 2025 à Berlin face au VfB Stuttgart. Les résultats montrent que le niveau moyen de stress des supporters était supérieur de 41 % le jour du match par rapport aux jours sans rencontre.Photo Adobe Stock

    Des chercheurs de l’Université de Bielefeld ont suivi 229 fans du club allemand Arminia Bielefeld pendant douze semaines grâce à des montres connectées. Ce dispositif permettait d’enregistrer leur fréquence cardiaque et leur niveau de stress au quotidien. Les participants ont été observés avant, pendant et après la finale de la Coupe d’Allemagne qui se jouait le 24 mai 2025 à Berlin face au VfB Stuttgart. Les résultats montrent que le niveau moyen de stress des supporters était supérieur de 41 % le jour du match par rapport aux jours sans rencontre.

    Photo Adobe Stock

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  • L’augmentation du stress a commencé plusieurs heures avant le coup d’envoi. Dès le matin, les valeurs étaient déjà plus élevées que d’habitude. Elles ont ensuite continué à augmenter au fil de la journée avant d’atteindre leur maximum juste avant le début du match.Photo Adobe Stock

    L’augmentation du stress a commencé plusieurs heures avant le coup d’envoi. Dès le matin, les valeurs étaient déjà plus élevées que d’habitude. Elles ont ensuite continué à augmenter au fil de la journée avant d’atteindre leur maximum juste avant le début du match.

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  • « On peut voir l’excitation bien avant le début du match », explique le Pr Christian Deutscher, co-auteur de l’étude. La fréquence cardiaque des supporters a également été en hausse. En moyenne, elle est passée de 71 battements par minute lors d’une journée classique à 79 battements par minute pendant la finale.Photo Adobe Stock

    « On peut voir l’excitation bien avant le début du match », explique le Pr Christian Deutscher, co-auteur de l’étude. La fréquence cardiaque des supporters a également été en hausse. En moyenne, elle est passée de 71 battements par minute lors d’une journée classique à 79 battements par minute pendant la finale.

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Des chercheurs de l’Université de Bielefeld ont suivi 229 fans du club allemand Arminia Bielefeld pendant douze semaines grâce à des montres connectées. Ce dispositif permettait d’enregistrer leur fréquence cardiaque et leur niveau de stress au quotidien. Les participants ont été observés avant, pendant et après la finale de la Coupe d’Allemagne qui se jouait le 24 mai 2025 à Berlin face au VfB Stuttgart. Les résultats montrent que le niveau moyen de stress des supporters était supérieur de 41 % le jour du match par rapport aux jours sans rencontre.

L’augmentation du stress a commencé plusieurs heures avant le coup d’envoi. Dès le matin, les valeurs étaient déjà plus élevées que d’habitude. Elles ont ensuite continué à augmenter au fil de la journée avant d’atteindre leur maximum juste avant le début du match.

« On peut voir l’excitation bien avant le début du match », explique le Pr Christian Deutscher, co-auteur de l’étude. La fréquence cardiaque des supporters a également été en hausse. En moyenne, elle est passée de 71 battements par minute lors d’une journée classique à 79 battements par minute pendant la finale.

Le stade fait battre le cœur plus vite

L’étude montre aussi que le lieu où le match est regardé joue un rôle important. Les supporters présents dans le stade ont enregistré les réactions les plus fortes. Leur fréquence cardiaque moyenne a atteint 94 battements par minute. En comparaison, elle était de 79 battements par minute chez les personnes qui regardaient le match à la télévision et de 74 battements par minute lors des rassemblements publics.

« La présence physique semble amplifier considérablement la réaction du corps », explique la professeure Christiane Fuchs, coautrice de l’étude.

Les écarts étaient encore plus importants lors des moments forts du jeu. Après le premier but de l’Arminia Bielefeld, le rythme cardiaque des supporters présents dans le stade est monté jusqu’à 108 battements par minute en moyenne, soit 36 % de plus que celui des téléspectateurs. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce phénomène. D’abord la proximité avec l’action, puis l’ambiance du stade, la foule ou encore le partage des émotions avec les autres supporters présents.

L’alcool peut renforcer les effets

Les scientifiques se sont également intéressés à la consommation d’alcool pendant le match. Parmi les supporters interrogés, la moitié ont déclaré avoir bu de l’alcool. Cette proportion montait à 65 % chez les spectateurs présents dans le stade.

Les résultats montrent que la consommation d’alcool augmentait la fréquence cardiaque de 5,3 % en moyenne. Dans des moments plus intenses, comme les buts, cette hausse pouvait atteindre 11,7 %.

Les chercheurs rappellent qu’une augmentation importante du rythme cardiaque associée à l’alcool peut être une charge supplémentaire pour le système cardiovasculaire. Des travaux précédents montraient déjà un risque d’arythmies cardiaques lors de grands événements sportifs.

Une passion qui se mesure

Pour les auteurs, cette étude apporte une nouvelle perspective sur les effets physiques du sport chez les supporters. « Le stade est un monde complètement différent du salon », résume le professeur Christian Deutscher, coauteur des travaux.

Selon lui, cette étude est la première à suivre en continu plus de 200 supporters sur plusieurs semaines afin de mesurer l’impact réel du football sur leur organisme. Les chercheurs espèrent désormais mieux comprendre les réactions du corps face à des événements particulièrement intenses sur le plan émotionnel.

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