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- Canicule : c'est quoi ces cyanobactéries qui prolifèrent dans les plans d'eau et les ...
Les épisodes de canicule favorisent actuellement la prolifération des cyanobactéries dans de nombreux plans d'eau et rivières français. Ces bactéries peuvent produire des toxines dangereuses pour les animaux et, plus rarement, pour l'être humain. Quels sont les risques et les précautions à prendre avant de se baigner ou de promener son chien ?
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 | mis à jour aujourd'hui à 17:29 - Temps de lecture :
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Avec les vagues de chaleur qui se succèdent depuis plusieurs semaines, les cyanobactéries prolifèrent dans de nombreux lacs, étangs et rivières. Un phénomène favorisé par les températures élevées, qui peut conduire à la fermeture de sites de baignade et représente un risque pour les animaux comme pour l’être humain. Ces microorganismes, qui ne sont pas des algues mais des bactéries, se développent de mai à octobre, dans les milieux terrestres et aquatiques, dans les eaux douces comme salées.
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Quand les conditions leur sont particulièrement favorables – la chaleur, des eaux peu renouvelées riches en nutriments -, elles peuvent se multiplier de manière massive et rapide, parfois en quelques jours, comme c’est le cas actuellement dans plusieurs départements de France. La Mayenne, la Creuse, la Vienne, les Landes… de nombreux sites de baignade ont été fermés ces derniers jours.
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Si les décès de plusieurs chiens ont été recensés en France depuis 2005, l’inhalation ou l’ingestion accidentelle de cyanobactéries n’a jamais été létale chez l’Homme dans l’Hexagone.
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Avec les vagues de chaleur qui se succèdent depuis plusieurs semaines, les cyanobactéries prolifèrent dans de nombreux lacs, étangs et rivières. Un phénomène favorisé par les températures élevées, qui peut conduire à la fermeture de sites de baignade et représente un risque pour les animaux comme pour l’être humain. Ces microorganismes, qui ne sont pas des algues mais des bactéries, se développent de mai à octobre, dans les milieux terrestres et aquatiques, dans les eaux douces comme salées.
Quand les conditions leur sont particulièrement favorables – la chaleur, des eaux peu renouvelées riches en nutriments -, elles peuvent se multiplier de manière massive et rapide, parfois en quelques jours, comme c’est le cas actuellement dans plusieurs départements de France. La Mayenne, la Creuse, la Vienne, les Landes… de nombreux sites de baignade ont été fermés ces derniers jours.
Les chiens particulièrement exposés
Le problème ? Elles représentent un risque pour la santé humaine. En cause, la production de cyanotoxines lors des épisodes de prolifération massive : elles peuvent « représenter un risque pour la santé des humains et des animaux qui consomment de l’eau contaminée, qui sont en contact direct (à travers la baignade ou des activités nautiques, par exemple) ou indirect (via la consommation de denrées animales ou végétales elles-mêmes contaminées) avec l’eau contaminée. Des mortalités d’animaux, principalement des chiens, mais également parfois du bétail ou de la faune sauvage, ont été recensées ces dernières années à la suite d’exposition à des efflorescences de cyanobactéries productrices d’anatoxines », précise l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Des risques pour l'écosystème
En outre, « des densités importantes de cyanobactéries peuvent altérer le fonctionnement des écosystèmes en conduisant à une désoxygénation de l’eau, entraînant une mortalité massive de poissons et d’invertébrés ».
Si les décès de plusieurs chiens ont été recensés en France depuis 2005, l’inhalation ou l’ingestion accidentelle de cyanobactéries n’a jamais été létale chez l’Homme dans l’Hexagone.
Les principales voies d’exposition sont l’ingestion d’eau potable mal traitée ou d’eau non traitée (en particulier dans les pays du Sud), l’inhalation, l’ingestion accidentelle d’eau ou le contact cutané lors d’activités de loisir ; la consommation de denrées végétales contaminées par l’eau d’irrigation ; la consommation de denrées animales (poissons) provenant d’eaux contaminées ; la prise orale de compléments alimentaires contaminés ou la voie intraveineuse (hémodialyse).
Chez l’Homme, une exposition peut entraîner des symptômes gastro-intestinaux, des états fébriles, des irritations cutanées, des toxicités hépatiques dans le cadre d’une ingestion ou d’une inhalation ou des neurotoxicités (tremblements, fourmillements, paralysie…).
95 cas d'intoxication enregistrés en 12 ans
« Les délais d’apparition des symptômes varient de quelques minutes voire quelques heures pour les symptômes cutanés et les troubles neurologiques, à plusieurs heures pour les toxines hépatiques », précise l’Anses. En France, entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2018, 95 cas d’intoxication humaine ont été enregistrés par les centres antipoison. « Ce nombre est probablement très sous-estimé du fait d’un manque de connaissance de ce phénomène par le grand public et de symptômes peu spécifiques, qui de plus peuvent disparaître rapidement et ne font pas nécessairement l’objet d’un signalement par la population aux médecins et autorités sanitaires. »
Dans les zones de prolifération de cyanobactéries, l’Anses recommande d’éviter les activités nautiques, de surveiller les jeunes enfants pour éviter que ceux-ci jouent avec les amas de cyanobactéries accumulées en surface, sur les rives, les pierres et les cailloux en bordure de plans et de cours d’eau, de tenir les chiens en laisse pour ne pas les laisser accéder aux plans et cours d’eau. en cas d’apparition de signes cliniques suspects (tels que gastro-entérite, démangeaisons, rougeurs, conjonctivite, vertiges, altération des sensations) consécutifs à une exposition avec de l’eau contaminée lors d’une baignade ou d’une activité nautique, prendre une douche et consulter son médecin.
Concernant la consommation des poissons d’eau douce, il faut étêter et éviscérer les poissons avant de les consommer (ou avant de les congeler),· ne pas consommer entiers les petits poissons d’eau douce (fritures), limiter au maximum la consommation de poissons en provenance de milieux régulièrement concernés par des proliférations de cyanobactéries.


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